09/11/2010

Réanimation cardio-pulmonaire : nouvelles recommandations 2010

Nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire

18 Octobre 2010 : ILCOR, AHA et ERC ont publié des nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire de base, pour les secouristes, et spécialisée pour les PIT, les SMUR et équipes hospitalières. Les directives présentent quelques modifications par rapport à la dernière révision il y a cinq ans. Ces guidelines sont publiés en anglais aux deux revues «Circulation» et «Resuscitation»
Les maillons de la nouvelle chaîne de survie chez l'adulte et l'enfant sont :

 

11.   Reconnaissance immédiate de l'arrêt cardiaque et mise en œuvre du système pré hospitalier d'urgence: 

Les recommandations ont été remaniées en ce qui concerne l'identification de l’arrêt cardiaque, le secouriste devrait reconnaitre si la victime est inconsciente, ne respire pas ou si elle ne respire pas normalement (le gasp est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie).

2.   RCP précoce en insistant sur les compressions thoraciques:

acr111.jpg


Les Lignes directrices 2010 en matière de RCP insistent sur l’importance des compressions thoraciques de qualité pendant l’arrêt cardiaque : "POUSSER FORT ET VITE au milieu du thorax".

  • L’ordre ABC est désormais CAB : L'ancienne méthode, connue sous le nom d'ABC (voies aériennes, ventilations, compressions thoraciques), a été modifiée par la méthode CAB (compression en premier), cette méthode ne s'applique pas aux nouveau-nés.
  • La fréquence des compressions devrait être d'au moins 100 par minute.
  • Le rapport compression/ventilation est toujours recommandé à 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations OU 100 compressions/minute sans insufflations, les non formés en secourisme peuvent se contenter de faire seulement les compressions (mieux faire des compressions que de ne rien faire!). Le rythme est de 15:2 pour 2 secouristes. Le secouriste devrait continuer la RCP à mains seules jusqu'à ce qu'un défibrillateur DEA soit disponible et prêt à être utilisé ou que les équipes spécialisées puissent prendre en charge les soins de la victime.
  • La profondeur des compressions devrait être d'au moins 5 cm chez les adultes et d'au moins un tiers du diamètre antérieur-postérieur du thorax chez les nourrissons et les enfants (environ 4 cm chez les nourrissons et 5 cm chez les enfants).
  • Il faut permettre une relaxation thoracique totale après chaque compression.
  • Il faut réduire au minimum les interruptions pendant les compressions.
  • Il faut éviter l'hyperventilation.

3.  2. Défibrillation rapide:

  • La pratique de la RCP et l'utilisation du DEA sont recommandées pour augmenter le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque en extrahospitalier. Les Lignes directrices 2010 recommandent à nouveau la création de programmes d'accès au DEA dans les lieux publics où la probabilité d'être le témoin d'un arrêt cardiaque est élevée.
  • La formation à l'utilisation du DEA n'est pas indispensable!
  • Choc en premier versus RCP en premier en cas d'arrêt cardiaque
  • Si un choc ne suffit pas à éliminer la FV, l'avantage supplémentaire d'un autre choc est faible, et la reprise de la RCP est susceptible d'être plus avantageuse que l'administration immédiate d'un autre choc.
  • En l'absence de défibrillateurs biphasiques, les défibrillateurs monophasiques sont acceptables
  • La dose initiale d'énergie biphasique recommandée pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 120 à 200 J. La dose monophasique initiale pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 200 J. La cardioversion du flutter auriculaire et d'autres rythmes supraventriculaires chez l'adulte exige généralement moins d'énergie. Une dose d'énergie initiale comprise entre 50 et 100 J administrée au moyen d'un dispositif monophasique ou biphasique est souvent suffisante. Si le choc initial de la cardioversion échoue, les dispensateurs de soins doivent augmenter progressivement la dose.
  • La tachycardie ventriculaire (TV) monomorphe stable chez l'adulte réagit bien aux chocs de cardioversion (synchronisée) à ondes monophasiques ou biphasiques à une dose d'énergie initiale de 100 J. S'il n'y a pas de réaction au premier choc, il pourrait être raisonnable d'augmenter progressivement la dose.

3.   Soins avancés en réanimation:

  • Intubation supralaryngée ou endotrachéale
  • Capnographie pour confirmer et surveiller le positionnement du tube endotrachéal
  • 8 à 10 insufflations par minute avec compressions thoraciques continues
  • Dose IV/IO d'adrénaline  : 1 mg toutes les 3 à 5 minutes (dans la sonde d'intubation n'est plus recommandé)
  • Dose IV/IO de vasopressine : 40 unités peuvent remplacer la 1ère ou 2ème dose d'épinéphrine
  • Dose IV/IO d'amiodarone en cas de FV/TV réfractaire : Première dose de 300 mg en bolus. Deuxième dose de 150 mg.
  • L'utilisation systématique d'atropine n'est plus recommandée dans la prise en charge de l'activité électrique sans pouls (AÉSP) ou asystolie.

ILCOR : International Liaison Committee on Resuscitation
ERC : European Resuscitation Council Guidelines  
AHA : American Heart Association

 

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08/03/2010

Décennies de la sécurité routière

Les gouvernements du monde entier proclament la décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de la proclamation par l’Assemblée générale des Nations Unies de la première Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, destinée à endiguer l’augmentation du nombre de morts et de blessés sur les routes dans le monde. «Cette décennie d’action pour la sécurité routière, nous l’attendions depuis longtemps», a déclaré le Dr Ala Alwan, Sous-Directeur général de l’OMS. «Elle nous permettra de lutter davantage contre un phénomène qui, sinon, deviendra la cinquième cause de décès d’ici 2030», a-t-il ajouté.

Les accidents de la route, qui font chaque année près d’1,3 million de morts et jusqu’à 50 millions de blessés, constituent un grave problème de santé publique et sont la première cause de décès chez les enfants et les jeune de 5 à 29 ans. Près de la moitié des tués sur les routes dans le monde sont des piétons, des cyclistes et des motocyclistes et plus de 90 % des accidents mortels surviennent dans les pays en développement. Si le nombre de décès sur les routes s’est stabilisé ou a baissé dans de nombreux pays à revenu élevé ces dernières décennies, des travaux de recherche semblent indiquer qu’il est en augmentation dans la plupart des régions du monde et que, si rien n’est fait, il y aura 2,4 millions de morts par an sur les routes d’ici 2030.


Pour en savoir plus:

-         Projet de plan pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020

-         Première conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière

-         Déclaration de Moscou

-        -       Rapport de la situation sur la sécurité routière dans le monde

08:30 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite, prevention |  Facebook |

06/03/2010

Impact des éoliennes sur la santé

Alors que l'énergie coute de plus en plus cher, chacun cherche une alternative aux combustibles fossiles.
Le nucléaire pose encore actuellement le problème de la gestion (ou de la réutilisation) des déchets radioactifs.
Tout le monde se tourne vers le "bio", plus vert que
vert, mais est-ce vraiment la solution. L'habit ferait- il le moine ?

Sans entrer dans la polémique de l’intérêt des éoliennes dans nos contrées peu de vent et donc rendement discutable), ni leur impact écologique (ea chauve-souris), l’effect sur la santé des riverains n’est pas nul.

D’après une étude, les parcs éoliens industriels ne sont pas sans effet sur la santé des riverains, jusqu’à une distance de deux kilomètres. Des médecins tirent la sonnette d’alarme. Un peu partout dans notre pays sortent de terre des parcs éoliens industriels.
Les avis divergent quant à leur impact sur le paysage, certains estimant qu’ils s’y intègrent harmonieusement, d’autres qu’ils le déparent.
Mais sont-ils aussi «verts» qu’on le prétend ?
Là, le doute s’installe. Il semblerait que de tels parcs aient un effet non négligeable sur la santé des riverains. Ce sont les nuisances sonores qui sont signalées en premier lieu.

