06/03/2010

Impact des éoliennes sur la santé

Alors que l'énergie coute de plus en plus cher, chacun cherche une alternative aux combustibles fossiles.
Le nucléaire pose encore actuellement le problème de la gestion (ou de la réutilisation) des déchets radioactifs.
Tout le monde se tourne vers le "bio", plus vert que
vert, mais est-ce vraiment la solution. L'habit ferait- il le moine ?

Sans entrer dans la polémique de l’intérêt des éoliennes dans nos contrées peu de vent et donc rendement discutable), ni leur impact écologique (ea chauve-souris), l’effect sur la santé des riverains n’est pas nul.

D’après une étude, les parcs éoliens industriels ne sont pas sans effet sur la santé des riverains, jusqu’à une distance de deux kilomètres. Des médecins tirent la sonnette d’alarme. Un peu partout dans notre pays sortent de terre des parcs éoliens industriels.
Les avis divergent quant à leur impact sur le paysage, certains estimant qu’ils s’y intègrent harmonieusement, d’autres qu’ils le déparent.
Mais sont-ils aussi «verts» qu’on le prétend ?
Là, le doute s’installe. Il semblerait que de tels parcs aient un effet non négligeable sur la santé des riverains. Ce sont les nuisances sonores qui sont signalées en premier lieu.

Le physicien hollandais Frits van den Berg (université de Groningen) les décrit dans sa thèse de doctorat (1) de la façon suivante: «Les pales induisent un bruit qui s’entend jusqu’à une distance de 2 km et qui s’amplifie la nuit: règne alors un bruit de fond prononcé d’où émergent des bruits plus distincts qui font penser au son produit par les rames d’une barque, une vieille chaussure dans un sèche-linge, un train sans fin qui défile, le ressac de la mer ou encore un 747 qui décolle.»
L’Académie Française de Médecine s’est penchée sur l’impact des éoliennes sur la santé dans un rapport détaillé (2). «Le bruit constitue le risque majeur», affirme Claude-Henri Chouard, qui a dirigé le rapport. «Les personnes vivant d ans les parages des éoliennes se plaignent en premier lieu du bruit. Cela peut avoir des conséquences réelles sur la santé.» Il s’agit le plus souvent de stress, troubles du sommeil, céphalées, dépression, irritation, fatigue.

Le bruit nocturne fait également augmenter la pression sanguine, d’après une étude londonienne. Ses auteurs ont découvert que la pression sanguine de personnes contrôles augmentait dès que le seuil de 35 décibels avait été dépassé. Certes ces personnes continuaient à dormir et n’étaient pas conscientes de l’augmentation de pression, mais le mal était fait.

Une autre étude émanant de l’OMS (Large Analysis and Review of European Housing and Health Status) établissait déjà en 2004 que le bruit nocturne rendait une personne sur quatre malade.

Les éoliennes ne causent pas seulement des nuisances sonores, mais projettent des ombres mouvantes. «Lorsque le soleil est bas, les pales produisent des ombres mouvantes sur le paysage et les habitations. Certaines personnes en souffrent comme, dirait-on, d’un mal de mer, écrit la pédiatre américaine Nina Pierpont, qui s’est consacrée à l’étude des risques des éoliennes sur la santé(3). «Les personnes qui ont des antécédents de migraine et les patients épileptiques y sont très sensibles». Pierpont décrit l’ensemble des symptômes frappant les riverains des éoliennes comme appartenant au Wind Turbine Syndrome . Il s’agit de:

  • problèmes d’insomnie
  • céphalées
  • nausées, vertige
  • fatigue, angoisse, irritabilité, dépression
  • problèmes de concentration et d’apprentissage
  • bourdonnement d’oreilles.

Etant donné que les parcs éoliens industriels ont tendance à être construits de plus en plus près des habitations et des lieux où la population séjourne régulièrement (écoles, hôpitaux, entreprises, …), le Wind Turbine Syndrome risque de devenir un problème majeur de santé, prévoit la pédiatre américaine.

Dans l’attente d’une étude épidémiologique élargie, l’Académie Française de Médecine conseille, en guise de précaution, de respecter une distance minimale de 1.500 mètres entre l’éolienne et l’habitation la plus proche. Au Canada, celle-ci est de 2.000 mètres tandis qu’en Californie elle monte jusqu’à 3.500 mètres. A titre de comparaison, la Wallonie impose une distance de 350 mètres et en Flandre, dans la circulaire la plus récente, il est fait mention d’une distance de 250 mètres.

