09.11.2010
Réanimation cardio-pulmonaire : nouvelles recommandations 2010
Nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire
18 Octobre 2010 : ILCOR, AHA et ERC ont publié des nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire de base, pour les secouristes, et spécialisée pour les PIT, les SMUR et équipes hospitalières. Les directives présentent quelques modifications par rapport à la dernière révision il y a cinq ans. Ces guidelines sont publiés en anglais aux deux revues «Circulation» et «Resuscitation»
Les maillons de la nouvelle chaîne de survie chez l'adulte et l'enfant sont :
11. Reconnaissance immédiate de l'arrêt cardiaque et mise en œuvre du système pré hospitalier d'urgence:
Les recommandations ont été remaniées en ce qui concerne l'identification de l’arrêt cardiaque, le secouriste devrait reconnaitre si la victime est inconsciente, ne respire pas ou si elle ne respire pas normalement (le gasp est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie).
2. RCP précoce en insistant sur les compressions thoraciques:

Les Lignes directrices 2010 en matière de RCP insistent sur l’importance des compressions thoraciques de qualité pendant l’arrêt cardiaque : "POUSSER FORT ET VITE au milieu du thorax".
- L’ordre ABC est désormais CAB : L'ancienne méthode, connue sous le nom d'ABC (voies aériennes, ventilations, compressions thoraciques), a été modifiée par la méthode CAB (compression en premier), cette méthode ne s'applique pas aux nouveau-nés.
- La fréquence des compressions devrait être d'au moins 100 par minute.
- Le rapport compression/ventilation est toujours recommandé à 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations OU 100 compressions/minute sans insufflations, les non formés en secourisme peuvent se contenter de faire seulement les compressions (mieux faire des compressions que de ne rien faire!). Le rythme est de 15:2 pour 2 secouristes. Le secouriste devrait continuer la RCP à mains seules jusqu'à ce qu'un défibrillateur DEA soit disponible et prêt à être utilisé ou que les équipes spécialisées puissent prendre en charge les soins de la victime.
- La profondeur des compressions devrait être d'au moins 5 cm chez les adultes et d'au moins un tiers du diamètre antérieur-postérieur du thorax chez les nourrissons et les enfants (environ 4 cm chez les nourrissons et 5 cm chez les enfants).
- Il faut permettre une relaxation thoracique totale après chaque compression.
- Il faut réduire au minimum les interruptions pendant les compressions.
- Il faut éviter l'hyperventilation.
3. 2. Défibrillation rapide:
- La pratique de la RCP et l'utilisation du DEA sont recommandées pour augmenter le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque en extrahospitalier. Les Lignes directrices 2010 recommandent à nouveau la création de programmes d'accès au DEA dans les lieux publics où la probabilité d'être le témoin d'un arrêt cardiaque est élevée.
- La formation à l'utilisation du DEA n'est pas indispensable!
- Choc en premier versus RCP en premier en cas d'arrêt cardiaque
- Si un choc ne suffit pas à éliminer la FV, l'avantage supplémentaire d'un autre choc est faible, et la reprise de la RCP est susceptible d'être plus avantageuse que l'administration immédiate d'un autre choc.
- En l'absence de défibrillateurs biphasiques, les défibrillateurs monophasiques sont acceptables
- La dose initiale d'énergie biphasique recommandée pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 120 à 200 J. La dose monophasique initiale pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 200 J. La cardioversion du flutter auriculaire et d'autres rythmes supraventriculaires chez l'adulte exige généralement moins d'énergie. Une dose d'énergie initiale comprise entre 50 et 100 J administrée au moyen d'un dispositif monophasique ou biphasique est souvent suffisante. Si le choc initial de la cardioversion échoue, les dispensateurs de soins doivent augmenter progressivement la dose.
- La tachycardie ventriculaire (TV) monomorphe stable chez l'adulte réagit bien aux chocs de cardioversion (synchronisée) à ondes monophasiques ou biphasiques à une dose d'énergie initiale de 100 J. S'il n'y a pas de réaction au premier choc, il pourrait être raisonnable d'augmenter progressivement la dose.
3. Soins avancés en réanimation:
- Intubation supralaryngée ou endotrachéale
- Capnographie pour confirmer et surveiller le positionnement du tube endotrachéal
- 8 à 10 insufflations par minute avec compressions thoraciques continues
- Dose IV/IO d'adrénaline : 1 mg toutes les 3 à 5 minutes (dans la sonde d'intubation n'est plus recommandé)
- Dose IV/IO de vasopressine : 40 unités peuvent remplacer la 1ère ou 2ème dose d'épinéphrine
- Dose IV/IO d'amiodarone en cas de FV/TV réfractaire : Première dose de 300 mg en bolus. Deuxième dose de 150 mg.
- L'utilisation systématique d'atropine n'est plus recommandée dans la prise en charge de l'activité électrique sans pouls (AÉSP) ou asystolie.
ILCOR : International Liaison Committee on Resuscitation
ERC : European Resuscitation Council Guidelines
AHA : American Heart Association
17:51
Écrit par Dr CD
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08.03.2010
Décennies de la sécurité routière
Les gouvernements du monde entier proclament la décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de la proclamation par l’Assemblée générale des Nations Unies de la première Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, destinée à endiguer l’augmentation du nombre de morts et de blessés sur les routes dans le monde. «Cette décennie d’action pour la sécurité routière, nous l’attendions depuis longtemps», a déclaré le Dr Ala Alwan, Sous-Directeur général de l’OMS. «Elle nous permettra de lutter davantage contre un phénomène qui, sinon, deviendra la cinquième cause de décès d’ici 2030», a-t-il ajouté.
Les accidents de la route, qui font chaque année près d’1,3 million de morts et jusqu’à 50 millions de blessés, constituent un grave problème de santé publique et sont la première cause de décès chez les enfants et les jeune de 5 à 29 ans. Près de la moitié des tués sur les routes dans le monde sont des piétons, des cyclistes et des motocyclistes et plus de 90 % des accidents mortels surviennent dans les pays en développement. Si le nombre de décès sur les routes s’est stabilisé ou a baissé dans de nombreux pays à revenu élevé ces dernières décennies, des travaux de recherche semblent indiquer qu’il est en augmentation dans la plupart des régions du monde et que, si rien n’est fait, il y aura 2,4 millions de morts par an sur les routes d’ici 2030.
Pour en savoir plus:
- Projet de plan pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020
- Première conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière
- - Rapport de la situation sur la sécurité routière dans le monde
08:30
Écrit par Dr CD
dans Général |
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