Le physicien hollandais Frits van den Berg (université de Groningen) les décrit dans sa thèse de doctorat (1) de la façon suivante: «Les pales induisent un bruit qui s’entend jusqu’à une distance de 2 km et qui s’amplifie la nuit: règne alors un bruit de fond prononcé d’où émergent des bruits plus distincts qui font penser au son produit par les rames d’une barque, une vieille chaussure dans un sèche-linge, un train sans fin qui défile, le ressac de la mer ou encore un 747 qui décolle.»
L’Académie Française de Médecine s’est penchée sur l’impact des éoliennes sur la santé dans un rapport détaillé (2). «Le bruit constitue le risque majeur», affirme Claude-Henri Chouard, qui a dirigé le rapport. «Les personnes vivant d ans les parages des éoliennes se plaignent en premier lieu du bruit. Cela peut avoir des conséquences réelles sur la santé.» Il s’agit le plus souvent de stress, troubles du sommeil, céphalées, dépression, irritation, fatigue.

Le bruit nocturne fait également augmenter la pression sanguine, d’après une étude londonienne. Ses auteurs ont découvert que la pression sanguine de personnes contrôles augmentait dès que le seuil de 35 décibels avait été dépassé. Certes ces personnes continuaient à dormir et n’étaient pas conscientes de l’augmentation de pression, mais le mal était fait.

Une autre étude émanant de l’OMS (Large Analysis and Review of European Housing and Health Status) établissait déjà en 2004 que le bruit nocturne rendait une personne sur quatre malade.

Les éoliennes ne causent pas seulement des nuisances sonores, mais projettent des ombres mouvantes. «Lorsque le soleil est bas, les pales produisent des ombres mouvantes sur le paysage et les habitations. Certaines personnes en souffrent comme, dirait-on, d’un mal de mer, écrit la pédiatre américaine Nina Pierpont, qui s’est consacrée à l’étude des risques des éoliennes sur la santé(3). «Les personnes qui ont des antécédents de migraine et les patients épileptiques y sont très sensibles». Pierpont décrit l’ensemble des symptômes frappant les riverains des éoliennes comme appartenant au Wind Turbine Syndrome . Il s’agit de:

  • problèmes d’insomnie
  • céphalées
  • nausées, vertige
  • fatigue, angoisse, irritabilité, dépression
  • problèmes de concentration et d’apprentissage
  • bourdonnement d’oreilles.

Etant donné que les parcs éoliens industriels ont tendance à être construits de plus en plus près des habitations et des lieux où la population séjourne régulièrement (écoles, hôpitaux, entreprises, …), le Wind Turbine Syndrome risque de devenir un problème majeur de santé, prévoit la pédiatre américaine.

Dans l’attente d’une étude épidémiologique élargie, l’Académie Française de Médecine conseille, en guise de précaution, de respecter une distance minimale de 1.500 mètres entre l’éolienne et l’habitation la plus proche. Au Canada, celle-ci est de 2.000 mètres tandis qu’en Californie elle monte jusqu’à 3.500 mètres. A titre de comparaison, la Wallonie impose une distance de 350 mètres et en Flandre, dans la circulaire la plus récente, il est fait mention d’une distance de 250 mètres.

Le cardiologue Marc Goethals (OLV-ziekenhuis, Aalst), qui habite le Nord de Bruxelles, suit de près la problématique des nuisances sonores nocturnes. «Le fait que, dans notre pays, on peut construire des éoliennes à une distance aussi proche des habitations est franchement délirant», affirme-t-il. «Ce n’est pas parce que tous les effets ne sont pas encore clairement démontrés, que l’on peut comme ça balayer les objections. Il suffit de penser aux effets infrasonores, que l’on n’entend pas, mais qui peuvent réellement avoir un impact

«Selon l’OMS, le sommeil est perturbé à partir d’un volume sonore de 45 dB en dehors de la maison, de 30 dB dans la chambre à coucher ou même d’un niveau plus bas lorsqu’il s’agit d’un bruit fortement fluctuant. Perturber le sommeil n’est pas anodin, cela peut provoquer pas mal de problèmes de santé».
Les éoliennes sont, on le sait, dans l’air du temps, mais on doit veiller à ce que leur usage ne «dérape» pas, prévient Goethals. «Il est urgent de réaliser des mesures objectives du bruit afin d’établir à partir de quelle distance les normes de l’OMS sont dépassées, et au moins de respecter cette distance entre les éoliennes et les habitations. Car enfin, quel est l’intérêt de poursuivre la construction de tels parcs éoliens si ceux-ci affectent la santé de la population avoisinante?»


Pour les OGM et les ondes, on brandit le principe de précaution. Mais pour les vertes ( ?) éoliennes, le feu est au vert. Deux poids, deux mesures en fonction du vent …



1.Frits van den Berg. The Sound of High Wind: The Effect of Atmospheric Stability on ind Turbine sound and Microphone Noise. Université de Groningen, mai 2006
2.Académie Nationale de Médecine. Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme. 2006..
3.
www.ninapierpont.com

16:07 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sante, sommeil, eolienne |  Facebook |

études de médecine

Les gouvernements fédéral et communautaires ont décidé de revoir d'un an à la baisse le nombre d'années d'études de base en médecine et de le faire passer de 7 à 6 ans dès 2011, a annoncé jeudi le cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

Pour les médecins généralistes, cela ne changera toutefois pas grand chose. La mesure vise à rencontrer les normes européennes fixant à un minimum de 3 années les spécialisations.

Jusqu'à présent, les médecins généralistes doivent franchir le cap de 7 années d'études pour obtenir un master et de deux années de spécialisation, soit 9 années au total pour pouvoir exercer.

Pour éviter aux médecins généralistes de ne pouvoir exercer qu'au terme d'un minimum de 10 années d'études, les différentes entités fédérale et fédérées concernées ont convenu de réduire le cycle du master à 6 ans.

Le gain d'une année d'étude sera ressenti par les étudiants qui optent pour des spécialisations d'une durée actuelle de 3 ans minimum (le maximum étant de 6 ans).

A l'occasion de la dernière rentrée universitaire, les facultés de médecine de la Communauté française ont accueilli 9.020 étudiants.

09:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2010

L'art de crier "au loup" quand on ne comprend pas toutes les subtilités !

Selon un article paru aujourd'hui (Ricardo GUTIERREZ, " Médicaments sur prescription : le coût a flambé de 12,5 % en 1 an ", LE SOIR, p. 2), les dépenses de médicaments de l'INAMI (3,2 milliards d'euros) auraient augmenté de 12,5 % en 2008 par rapport à 2007 et le volume (nombre DDD : 4,2 milliards en 2008) aurait connu une hausse de 6 %. Le Soir en conclut donc que le coût moyen par unité a fortement augmenté.

En outre, Plavix est présenté comme cause principale de la forte croissance de la consommation dans le groupe sang et organes hématopoïétiques (groupe B). L'article précise aussi que la couverture généralisée des " petits risques " pour les indépendants n'a eu qu'un impact très limité sur la croissance des dépenses. Il mentionne également la faible part des génériques qui représentent 9,6 % des dépenses.
Hélas, les chiffres sont incorrects ou sans pertinence.

Tout d'abord, pour 2009, on peut voir après 10 mois que les dépenses de l'INAMI augmentent de 4,2 %. Pour l'année complète 2009, le marché ambulatoire (officines publiques) augmente de 2,2 % en valeur alors que le marché hospitalier augmente, lui, de 5,1 % principalement à cause des hospitalisations de jour (+11,1 %). Les dépenses de médicaments de l'INAMI restent dans les limites du budget prévu pour 2009, comme l'a constaté le Conseil général de l'INAMI.