Le cardiologue Marc Goethals (OLV-ziekenhuis, Aalst), qui habite le Nord de Bruxelles, suit de près la problématique des nuisances sonores nocturnes. «Le fait que, dans notre pays, on peut construire des éoliennes à une distance aussi proche des habitations est franchement délirant», affirme-t-il. «Ce n’est pas parce que tous les effets ne sont pas encore clairement démontrés, que l’on peut comme ça balayer les objections. Il suffit de penser aux effets infrasonores, que l’on n’entend pas, mais qui peuvent réellement avoir un impact

«Selon l’OMS, le sommeil est perturbé à partir d’un volume sonore de 45 dB en dehors de la maison, de 30 dB dans la chambre à coucher ou même d’un niveau plus bas lorsqu’il s’agit d’un bruit fortement fluctuant. Perturber le sommeil n’est pas anodin, cela peut provoquer pas mal de problèmes de santé».
Les éoliennes sont, on le sait, dans l’air du temps, mais on doit veiller à ce que leur usage ne «dérape» pas, prévient Goethals. «Il est urgent de réaliser des mesures objectives du bruit afin d’établir à partir de quelle distance les normes de l’OMS sont dépassées, et au moins de respecter cette distance entre les éoliennes et les habitations. Car enfin, quel est l’intérêt de poursuivre la construction de tels parcs éoliens si ceux-ci affectent la santé de la population avoisinante?»


Pour les OGM et les ondes, on brandit le principe de précaution. Mais pour les vertes ( ?) éoliennes, le feu est au vert. Deux poids, deux mesures en fonction du vent …



1.Frits van den Berg. The Sound of High Wind: The Effect of Atmospheric Stability on ind Turbine sound and Microphone Noise. Université de Groningen, mai 2006
2.Académie Nationale de Médecine. Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme. 2006..
3.
www.ninapierpont.com

16:07 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sante, sommeil, eolienne |  Facebook |

études de médecine

Les gouvernements fédéral et communautaires ont décidé de revoir d'un an à la baisse le nombre d'années d'études de base en médecine et de le faire passer de 7 à 6 ans dès 2011, a annoncé jeudi le cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

Pour les médecins généralistes, cela ne changera toutefois pas grand chose. La mesure vise à rencontrer les normes européennes fixant à un minimum de 3 années les spécialisations.

Jusqu'à présent, les médecins généralistes doivent franchir le cap de 7 années d'études pour obtenir un master et de deux années de spécialisation, soit 9 années au total pour pouvoir exercer.

Pour éviter aux médecins généralistes de ne pouvoir exercer qu'au terme d'un minimum de 10 années d'études, les différentes entités fédérale et fédérées concernées ont convenu de réduire le cycle du master à 6 ans.

Le gain d'une année d'étude sera ressenti par les étudiants qui optent pour des spécialisations d'une durée actuelle de 3 ans minimum (le maximum étant de 6 ans).

A l'occasion de la dernière rentrée universitaire, les facultés de médecine de la Communauté française ont accueilli 9.020 étudiants.

09:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2010

L'art de crier "au loup" quand on ne comprend pas toutes les subtilités !

Selon un article paru aujourd'hui (Ricardo GUTIERREZ, " Médicaments sur prescription : le coût a flambé de 12,5 % en 1 an ", LE SOIR, p. 2), les dépenses de médicaments de l'INAMI (3,2 milliards d'euros) auraient augmenté de 12,5 % en 2008 par rapport à 2007 et le volume (nombre DDD : 4,2 milliards en 2008) aurait connu une hausse de 6 %. Le Soir en conclut donc que le coût moyen par unité a fortement augmenté.

En outre, Plavix est présenté comme cause principale de la forte croissance de la consommation dans le groupe sang et organes hématopoïétiques (groupe B). L'article précise aussi que la couverture généralisée des " petits risques " pour les indépendants n'a eu qu'un impact très limité sur la croissance des dépenses. Il mentionne également la faible part des génériques qui représentent 9,6 % des dépenses.
Hélas, les chiffres sont incorrects ou sans pertinence.