En ce qui concerne l'année en cours, 2010, les dépenses pour les spécialités pharmaceutiques peuvent augmenter de 1,8 %. Le secteur a notamment subi des mesures d'économie pour un montant de 81 millions d'euros. De ces mesures découlent en outre les fortes baisses de prix à partir du 1er avril 2010 pour les médicaments hors brevet.


Comment expliquer alors le cri d'alarme du Soir ?
Il y a eu confusion pour l'année 2008. Des années non comparables ont été comparées puisque la couverture des " petits risques " pour les indépendants n'est entrée en vigueur qu'à partir de 2008. Si on neutralise cet élément qui a créé la confusion dans cet article, l'année 2008 a connu une croissance de 6 % en volume et de 7 % en valeur - ce qui implique que le prix moyen est presque resté inchangé.

En effet, selon les données de l'IPhEB et de PHARMANET, le médicament est seulement 1,2 % plus cher en 2008 pour l'INAMI (+0,2 % du prix public et baisse de 4,3 % du ticket modérateur par DDD). Et ceci, alors que l'inflation est de 4,5 %.

L'augmentation de 66 % des volumes dans la catégorie sang et organes hématopoïétiques signifie en valeur une croissance d'à peine 13,8 %. Cette croissance n'est pas due au Plavix mais bien, selon l'INAMI (p 3.9 du rapport standardisé), au remboursement de l'aspirine effectué en 2008 (Asaflow depuis mars 2008 et Merckasa depuis février 2008). Il s'agit ici de grands conditionnements (traitement chronique préventif) et donc d'un grand nombre de DDD.

La part des médicaments bon marché s'élève en 2008 à 40,1 % en volume et 17,5 % en valeur. Les génériques et copies représentent donc environ la moitié de ces chiffres (24 % en volume et 10,8 % en valeur) puisque l'autre moitié correspond aux médicaments originaux qui ont baissé leur prix après l'expiration de leur brevet.

La hausse des dépenses de l'INAMI en 2008 pour les médicaments (+7,1 % sans les indépendants) a provoqué un dépassement budgétaire qui a été payé, à raison de 100 millions d'euros, par l'industrie. En tenant compte de ces 100 millions d'euros, le coût net pour l'INAMI n'a augmenté que de 4,02 % en 2008.

17:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inami, revue presse |  Facebook |

21/02/2010

Où se faire opérer du coeur ?

En Belgique la chirurgie cardiaque se pratique dans 29 hôpitaux (appelés centres B2-B3).
Le Centre Fédéral d'Expertise des soins de santé a étudié la mortalité hospitalière après un pontage coronarien :
- cette dernière est de 3.0% dans les 16 centres qui font au moins 200 interventions par an,
alors qu’elle est de 5.3% dans les 13 centres qui n’atteignent pas cette limite.

11:28 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite, chirurgie, complications |  Facebook |

19/02/2010

Sujets médicaux traités dans les séries TV

Les sujets médicaux sont assez dans le vent pour ce qui est des feuilletons et fictions télévisées. Le côté positif est qu’elles peuvent une image de la réalité médicale et même constituer un outil pédagogique à cet égard. Dès lors, le question légitime que l’on peut se poser à leur propos est si elles rendent bien compte des réalités médicales ou non. Une étude qui sera présentée en avril au 62ème congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) a porté sur la représentation des crises d’épilepsie dans ce cadre en se fondant sur les guidelines actuelles en la matière. Et sa conclusion n’est pas très encourageante: la façon dont les médecins et les infirmièr(e)s réagissent à ces crises est inappropriée dans un cas sur deux. Des gestes inadéquats, comme pencher le patient vers le bas, essayer de freiner ses mouvements involontaires ou mettre quelque chose dans sa bouche ont été relevé dans 46% des cas. Les premiers soins ont été illustrés de façon appropriée dans 29% des cas, la chose étant impossible à déterminer dans 25% des cas.

 

Mais soyons rassurés, nos journalistes "généraux" ont eux aussi souvent bien du mal à exprimer correctement la terminologie médicale ...

 

Bref, ne regardez pas trop la télé !

07:15 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tv, amu |  Facebook |

15/02/2010

Les catastrophes

Pour tous ceux qui se demandent le "pourquoi",,et qui cherchent à pointer Un élément, il faut savoir que les causes d'accident sont toujours multifactorielles.

James Reason a décrit cela il y a plusieurs années. C'est le modèle du fromage suisse. Il faut que les trous soient alignés pour que l'accident survienne. Les filtres protecteurs mis en place n'ont pas fonctionné.

reason3


C'est dans la prévention qu'on peut éviter les accidents. Cela demande de la préparation, de l'anticipation, du temps et un peu d'argent ...

Mais, trops souvent, ceux qui défendent la sécurité ne sont pas écoutés voire même entendus ... jusqu'à l'accident !
Mais les décideurs oublient très vite. 
Pourquoi investir dans la prévention d'un hypothétique accident ? On est bien assuré, répondent certains !

La sécurité .... un sujet complexe à faire comprendre, à enseigner et à faire appliquer. Et ce n'est faute d'essayer au quotidien.
Aux membres des services de secours de montrer l'exemple, par un comportement exemplaire en termes de sécurité dans tous les domaines de la vie quotidienne.

14:04 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite, prevention |  Facebook |

Accident ferrovière mortel à Halle : appel au don de sang

Présente sur les lieux de la catastrophe, la Croix-Rouge a lancé un appel au don de sang à la suite de l'accident. "Afin de maintenir un stock optimal, nous demandons à tous les donneurs de se présenter à une collecte de sang ou dans le centre de transfusion le plus proche de chez eux, aujourd'hui et dans le courant de la semaine".
Les donneurs peuvent consulter le site www.transfusion.be pour connaître les horaires et les lieux de prélèvement.

Les blessés sont essentiellement des patients polytraumatisés qui nécessitent souvent une transfusion pour compenser les saignements survenus suites aux différentes lésions.

13:50 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sang, amu, transfusion |  Facebook |

Accident ferrovière mortel à Halle

Ce lundi 15 février 2010, un accident de train est survenu sur la ligne Bruxelles - Halle à Buizingen.

L'accident a eu lieu peu avant 8h30 sur la ligne Soignies-Bruxelles, entre les gares de Hal et Buizingen. Les deux trains entrés en collision effectuaient la liaison Louvain-Braîne-le-comte et Quiévrain-Liège.

Au moins dix personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres personnes sont blessées.

Le plan catastrophe provincial a été déclenché.

Encore un moment difficile pour de nombreuses familles endeuillées et blessées !

Les services de secours sont à l'action pour de nombreuses heures. Le centre de crise est à Louvain.

Avant de comprendre ce qui s'est passé, il faut secourir et soutenir toutes les personnes impliquées dans cet accident.

Dans les jours à venir, les pompiers, ambulanciers, infirmiers, médecins, policiers, secourristes, agents de la SNCB devront aussi prévoir un accompagnement psychologique afin de pouvoir gérer émotionnellement cette situation critique.

Dans la phase aiguë, trois des éléments clés pour gérer au mieux les différentes équipes intervenantes sont :

- Communication

- Coordination

- Commandement.



13:47 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : train, catastrophe, amu |  Facebook |

07/02/2010

Médicaments

Les “Résumés des Caractéristiques du Produit” (les notices scientifiques) et les notices (pour le public) sont disponibles sur le site Web de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS)

 

Les “Résumés des Caractéristiques du Produit” (les notices scientifiques) et les notices (pour le public) des médicaments enregistrés et commercialisés en Belgique sont désormais disponibles sur le site Web de l’Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé (AFMPS):
www.afmps.be,
cliquer à droite: “Résumés des Caractéristiques du Produit et Notices”.
Pour lancer la recherche, introduire le nom de la spécialité recherchée.