Tout d'abord, pour 2009, on peut voir après 10 mois que les dépenses de l'INAMI augmentent de 4,2 %. Pour l'année complète 2009, le marché ambulatoire (officines publiques) augmente de 2,2 % en valeur alors que le marché hospitalier augmente, lui, de 5,1 % principalement à cause des hospitalisations de jour (+11,1 %). Les dépenses de médicaments de l'INAMI restent dans les limites du budget prévu pour 2009, comme l'a constaté le Conseil général de l'INAMI.

En ce qui concerne l'année en cours, 2010, les dépenses pour les spécialités pharmaceutiques peuvent augmenter de 1,8 %. Le secteur a notamment subi des mesures d'économie pour un montant de 81 millions d'euros. De ces mesures découlent en outre les fortes baisses de prix à partir du 1er avril 2010 pour les médicaments hors brevet.


Comment expliquer alors le cri d'alarme du Soir ?
Il y a eu confusion pour l'année 2008. Des années non comparables ont été comparées puisque la couverture des " petits risques " pour les indépendants n'est entrée en vigueur qu'à partir de 2008. Si on neutralise cet élément qui a créé la confusion dans cet article, l'année 2008 a connu une croissance de 6 % en volume et de 7 % en valeur - ce qui implique que le prix moyen est presque resté inchangé.

En effet, selon les données de l'IPhEB et de PHARMANET, le médicament est seulement 1,2 % plus cher en 2008 pour l'INAMI (+0,2 % du prix public et baisse de 4,3 % du ticket modérateur par DDD). Et ceci, alors que l'inflation est de 4,5 %.

L'augmentation de 66 % des volumes dans la catégorie sang et organes hématopoïétiques signifie en valeur une croissance d'à peine 13,8 %. Cette croissance n'est pas due au Plavix mais bien, selon l'INAMI (p 3.9 du rapport standardisé), au remboursement de l'aspirine effectué en 2008 (Asaflow depuis mars 2008 et Merckasa depuis février 2008). Il s'agit ici de grands conditionnements (traitement chronique préventif) et donc d'un grand nombre de DDD.

La part des médicaments bon marché s'élève en 2008 à 40,1 % en volume et 17,5 % en valeur. Les génériques et copies représentent donc environ la moitié de ces chiffres (24 % en volume et 10,8 % en valeur) puisque l'autre moitié correspond aux médicaments originaux qui ont baissé leur prix après l'expiration de leur brevet.

La hausse des dépenses de l'INAMI en 2008 pour les médicaments (+7,1 % sans les indépendants) a provoqué un dépassement budgétaire qui a été payé, à raison de 100 millions d'euros, par l'industrie. En tenant compte de ces 100 millions d'euros, le coût net pour l'INAMI n'a augmenté que de 4,02 % en 2008.

17:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inami, revue presse |  Facebook |

19/02/2010

Sujets médicaux traités dans les séries TV

Les sujets médicaux sont assez dans le vent pour ce qui est des feuilletons et fictions télévisées. Le côté positif est qu’elles peuvent une image de la réalité médicale et même constituer un outil pédagogique à cet égard. Dès lors, le question légitime que l’on peut se poser à leur propos est si elles rendent bien compte des réalités médicales ou non. Une étude qui sera présentée en avril au 62ème congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) a porté sur la représentation des crises d’épilepsie dans ce cadre en se fondant sur les guidelines actuelles en la matière. Et sa conclusion n’est pas très encourageante: la façon dont les médecins et les infirmièr(e)s réagissent à ces crises est inappropriée dans un cas sur deux. Des gestes inadéquats, comme pencher le patient vers le bas, essayer de freiner ses mouvements involontaires ou mettre quelque chose dans sa bouche ont été relevé dans 46% des cas. Les premiers soins ont été illustrés de façon appropriée dans 29% des cas, la chose étant impossible à déterminer dans 25% des cas.

 

Mais soyons rassurés, nos journalistes "généraux" ont eux aussi souvent bien du mal à exprimer correctement la terminologie médicale ...

 

Bref, ne regardez pas trop la télé !