14:54 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : medicaments, pharmacologie |  Facebook |

03/02/2010

Protection des données

 

Le 28 janvier, était "journée pour la protection des données" (communiqué du Conseil de l’Europe)

Les grands arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme

«Si la Convention européenne des droits de l'homme ne contient aucune référence à la protection des données, la Cour a néanmoins rappelé à plusieurs reprises que la protection offerte par l’Article 8 (respect de la vie privée et familiale) serait affaiblie de manière inacceptable si l’usage des techniques scientifiques modernes était autorisé à n’importe quel prix. C'est ce que la Cour indiquait notamment dans l'arrêt S. et Marper contre le Royaume-Uni de 2008, et c'est une illustration de l'interprétation évolutive à laquelle elle se livre depuis plus de 50 ans pour étendre et élever la protection des droits de l'homme en Europe», a déclaré Jean-Paul Costa, Président de la Cour européenne des droits de l'homme, à l'occasion de la Journée pour la protection des données.

Pour marquer les 60 ans de la Convention européenne des droits de l'homme, le Conseil de l'Europe mettra en lumière, tout au long de l'année 2010, la jurisprudence de la Cour et son impact sur l'évolution de la législation en Europe.

On ajoutera que l’article 8 de la Convention protège la vie privée, avec un champ d’application qui s’est élargi au fil de la jurisprudence de la Cour.
Il comprend en général les données rassemblées par les organes de l’État (Leander c. Suède, 1987 : utilisation d’un fichier secret de police pour une embauche).
Dès 1984 la Cour s’est prononcée sur une affaire relative aux écoutes téléphoniques policières (Malone c. Royaume-Uni), puis en 1990 sur des écoutes ordonnées par le pouvoir judiciaire (Kruslin c. France).
Par ailleurs, depuis l’arrêt Von Hannover c. Allemagne en 2004, la protection de l’image fait également partie du champ d’application de l’article 8. Avec l’arrêt Peck c. Royaume-Uni, la sphère «privée» s’est élargie aux données visuelles provenant de la vidéo surveillance de lieux publics.

Dans trois affaires françaises de 2009*, tout en réaffirmant le rôle fondamental de la protection des données personnelles soumises à un traitement automatique, surtout à des fins policières, la Cour a conclu que l’inscription des requérants au Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles, telle qu’elle leur avait été appliquée, n’était pas contraire à l’article 8.

L’article 8 protège également la correspondance, qu’elle soit orale, écrite (particulièrement critique pour les détenus) ou électronique. L’utilisation par la police de messages sur bipeur (Taylor-Sabori c. Royaume-Uni, 2002), ou de la sonorisation d’appartement (Vetter c. France, 2005) a été analysée contraire à la Convention dans ces affaires. Par ailleurs, dans l’arrêt Copland c. Royaume-Uni en 2007, la Cour a conclu que la surveillance des emails de la requérante dans le cadre professionnel était contraire à l’article 8, n’étant pas prévue par la loi.

La Cour a également eu à connaitre des affaires relatives aux données biologiques. En 1997, dans l’affaire Z. c. Finlande, introduite par une requérante atteinte du VIH, la Cour a insisté sur le caractère primordial de la confidentialité des données médicales. Récemment, dans l’affaire S. Marper c. Royaume-Uni en 2008, elle a conclu à la violation de l’article 8 concernant la conservation par les autorités des profils ADN des requérants après la fin de poursuites pénales à leur encontre.

La Cour a également examiné la question de la protection des données personnelles sous l’angle du droit d’accès à ces données. Ainsi par exemple, dès 1989, la Cour a dit dans l’arrêt Gaskin c. Royaume-Uni que la limitation de l’accès au dossier personnel du requérant était contraire à l’article 8. Plus récemment, dans l’affaire Haralambie c. Roumanie en 2009, la Cour a conclu à une violation de ce même article, en raison des difficultés opposées au requérant pour consulter le fichier établi à son sujet par les services secrets sous le régime communiste.

* arrêts Bouchacourt c. France, Gardel c. France et M.B. c. France (non définitifs)

Le saviez-vous

          Afin de garantir à tout individu, quelles que soient sa nationalité ou sa résidence, le respect de ses droits et de ses libertés fondamentales, le Conseil de l'Europe a élaboré la Convention pour la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel (1981).  http://conventions.coe.int/Treaty/Commun/ChercheSig.asp?NT=108&CM=1&DF=&CL=FRE

A l'heure actuelle, elle reste dans ce domaine le seul instrument juridique contraignant sur le plan international.

          Soutenu par la Commission européenne, le Conseil de l’Europe a fait du 28 janvier la Journée pour la protection des données. Depuis trois ans maintenant, cette Journée est l’occasion pour les citoyens européens de s’informer sur leurs droits et responsabilités à cet égard.

Plus d’informations: Cour européenne des droits de l’homme.

21:00 Écrit par Dr CD dans législation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, droit, ethique, vie privee |  Facebook |

01/02/2010

Tabagisme ... et sclérose latérale amyotrophique

Le tabagisme confirmé comme facteur de risque de sclérose latérale amyotrophique

Une revue de 2003 des preuves disponibles avait fortement suggéré le risque de sclérose latérale amyotrophique lié au tabagisme.
Une nouvelle revue des données médicales apparues depuis lors, destinée à déterminer ce qu’il en est aujourd’hui sur ce plan, confirme le tabagisme comme facteur de risque de SLA.

(référence: Armon C.  Neurology. 2009;73:1693).

Il y a des maladies qu'on aimerait ne jamais voir. La SLA en est une !

Alors pour ceux que toutes les campagnes de prévention ne convainc pas (cancer du poumon, ORL, vessie, maladies cardiovasculaires, BPCO, ...).
Les maladies neuro-dégénératives sont difficiles à vivre pour le patient et son entourage.


1 paquet par jour = +/- 1700 € par an. Par ces temps difficiles sur le plan économique, c'est plus que bon à prendre !! sauf si on en a de trop, bien sûr.

18:25 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tabac, prevention |  Facebook |

03/12/2009

Réforme de la sécurité civile

C'est pour quand ?

Des promesses et rien de concret depuis des années. Les pompiers tirent la sonnette d'alarme : nous n'avons pas les moyens de protéger efficacement la population belge.

Pour une réforme rapide et adaptée à tous les pompiers, professionnel et volontaire, pour une meilleur sécurité tant pour la population que pour tous les services de secours.

Signez la pétition électronique sur : http://www.lapetition.be/en-ligne/rforme-pour-les-pompier...  

Il est capital de revoir le financement de la sécurité civile rapidement et avant une prochaine catastrophe.

Deux tiers des pompiers belges sont VOLONTAIRES

Ils mettent leur temps libre à votre service, parfois au péril de leur propre vie et toujours au détriment de leur vie familiale et pour récompense…

- ils ne bénéficient d'aucun statut,

- leur activité en tant que pompier volontaire n’est pas considérée comme un métier à risques

Malgré leur dévouement, les pompiers volontaires sont peu disponibles en journée car liés à un patron, une société,… et pendant ce temps, qui s'occupe de votre sécurité ?

 

La Belgique a besoin de plus de pompiers professionnels!

 

Situation beaucoup plus grave : 

Les sapeurs-pompiers, qu'ils soient volontaires ou professionnels:

- ne bénéficient pas d’une formation pratique adaptée et suffisante: certains jeunes n'ont jamais vu un incendie avant leur première intervention et n'en connaissent donc pas les dangers!

- ne disposent pas souvent de matériel de protection individuelle : (vêtements de feu, casques, bottes,…) en suffisance: des services doivent acheter eux-mêmes leur équipement grâce à l’organisation de kermesse aux boudins!

- disposent de matériel vétuste: les camions ont parfois plus de 30 ans d'âge! Et le matériel n'est pas adapté aux nouvelles technologies,…

- ne disposent d'aucun soutien psychologique après une intervention éprouvante,…

- les méthodes de travail : sont dépassées face aux risques modernes,…

- le nombre d’interventions: a été multiplié par 6 depuis 30 ans et sans augmentation du nombre des effectifs,…

- par manque d’effectifs: nous ne garantissons plus la sécurité du citoyen et de

l’intervenant

Que fait le gouvernement? RIEN!

Nous avons besoin de reconnaissance et de moyens…

Enfin, alors que nous mettons notre propre vie en péril pour venir en

aide à la population, nous sommes accusés de tous les maux!

Le procès de Ghislenghien en est un malheureux exemple.

 

Soutenez-nous afin que nous puissions continuer à VOUS venir en aide en signant la pétition que nous vous présentons!

29/11/2009

Grippe : Mutation virus A/ H1N1

Plusieurs pays ont signalé des mutations du virus de la grippe A (H1N1).
Ces mutations sont de deux types: celles qui entraînent une résistance au Tamiflu et celles qui modifient l'hémagglutinine, une protéine de la surface du virus.

La mutation, connue comme étant D222G sur le domaine de liaison du récepteur, permet au virus de se reproduire plus profondément dans les poumons. Cette mutation permet au virus de se lier à des récepteurs dans des cellules tapissant les poumons, qui sont légèrement différentes de celles situées dans le nez et la gorge. (NB : changement au domaine de liaison du récepteur identifié dans des échantillons de 1918 et 1919.)

La virulence du virus est donc plus grande.

Cette mutation ne remet pas en cause l’intérêt du vaccin.

Rem : la mutation en HA, en position 222 sur le virus pandémique correspond à la position 225 sur le H3N2 ( cela dépend quel système de référence utilisé).

10:00 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

06/11/2009

épidémiologie des infections respiratoires

La surveillance des infections respiratoires en Belgique jusqu à cette semaine (19 au 25 octobre 2009, soit semaine 43).

grippe 2009 semaine 43

A partir de demain, samedi 9 novembre, le vaccin contre la grippe A/H1N1 sera disponible.

03/11/2009

La bronchiolite est bientôt de retour

Tout enfant de moins de 2 ans peut attraper une bronchiolite, infection virale causée le plus souvent par un virus respiratoire syncytial (ou RSV). Cette infection est très courante et souvent bénigne mais elle peut être grave chez les tout-petits.

Plus de 4.000 cas de RSV sont diagnostiqués en moyenne chaque année.

En Belgique, les infections à RSV commencent généralement à partir de la 40ème semaine de l’année, soit début octobre et s’arrêtent très souvent fin mars, à la 15ème semaine.

Le plus grand nombre de cas est observé en général à la 50ème semaine, soit mi-décembre.
En 2008, l’augmentation a commencé 2 semaines plus tôt que précédemment, soit à la semaine 38 et le nombre maximum de cas a aussi été observé 2 semaines plus tôt, soit à la semaine 48.

Les symptômes :

La maladie commence le plus souvent par le nez qui coule, une toux sèche et une fièvre modérée.
D'autres signes tels le refus de s'alimenter, une grande pâleur, de l'agitation, voir même une cyanose des extrémités (signe de gravité) peuvent aussi se manifester.
Dans les jours qui suivent, la toux augmente, devient productive et les signes de difficulté respiratoire peuvent apparaître suite à l'accumulation de sécrétions dans les bronchioles. L'expiration sifflante est un signe caractéristique de la bronchiolite chez le nourrisson.
Les symptômes vont progressivement s'amender dans la semaine qui suit le début de l'infection mais la toux peut persister plusieurs semaines.
Durant la première infection à RSV, entre 25 et 40% des enfants ont des symptômes de bronchiolite et parmi ceux-ci, 0,5 à 2% présentent une infection sévère nécessitant une hospitalisation. Lors d'une seconde infection, les symptômes sont généralement moins sévères.
Comme pour toute infection virale, une infection à RSV peut causer un affaiblissement du système immunitaire et favoriser le développement d'une surinfection virale ou bactérienne, accompagnée de fièvre élevée.

Contagion :

Ce sont les adultes malades (rhume) qui contaminent les petits (< 2 ans). Alors, avant d’approcher un petit ange, on se lave les mains au minimum et si on est malade : ne pas s’approcher !!!!, ne pas l’embrasser.

Ce virus est porté soit par des gouttelettes de salive, émises en éternuant ou en toussant, soit par des poussières en suspension dans l'air. Il se répand par voie aérienne, par contact direct avec une personne infectée ou par contact indirect avec une surface ou un objet contaminé.
Il pénètre dans le corps au travers des muqueuses de la bouche ou du nez.
La transmission se fait principalement au tout début de l'infection. Le virus résiste quelques heures à température ambiante.

Conduite à tenir : en cas d’intervention

-       Soyez professionnels

-       Se laver les mains

-       Garder l’enfant plutôt en position assise ou semi-assise

-       Maintenir l’ambulance bien chauffée

-       Réconforter les parents par des mots et votre comportement

-       Pulse-oxymètre au pied, dans une chaussette éventuellement

-       Oxygène au besoin

-       Faire prendre la température de l’enfant par la maman.

Conseils pour les proches :

-       se laver les mains avant et après s'être occupé d'un enfant malade (le savon suffit à inactiver le virus),

-       éviter de fréquenter des lieux enfumés ou de fumer en présence d'un bébé,

-        éviter d'employer la tasse, le verre ou les couverts d'un enfant malade, ou de mettre en bouche sa tétine,

-       éviter de faire dormir dans la même chambre un enfant 'sain' et un enfant malade,

-       éviter de sortir un bébé de moins de 2 mois dans des lieux fort fréquentés,

-       pour les frères et sœurs enrhumés, éviter d'embrasser bébé,

-       ne pas laisser traîner des mouchoirs souillés (préférer les mouchoirs en papier),

-       dépoussiérer la chambre régulièrement; en effet, les poussières à l'abri de la lumière peuvent contenir des amas microbiens pathogènes pendant plusieurs jours,

-       ouvrir les rideaux de la chambre pendant la journée car la lumière solaire est bactéricide, même au travers d'une vitre de verre,

-       aérer quotidiennement la chambre de l'enfant et maintenir une température inférieure à 19°C,

 

02/11/2009

Grippe : vaccin

Ambulanciers, vaccinez-vous !

Pourquoi ?

1° vous protéger face à la grippe. On est vraiment malade pendant 7 à 10 jours, et personne n'est à l'abri d'une complication (sinusite, bronchite, pneumonie bactérienne, syndrome de Guillain-Barré, réactivation d’un virus Herpès – bouton de fièvre, zona - ou autre) ;

2° éviter de propager la grippe autour de vous, tant vos proches (vos enfants, votre conjoint, vos petits-enfants), vos collègues de travail que vos patients ;

3° les patients faisant appel à l’Aide Médicale Urgente sont des patients fragilisés et souvent porteurs d’une autre pathologie qui peut décompenser suite à une infection grippale (diabète, BPCO, asthme, cardiopathie ischémique, insuffisance hépatique, immunodépression, …)

En pratique, le vaccin sera disponible chez votre médecin traitant à partir du 07 novembre 2009. Le vaccin est entièrement remboursé et la consultation médicale remboursée classiquement.

14:47 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

30/10/2009

Grippe A/ H1N1 : Qui vacciner ?