07:15 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tv, amu |  Facebook |

15/02/2010

Accident ferrovière mortel à Halle : appel au don de sang

Présente sur les lieux de la catastrophe, la Croix-Rouge a lancé un appel au don de sang à la suite de l'accident. "Afin de maintenir un stock optimal, nous demandons à tous les donneurs de se présenter à une collecte de sang ou dans le centre de transfusion le plus proche de chez eux, aujourd'hui et dans le courant de la semaine".
Les donneurs peuvent consulter le site www.transfusion.be pour connaître les horaires et les lieux de prélèvement.

Les blessés sont essentiellement des patients polytraumatisés qui nécessitent souvent une transfusion pour compenser les saignements survenus suites aux différentes lésions.

13:50 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sang, amu, transfusion |  Facebook |

Accident ferrovière mortel à Halle

Ce lundi 15 février 2010, un accident de train est survenu sur la ligne Bruxelles - Halle à Buizingen.

L'accident a eu lieu peu avant 8h30 sur la ligne Soignies-Bruxelles, entre les gares de Hal et Buizingen. Les deux trains entrés en collision effectuaient la liaison Louvain-Braîne-le-comte et Quiévrain-Liège.

Au moins dix personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres personnes sont blessées.

Le plan catastrophe provincial a été déclenché.

Encore un moment difficile pour de nombreuses familles endeuillées et blessées !

Les services de secours sont à l'action pour de nombreuses heures. Le centre de crise est à Louvain.

Avant de comprendre ce qui s'est passé, il faut secourir et soutenir toutes les personnes impliquées dans cet accident.

Dans les jours à venir, les pompiers, ambulanciers, infirmiers, médecins, policiers, secourristes, agents de la SNCB devront aussi prévoir un accompagnement psychologique afin de pouvoir gérer émotionnellement cette situation critique.

Dans la phase aiguë, trois des éléments clés pour gérer au mieux les différentes équipes intervenantes sont :

- Communication

- Coordination

- Commandement.



13:47 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : train, catastrophe, amu |  Facebook |

24/10/2009

Vaccin de la grippe : Pourquoi tant de questions ?

Pour élaborer un vaccin, les laboratoires utilisent des antigènes (microscopiques particules) du virus en question.

Le but est de faire produire par le système immunitaire de l’organisme, des anticorps capables de protéger la personne contre le « vrai » virus.

 

Parfois, certains antigènes ne stimulent pas assez le système immunitaire.

La solution ?
- augmenter la dose d’antigène

- prévoir un rappel à 3 semaines d’intervalle
- ajouter au vaccin un adjuvent.

 

Les adjuvants classiques sont des sels d’aluminium et récemment des émulsions huileuses à base de squalène (huile naturelle retrouvée notamment dans l’huile de foie de requin).
Leur but est de pièger les antigènes dans des gouttelettes afin qu’ils soient en contact plus longtemps avec le système immunitaire chargé de les repérer. Ils ont aussi d’autres avantages, parmi lesquels le fait de pouvoir utiliser une plus petite dose d’antigène dans le vaccin (ce qui est très utile en situation de pandémie comme actuellement avec la grippe A/H1N1).

 

Mais, …. Ce sont eux que l’ont montre du doigt lorsque des effets secondaires de types réaction immunologique contre le système immunitaire surviennent. (Syndrome de Guillain-Baré, SEP, etc).

 

En termes de santé publique, il n’y a pas photo : le vaccin est  indispensable. Un rapide calcul.

30 % de gens infectés et 1 à 3 % de mortalité. Cela nous fait près de 1 % de mortalité sur la population globale. Alors que le risque d’accident immunologique sur vaccin est de 0.001 % !

Si le vaccin protège bien, en termes de population, il est évident qu’il faut vacciner.

Sur le plan individuel, le calcul est plus complexe car on ne connait pas toutes les variables …

07:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : risques, vaccin, grippe |  Facebook |

16/10/2009

Vaccin grippe A/H1N1

Le vaccin contre le virus pandémique de l’influenza H1N1 qui est mis à disposition en Belgique, s’appelle Pandemrix®

Plus d’informations sur: www.emea.europa.eu/humandocs/Humans/EPAR/pandemrix/pandem... (avec e.a. le rapport d’évaluation public et le Résumé des Caractéristiques du Produit).

Chaque dose de ce vaccin contient 3.75 ug d’antigène du virus de la grippe pandémique d’origine porcine A H1N1 2009 et un adjuvant de GSK: le ASO3. Le vaccin s’administre en 2 doses avec un intervalle minimal de 3 semaines.