Groupes à risque et donc à qui il faut recommander la vaccination :

 

- les patients atteints d’une maladie chronique affectant la fonction respiratoire comme asthme, Broncho-Pneumopathie ChroniqueObstructive (BPCO), mucoviscidose, broncho-dysplasie…

- les patients souffrant d’une pathologie cardiaque chronique à l’exception d’hypertension non compliquée

- les patients diabétiques

- les patients porteurs de pathologies neuromusculaires chroniques

- les patients qui souffrent d’une atteinte neurologique sévère

- les patients atteints d’une insuffisance rénale ou hépatique modérée à sévère

- les patients immunodéprimés suite à une maladie ou un traitement

- les patients porteurs de désordres métaboliques héréditaires

- les femmes enceintes aux  2ème  et 3ème  trimestres

- les personnes âgées de plus de 65 ans.

Parmi les groupes prioritaires, les autorités sanitaires on choisit :

-      les professionnels de la santé, le personnel hospitalier et le personnel des établissements de santé, y compris les ambulanciers, le personnel de la Croix-Rouge et le personnel des pharmacies.

-      Les parents et les personnes en ayant la garde légale d’enfants de moins de 6 mois.

-      Le personnel d’encadrement des crèches, des écoles maternelles, de l’enseignement primaire et secondaire.

 

Pour rappel, la vaccination est un acte médical. Ce dernier peut être confié à une infirmière en présence du médecin ! La raison en est assez simple. En cas de réaction allergique, il faut pouvoir administrer le traitement adéquat le plus rapidement possible.

21:58 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

24/10/2009

Vaccin de la grippe : Pourquoi tant de questions ?

Pour élaborer un vaccin, les laboratoires utilisent des antigènes (microscopiques particules) du virus en question.

Le but est de faire produire par le système immunitaire de l’organisme, des anticorps capables de protéger la personne contre le « vrai » virus.

 

Parfois, certains antigènes ne stimulent pas assez le système immunitaire.

La solution ?
- augmenter la dose d’antigène

- prévoir un rappel à 3 semaines d’intervalle
- ajouter au vaccin un adjuvent.

 

Les adjuvants classiques sont des sels d’aluminium et récemment des émulsions huileuses à base de squalène (huile naturelle retrouvée notamment dans l’huile de foie de requin).
Leur but est de pièger les antigènes dans des gouttelettes afin qu’ils soient en contact plus longtemps avec le système immunitaire chargé de les repérer. Ils ont aussi d’autres avantages, parmi lesquels le fait de pouvoir utiliser une plus petite dose d’antigène dans le vaccin (ce qui est très utile en situation de pandémie comme actuellement avec la grippe A/H1N1).

 

Mais, …. Ce sont eux que l’ont montre du doigt lorsque des effets secondaires de types réaction immunologique contre le système immunitaire surviennent. (Syndrome de Guillain-Baré, SEP, etc).

 

En termes de santé publique, il n’y a pas photo : le vaccin est  indispensable. Un rapide calcul.

30 % de gens infectés et 1 à 3 % de mortalité. Cela nous fait près de 1 % de mortalité sur la population globale. Alors que le risque d’accident immunologique sur vaccin est de 0.001 % !

Si le vaccin protège bien, en termes de population, il est évident qu’il faut vacciner.

Sur le plan individuel, le calcul est plus complexe car on ne connait pas toutes les variables …

07:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : risques, vaccin, grippe |  Facebook |

23/10/2009

Intoxication au CO

D'octobre à mars, tout acteur de l'aide médicale urgente porte son détecteur de CO en permamence lors de chaque mission.

06:30 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication, co |  Facebook |

22/10/2009

Trampoline : les enfants adorent cela mais ...

Un saut dans la fréquence des accidents de trampoline

Entre 2005 et 2007, 363 accidents de trampoline ont été enregistrés au service des urgences chirurgicales pédiatriques de l'hôpital de Graz (Autriche). Les circonstances de ceux-ci ont pu être connues dans 265 (73 %) cas. L'âge médian des patients était de 8,2 ans (de 1 à 14 ans), un quart avait moins de 6 ans ; 54 % étaient des filles. Le nombre annuel a augmenté de 28 en 2005 à 154 en 2007.
Les deux tiers des blessures sont survenues lors de l'utilisation par plus d'un enfant à la fois.
Les causes ont été un atterrissage défectueux (38,5 %), des collisions (21,1 %), des blessures au contact des parties rigides de l'appareil (12,1 %), un saut périlleux (11 %), une chute du trampoline, après avoir été poussé (7,1 %) ou avoir sauté seul (6,4 %).
La moitié des chutes sont survenues malgré le filet de sécurité mais dans 3,9 % des cas il existait un défaut de l'appareil. Un filet de sécurité n'était disposé que dans 57 % des cas, un tapis au dessous dans 12 % et les deux dans 14 % des cas alors que dans 17 % des cas, il n'existait aucun équipement de sécurité ; le sol au-dessous était même du béton dans 4,5 % des cas.
Le temps passé sur le trampoline a un rôle : 56 % des enfants accidentés y jouaient depuis plus de 15 mn, le temps moyen passé à sauter était de 36 mn ; seuls 4,9 % des enfants n'avaient jamais utilisé de trampoline ; dans 77,4 % des cas l'enfant était sous la surveillance d'un adulte.

Les lésions siégeaient aux membres inférieurs dans 51 % des cas, aux membres supérieurs (29 %), au tronc (11 %) et le reste à la tête et au cou sans que soient observées de lésions spinales, les plus redoutables.
Dans 60 % des cas, ces lésions ont été considérées comme bénignes : contusions (27 % des cas), entorses ou élongation (29 %) et sévères dans 40 % des cas, avec au premier rang les fractures, siégeant surtout au radius et au poignet, les ruptures ligamentaires étant plus rares.
Vingt et un patients (8 %) ont été hospitalisés dont 17 opérés pour réduction de fracture. Aucune corrélation n'a été trouvée entre l'âge et la sévérité des lésions ni le fait d'être surveillé par un adulte.

Au total, malgré des efforts d'éducation publique et l'amélioration du matériel, les accidents de trampoline sont de plus en plus fréquents. Le trampoline a été admis comme discipline olympique en 2000 mais les auteurs pensent qu'il devrait être interdit par la loi.

Ebert R et coll. : Trampoline-related injuries in childhood. Eur J Pediatr., 2009;168:1171-74

Conclusions :
- utiliser les équipements de sécurité
- un enfant à la fois
- séance de jeux de max 15 min.

16/10/2009

Vaccin grippe A/H1N1

Le vaccin contre le virus pandémique de l’influenza H1N1 qui est mis à disposition en Belgique, s’appelle Pandemrix®

Plus d’informations sur: www.emea.europa.eu/humandocs/Humans/EPAR/pandemrix/pandem... (avec e.a. le rapport d’évaluation public et le Résumé des Caractéristiques du Produit).

Chaque dose de ce vaccin contient 3.75 ug d’antigène du virus de la grippe pandémique d’origine porcine A H1N1 2009 et un adjuvant de GSK: le ASO3. Le vaccin s’administre en 2 doses avec un intervalle minimal de 3 semaines.

Deux vaccins contre la grippe A (H1N1) développés par le groupe britannico-américain GlaxoSmithKline et par le Suisse Novartis ont reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMEA).
Ces vaccins sont conformes aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et aux décisions de l’Union Européenne (UE) pour la pandémie de grippe A (H1N1).
Il s’agit de Focetria (Novartis) et Pandemrix (GlaxoSmithKline).

 

Le vaccin n’est disponible que sur prescription médicale.

 

Beaucoup d’agitation suite à une tentative d’obliger la vaccination du côté du cabinet de notre ministre de la santé. Heureusement, la commission de la santé de la Chambre a réussi à bloquer cette obligation de vaccination. Donc, faites confiance à votre médecin traitant qui vous connait bien et vous conseillera au mieux.

11:55 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaccin, grippe |  Facebook |

03/10/2009

Lait de ferme CRU : attention dangers

Même la ferme la plus propre ne peut assurer que le lait cru qu'elle produit est sans risque.

Le lait cru ou non pasteurisé n'a pas été traité à la chaleur et peut contenir des bactéries du genre Salmonella, E. coli , Campilobacter et Listeria qui peuvent causer des maladies d'origine alimentaire et entraîner de graves problèmes de santé, soit de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une insuffisance rénale potentiellement mortelle, des fausses couches et la mort.

Les enfants, les femmes enceintes, les aînés et les personnes immunodéprimés ne devraient pas boire de lait non pasteurisé, car elles sont plus vulnérables.

La pasteurisation est un processus extrêmement important pour assurer que le lait est propre à la consommation.

Sans être exhaustif, la bactérie la plus dangereuse pour la santé est « Escherichia coli O157:H7 (E. coli). Elle provoque une toxi-infection alimentaire pouvant conduire, dans 15 % des cas, au syndrome d’hémolyse urémie, détruire les reins et provoquer le décès.

Escherichia coli O157:H7 (E. coli) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

La pasteurisation.
Pour ce faire, le lait est chauffé, selon les réglementations prescrites, pendant une période qui varie selon la température de réchauffement. Par exemple, entre 72 ºC et 75 ºC, le lait ne sera chauffé que 16 secondes. Le lait est ensuite rapidement refroidi au-dessous de 4 ºC afin d’éviter le développement de germes.
Ce procédé détruit les micro-organismes nuisibles et prolonge la période de conservation, tout en gardant au lait son goût naturel et sa valeur nutritive.

Le lait UHT (ultra-haute température) est un lait pasteurisé à une température très élevée. Ce traitement augmente considérablement sa durée de conservation, sans pour autant altérer sa valeur nutritive. Le lait UHT se conserve jusqu’à trois mois après la date du traitement. Aucune réfrigération n’est requise avant l’ouverture du contenant.
Le lait microfiltré est traité selon un procédé de microfiltration qui élimine les bactéries, permettant ainsi de faire la pasteurisation du lait à plus basse température. Ce traitement donne un lait plus onctueux que le lait traditionnel. Le procédé permet aussi de conserver le lait plus longtemps sur les tablettes, soit 30 jours comparativement à 18 jours pour le lait traditionnel.

Notons encore qu’après la sortie de la ferme, le lait est aussi traité pour :

-          Adapter sa teneur en matières grasses

-          Homogéinisé

-          Ajouter des vitamines (D, pour améliorer l’absorption du calcium ; vitamine A pour les laits écrémés)

En conclusion, suite à l’actualité du monde agricole, le comportement des consommateurs se modifie.
Ayant oublié les bonnes manières de  nos grands-mères, plus d’un va boire le lait cru. Attention aux infections qui vont en découler.

 

10:40 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, lait, amu, infection |  Facebook |

28/06/2009

intoxcation au Chlore (Cl-)

Qu'est-ce que le chlore ?

A température ambiante, le chlore est un gaz irritant de couleur jaune-vert avec une odeur très typique. Refroidi ou mis sous pression, il devient liquide et de couleur ambrée.
Son transport s’effectue sous forme liquide dans des conteneurs spéciaux.
L’usage du chlore est très répandu dans l’industrie :

  • agent de blanchiment (industrie du papier),
  • réactif dans divers processus de production,
  • désinfectant dans l’eau potable et dans les piscines, …

A quoi sert-il ?

Les tri- ou dichlorocyanurates, substances actives des « comprimés de chlore », utilisés pour la désinfection des piscines, produisent aussi des vapeurs de chlore en milieu humide.

Risques liés au chlore

Le chlore est très réactif : il est oxydant et corrosif. L’inhalation de vapeurs de chlore altère les muqueuses respiratoires. Cela peut entraîner des bronchospasmes et de l’inflammation bronchique évoluant parfois vers la bronchoconstriction.
Les intoxications sont souvent collectives, dans l’industrie ou dans les piscines mal entretenues ou défectueuses.

Les symptômes

Les symptômes dus à l’inhalation de vapeur de chlore dépendront

-         des circonstances de l’exposition (concentration et durée)

-         et des caractéristiques de la victime (enfant versus adulte, antécédents ou non de maladies cardiaques et/ou pulmonaires).

Les symptômes suivants peuvent être rencontrés :
à partir de 3 ppm : irritation oculaire, irritation des voies respiratoires supérieures (nez, pharynx) avec douleur lors de la respiration, toux,
et à partir de  6 ppm : dyspnée, nausée et vomissement, et même cyanose, œdème de la glotte et spasme laryngé.

Les premiers symptômes apparaissent quelques minutes après l’exposition.

Les complications à court terme sont

- l’œdème pulmonaire (< 24h)

- et l’ARDS (Adult Respiratory Distress Syndrome). L’ARDS est une insuffisance respiratoire progressive, qui survient sur poumons sains et qui grève le pronostic vital.

 

Les symptômes persistants plus de trois mois doivent évoquer le diagnostic de RADS (Reactive Airway Dysfunction Syndrome ou syndrome de Brooks). Il s’agit d’une affection comparable à l’asthme, qui apparaît après une exposition unique à un agent irritant sans trouble pulmonaire préalable.

Le diagnostic

Le diagnostic d’une intoxication au chlore repose avant tout sur l’anamnèse, l’examen clinique et le suivi des gaz du sang.
La radio du thorax dans les premières heures n’a de valeur que comparative. Elle confirmera un éventuel œdème pulmonaire.
L’analyse de la fonction pulmonaire en phase aiguë n’est pas utile, mais est très importante pour le suivi à plus long terme.

Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique.
Les premiers secours évacueront la victime à l’air frais et la mettront au repos.
Si nécessaire, de l’oxygène et des broncho-dilatateurs sont administrés (β 2-mimétique – salbutamol par ex.).
Ni les corticoïdes, ni les aérosols de bicarbonate de sodium n’ont démontré leur efficacité clinique. De même, les antioxydants ne semblent pas utiles.
Les antibiotiques ne seront utilisés qu’en cas de surinfection.

Le suivi mensuel de la fonction respiratoire sera effectué chez les patients ayant développés un ARDS ou chez ceux présentant des symptômes persistants (RADS).

En cas d’intoxication collective (plus de 10 blessés légers, U2 ou U1), il convient de déclencher le plan catastrophe vie le centre 100 régulateur. (cf Arrêté Royal du 16/02/2006 relatif aux plans d’urgence et d’intervention et la circulaire ministérielle NPU-1 relative aux plans d’urgence et d’intervention.)

Conclusions

Une exposition unique à des vapeurs de chlore peut avoir de graves conséquences, tant à court qu’à long terme, et doit être prise au sérieux.