Deux vaccins contre la grippe A (H1N1) développés par le groupe britannico-américain GlaxoSmithKline et par le Suisse Novartis ont reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMEA).
Ces vaccins sont conformes aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et aux décisions de l’Union Européenne (UE) pour la pandémie de grippe A (H1N1).
Il s’agit de Focetria (Novartis) et Pandemrix (GlaxoSmithKline).

 

Le vaccin n’est disponible que sur prescription médicale.

 

Beaucoup d’agitation suite à une tentative d’obliger la vaccination du côté du cabinet de notre ministre de la santé. Heureusement, la commission de la santé de la Chambre a réussi à bloquer cette obligation de vaccination. Donc, faites confiance à votre médecin traitant qui vous connait bien et vous conseillera au mieux.

11:55 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaccin, grippe |  Facebook |

03/10/2009

Lait de ferme CRU : attention dangers

Même la ferme la plus propre ne peut assurer que le lait cru qu'elle produit est sans risque.

Le lait cru ou non pasteurisé n'a pas été traité à la chaleur et peut contenir des bactéries du genre Salmonella, E. coli , Campilobacter et Listeria qui peuvent causer des maladies d'origine alimentaire et entraîner de graves problèmes de santé, soit de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une insuffisance rénale potentiellement mortelle, des fausses couches et la mort.

Les enfants, les femmes enceintes, les aînés et les personnes immunodéprimés ne devraient pas boire de lait non pasteurisé, car elles sont plus vulnérables.

La pasteurisation est un processus extrêmement important pour assurer que le lait est propre à la consommation.

Sans être exhaustif, la bactérie la plus dangereuse pour la santé est « Escherichia coli O157:H7 (E. coli). Elle provoque une toxi-infection alimentaire pouvant conduire, dans 15 % des cas, au syndrome d’hémolyse urémie, détruire les reins et provoquer le décès.

Escherichia coli O157:H7 (E. coli) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

La pasteurisation.
Pour ce faire, le lait est chauffé, selon les réglementations prescrites, pendant une période qui varie selon la température de réchauffement. Par exemple, entre 72 ºC et 75 ºC, le lait ne sera chauffé que 16 secondes. Le lait est ensuite rapidement refroidi au-dessous de 4 ºC afin d’éviter le développement de germes.
Ce procédé détruit les micro-organismes nuisibles et prolonge la période de conservation, tout en gardant au lait son goût naturel et sa valeur nutritive.

Le lait UHT (ultra-haute température) est un lait pasteurisé à une température très élevée. Ce traitement augmente considérablement sa durée de conservation, sans pour autant altérer sa valeur nutritive. Le lait UHT se conserve jusqu’à trois mois après la date du traitement. Aucune réfrigération n’est requise avant l’ouverture du contenant.
Le lait microfiltré est traité selon un procédé de microfiltration qui élimine les bactéries, permettant ainsi de faire la pasteurisation du lait à plus basse température. Ce traitement donne un lait plus onctueux que le lait traditionnel. Le procédé permet aussi de conserver le lait plus longtemps sur les tablettes, soit 30 jours comparativement à 18 jours pour le lait traditionnel.

Notons encore qu’après la sortie de la ferme, le lait est aussi traité pour :

-          Adapter sa teneur en matières grasses

-          Homogéinisé

-          Ajouter des vitamines (D, pour améliorer l’absorption du calcium ; vitamine A pour les laits écrémés)

En conclusion, suite à l’actualité du monde agricole, le comportement des consommateurs se modifie.
Ayant oublié les bonnes manières de  nos grands-mères, plus d’un va boire le lait cru. Attention aux infections qui vont en découler.

 

10:40 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, lait, amu, infection |  Facebook |

12/06/2009

Pandémie grippe mexicaine

Depuis ce jeudi 11 juin 2009, l'OMS a classé la pandémie de grippe mexicaine (virus A , H1/N1) en phase 6.

La prudence est donc de rigueur.

Comme prévu, le virus se répand. Heureusement, il semble moins virulent que prévu : mortalité officielle est de 1 % actuellement.
Mais, le virus est très contagieux surtout chez les plus jeunes qui n'ont jamais fait la grippe et qui donc ne se sont jamais immunisés contre les différentes particules de ce virus composé de morceaux des différents virus depuis 1918 (grippe espagnole).