Références

  • M.Gorguner, S. Aslan, T. Inandi, Z. Cakir. Reactive airways dysfunction syndrome in housewives due to a bleach-hydrochloric acid mixture. Inhalation Toxicology, 16:87-91, 2004
  • E. Segal. Chlorine gas. EMedicine-Toxicity, june 2004
  • J.Meulenbelt. Specific treatments for lung damaging agents : do they exist? EAPCCT XXIV international congres, june 2004
  • B. Nemery, P.H.M.Hoet, D. Nowak. Indoor swimming pools, water chlorination and respiratory health. Eur Respir J 2002; 19:790-793
  • C. Tobback, M. Mostin. Poison centre and product safety surveillance : chlorine exposure due to household chlorine tablets. EAPCCT XX international congres, may 2000
  • C.E. Mapp, V. Pozzato, V. Pavoni, G. Gritti. Severe asthma and ARDS triggered by acute short-term exposure to commonly used cleaning detergents. Eur Respir J 2000;16: 570-572
  • D. Sexton, J.Pronchik. Chlorine inhalation: the big picture. Clinical Toxicology,36(1&2), 87-93 (1998)
  • Ministerie van tewerkstelling en arbeid, administratie van de arbeidsveiligheid, technische inspectie, directie chemische risico’s : checklist chloor, kenmerk: CRC/CL/003 versie: 1.1, september 1996
  • T. Martinez, C. Long. Explosion risk from swimming pool chlorinators and review of chlorine toxicity. Clinical Toxicology,33(4), 349-354 (1995)
  • E. Krenzelok, R. Mrvos. Chlorine/chloramine. Clinical Toxicology, 33(4),355-357(1995)
  • B. Nemery. Possible sequelae of inhalation injury. Cahier voor arbeidsgeneeskunde band XXXI, N°1-1994
  • S.M. Brooks, M. Weiss, L. Bernstein. Reactive airways dysfunction syndrome (RADS). Chest vol 88 n°3,376-384 (1985)
  • Agency for toxic substances and disease registry (ATSDR). Medical management guidelines for chlorine.
  • Chantal Bismuth. Toxicologie clinique. Flammarion, Médecine-Sciences. 2000

 

12/06/2009

Pandémie grippe mexicaine

Depuis ce jeudi 11 juin 2009, l'OMS a classé la pandémie de grippe mexicaine (virus A , H1/N1) en phase 6.

La prudence est donc de rigueur.

Comme prévu, le virus se répand. Heureusement, il semble moins virulent que prévu : mortalité officielle est de 1 % actuellement.
Mais, le virus est très contagieux surtout chez les plus jeunes qui n'ont jamais fait la grippe et qui donc ne se sont jamais immunisés contre les différentes particules de ce virus composé de morceaux des différents virus depuis 1918 (grippe espagnole).

Les mesures d'hygiène et de protection doivent être appliquées à la lettre, tout comme les procédures mises en place par le SPF de la Santé publique.

Nous sommes toujours à 14 cas découverts officiellement en Belgique.


12:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, grippe mexicaine |  Facebook |

01/05/2009

phases pandémiques de l'Organisation Mondiale de la Santé

Afin de stadifier les procédures en cas d'infection contagieuse, l'OMS a classé l'évolution du virus dans la population mondiale en différentes phases.

Nous sommes actuellement en phase 5 depuis le 29 avril 2009.

Il y a 6 phases :

Phase 1: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type d’influenza ayant infecté une personne, peut être présent chez l’animal. Si le virus est présent chez les animaux, le risque d’infection ou de maladie humaine est considéré comme étant faible.
Phase 2: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type du virus influenza circulant chez l’animal occasionne un risque substantiel de maladie humaine.
Phase 3 : Infection(s) humaine(s) par un nouveau sous-type d'influenza, mais pas de transmission interhumaine, ou dans des cas rares et isolés liés à des contacts rapprochés.
Phase 4: Cas groupés ("clusters") de transmission interhumaine limitée et localisée, ce qui semble indiquer que le virus est incomplètement adapté aux humains.
Phase 5: Extension des cas groupés mais la transmission reste encore géographiquement localisée, ce qui semble indiquer que le virus s’adapte de mieux en mieux à l’homme, mais qu’il n’est pas encore complètement transmissible.
Phase 6: Pandémie grippale: forte transmission interhumaine continue dans la population au niveau mondial.

OMS phases

09:57 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, pandemie, amu |  Facebook |

28/04/2009

Grippe mexicaine (suite)

Ce 28 avril, 12 cas suspects ont déjà été évalués en Belgique.
Pour les 6 premiers, c'était une fausse alerte. Pour les 6 autres patients, les analyses sont encore en cours.

19:31 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, amu, epidemie |  Facebook |

26/04/2009

Grippe mexicaine

L’OMS a tiré la sonnette d’alarme face à l’épidémie de grippe porcine qui a débuté au Mexique.

 

Des mesures préventives radicales doivent être prises pour éviter la propagation de la maladie. Malheureusement, ces mesures sont mal perçues par la population (entrave à la libre circulation par la mise en quarantaine pour des raisons de santé publique) et les politiques tardent à prendre les décisions qui s’imposent car cela est très peu populaire. En clair, le virus va se propager à grande vitesse.

 

Que faire ?

L’ambulancier sera confronté à la prise en charge de ces patients.

Les procédures validées pour une pandémie de grippe sont à appliquer.

Qui suspecter ? Tout patient fébrile avec des symptômes respiratoires.

Le port des gants, le lavage des mains, le port du masque et le respect des procédures d’hygiène vous permettront d’éviter d’être un vecteur de propagation (pour vous, vos proches et vos patients).

 

Le virus est une combinaison originale d’une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine.

 

Pas de vaccin disponible avant plusieurs semaines, soit une fois l’épisode passé !

 

Le site influenza (www.influenza.be)  devrait fournir des informations prochainement.

 

Sur la RTBF :

 

Sur le site de l'OMS

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09/01/2009

incorporation des secouristes-ambulanciers dans l'AR 78.

19 DECEMBRE 2008. - Loi portant des dispositions diverses en matière de santé

Publié au MB le 31 décembre 2008

 

CHAPITRE 12. - Secouriste-ambulancier

Art. 77. Dans le même arrêté, il est inséré un chapitre Ierquinquies intitulé "L'exercice de la profession de secouriste-ambulancier", comportant les articles 21vicies et 21unvicies, rédigés comme suit :
« Art. 21vicies. Sans préjudice de l'application de l'article 6ter, § 2, de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente, nul ne peut exercer la profession de secouriste-ambulancier sans avoir été enregistré auprès du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, conformément aux modalités fixées par le Roi.
Art. 21unvicies. § 1er. On entend par secouriste-ambulancier une personne spécifiquement formée pour assister le médecin, l'infirmier ou l'infirmière ou pour exécuter sous leur contrôle, conformément aux modalités fixées par le Roi, en matière de soins, d'éducation et de logistique, le transport des personnes visées à l'article 1er de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente.
§ 2. Le Roi détermine, après avis du Conseil Fédéral de l'art infirmier et la Commission technique de l'art infirmier, ainsi que du Conseil national des Secours médicaux d'urgence visé à l'arrêté royal du 5 juillet 1994 créant un Conseil national des secours médicaux d'urgence, les activités mentionnées à l'article 21quinquies, § 1er, a), b) et c), que le secouriste-ambulancier peut réaliser, et fixe les modalités d'exécution de ces activités afférentes à la fonction de secouriste-ambulancier, conformément au paragraphe 1er. »
L'article 21vicies entre en vigueur trois ans après le jour de la publication de la présente loi au Moniteur belge.
Art. 78. L'article 6ter, § 2, de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente, inséré par la loi du 22 février 1994 contenant certaines dispositions relatives à la Santé publique et renuméroté par la loi-programme du 9 juillet 2004 est remplacé par la disposition suivante :
« § 2. Sans préjudice des articles 21vicies et 21unvicies de l'arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l'exercice des professions des soins de santé, nul ne peut exercer les fonctions de secouriste-ambulancier dans le cadre de l'aide médicale urgente sans être titulaire d'un brevet de secouriste-ambulancier délivré par un centre de formation et de perfectionnement conformément aux conditions et modalités fixées par le Roi. »

14:25 Écrit par Dr CD dans législation | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, ambulancier, loi |  Facebook |