Les mesures d'hygiène et de protection doivent être appliquées à la lettre, tout comme les procédures mises en place par le SPF de la Santé publique.

Nous sommes toujours à 14 cas découverts officiellement en Belgique.


12:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, grippe mexicaine |  Facebook |

01/05/2009

phases pandémiques de l'Organisation Mondiale de la Santé

Afin de stadifier les procédures en cas d'infection contagieuse, l'OMS a classé l'évolution du virus dans la population mondiale en différentes phases.

Nous sommes actuellement en phase 5 depuis le 29 avril 2009.

Il y a 6 phases :

Phase 1: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type d’influenza ayant infecté une personne, peut être présent chez l’animal. Si le virus est présent chez les animaux, le risque d’infection ou de maladie humaine est considéré comme étant faible.
Phase 2: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type du virus influenza circulant chez l’animal occasionne un risque substantiel de maladie humaine.
Phase 3 : Infection(s) humaine(s) par un nouveau sous-type d'influenza, mais pas de transmission interhumaine, ou dans des cas rares et isolés liés à des contacts rapprochés.
Phase 4: Cas groupés ("clusters") de transmission interhumaine limitée et localisée, ce qui semble indiquer que le virus est incomplètement adapté aux humains.
Phase 5: Extension des cas groupés mais la transmission reste encore géographiquement localisée, ce qui semble indiquer que le virus s’adapte de mieux en mieux à l’homme, mais qu’il n’est pas encore complètement transmissible.
Phase 6: Pandémie grippale: forte transmission interhumaine continue dans la population au niveau mondial.

OMS phases

09:57 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, pandemie, amu |  Facebook |

28/04/2009

Grippe mexicaine (suite)

Ce 28 avril, 12 cas suspects ont déjà été évalués en Belgique.
Pour les 6 premiers, c'était une fausse alerte. Pour les 6 autres patients, les analyses sont encore en cours.

19:31 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, amu, epidemie |  Facebook |

10/08/2008

Impressions de la population sur les professions

Les pompiers ont la cote, pas les hommes politiques

08.08.08 - 11:10 (Belga)

Le citoyen lambda fait confiance aux pompiers, à son facteur et aux enseignants et se méfie comme de la peste des hommes politiques, des publicitaires et des chefs d'entreprise, selon une étude internationale réalisée par la société de services marketing GFK.

Ce sont les pompiers qui recueillent le niveau de confiance le plus élevé (89%) - avec des scores record en Suède (99%) et en Belgique (97%) -, juste devant les postiers (82%) et les enseignants (81%). En Belgique, les postiers ont un peu moins la cote (75%) et sont devancés par les enseignants (88%). Le médecin reste une figure populaire dans l'imaginaire collectif, avec 78% des personnes interrogées dans le monde qui lui font confiance, suivi de près par l'armée (77%). Le clergé inspire la confiance de 62% des personnes interrogées. En Europe de l'Ouest et en particulier en Belgique, il fait l'objet d'un plus grand scepticisme. La police réalise par ailleurs un meilleur score en Europe de l'Ouest qu'ailleurs. En Belgique, le policier est populaire et se place en cinquième position de ce hit-parade de la confiance. Avec respectivement 54% et 52% d'opinions favorables, les spécialistes en marketing et les fonctionnaires obtiennent encore la moyenne.

Sont recalés: les avocats (46%) , les banquiers, les syndicalistes et les journalistes (41%).

Les responsables du marketing ne recueillent que 36% d'opinions favorables, devant les chefs d'entreprises (28%) et les publicitaires (27%).

Mais ce sont les hommes politiques qui inspirent le plus de méfiance. Seuls 17% des personnes interrogées dans le cadre de cette étude leur font confiance. En Belgique, une personne sur cinq accorde sa confiance aux hommes et femmes politiques, avec une nette différence entre la Wallonie (14%) et la Flandre (24%).

Les pompiers et ambulanciers ont une image positive auprès de la population. Cela se travaille tous les jours par un comportement et des attitudes professionnelles en toutes situations.
Tenue vestimentaire, comportement, savoir être et savoir faire.
A poursuivre sur ce chemin !

08:15 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompiers, ethique |  Facebook |