09/11/2010

Réanimation cardio-pulmonaire : nouvelles recommandations 2010

Nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire

18 Octobre 2010 : ILCOR, AHA et ERC ont publié des nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire de base, pour les secouristes, et spécialisée pour les PIT, les SMUR et équipes hospitalières. Les directives présentent quelques modifications par rapport à la dernière révision il y a cinq ans. Ces guidelines sont publiés en anglais aux deux revues «Circulation» et «Resuscitation»
Les maillons de la nouvelle chaîne de survie chez l'adulte et l'enfant sont :

 

11.   Reconnaissance immédiate de l'arrêt cardiaque et mise en œuvre du système pré hospitalier d'urgence: 

Les recommandations ont été remaniées en ce qui concerne l'identification de l’arrêt cardiaque, le secouriste devrait reconnaitre si la victime est inconsciente, ne respire pas ou si elle ne respire pas normalement (le gasp est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie).

2.   RCP précoce en insistant sur les compressions thoraciques:

acr111.jpg


Les Lignes directrices 2010 en matière de RCP insistent sur l’importance des compressions thoraciques de qualité pendant l’arrêt cardiaque : "POUSSER FORT ET VITE au milieu du thorax".

  • L’ordre ABC est désormais CAB : L'ancienne méthode, connue sous le nom d'ABC (voies aériennes, ventilations, compressions thoraciques), a été modifiée par la méthode CAB (compression en premier), cette méthode ne s'applique pas aux nouveau-nés.
  • La fréquence des compressions devrait être d'au moins 100 par minute.
  • Le rapport compression/ventilation est toujours recommandé à 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations OU 100 compressions/minute sans insufflations, les non formés en secourisme peuvent se contenter de faire seulement les compressions (mieux faire des compressions que de ne rien faire!). Le rythme est de 15:2 pour 2 secouristes. Le secouriste devrait continuer la RCP à mains seules jusqu'à ce qu'un défibrillateur DEA soit disponible et prêt à être utilisé ou que les équipes spécialisées puissent prendre en charge les soins de la victime.
  • La profondeur des compressions devrait être d'au moins 5 cm chez les adultes et d'au moins un tiers du diamètre antérieur-postérieur du thorax chez les nourrissons et les enfants (environ 4 cm chez les nourrissons et 5 cm chez les enfants).
  • Il faut permettre une relaxation thoracique totale après chaque compression.
  • Il faut réduire au minimum les interruptions pendant les compressions.
  • Il faut éviter l'hyperventilation.

3.  2. Défibrillation rapide:

  • La pratique de la RCP et l'utilisation du DEA sont recommandées pour augmenter le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque en extrahospitalier. Les Lignes directrices 2010 recommandent à nouveau la création de programmes d'accès au DEA dans les lieux publics où la probabilité d'être le témoin d'un arrêt cardiaque est élevée.
  • La formation à l'utilisation du DEA n'est pas indispensable!
  • Choc en premier versus RCP en premier en cas d'arrêt cardiaque
  • Si un choc ne suffit pas à éliminer la FV, l'avantage supplémentaire d'un autre choc est faible, et la reprise de la RCP est susceptible d'être plus avantageuse que l'administration immédiate d'un autre choc.
  • En l'absence de défibrillateurs biphasiques, les défibrillateurs monophasiques sont acceptables
  • La dose initiale d'énergie biphasique recommandée pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 120 à 200 J. La dose monophasique initiale pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 200 J. La cardioversion du flutter auriculaire et d'autres rythmes supraventriculaires chez l'adulte exige généralement moins d'énergie. Une dose d'énergie initiale comprise entre 50 et 100 J administrée au moyen d'un dispositif monophasique ou biphasique est souvent suffisante. Si le choc initial de la cardioversion échoue, les dispensateurs de soins doivent augmenter progressivement la dose.
  • La tachycardie ventriculaire (TV) monomorphe stable chez l'adulte réagit bien aux chocs de cardioversion (synchronisée) à ondes monophasiques ou biphasiques à une dose d'énergie initiale de 100 J. S'il n'y a pas de réaction au premier choc, il pourrait être raisonnable d'augmenter progressivement la dose.

3.   Soins avancés en réanimation:

  • Intubation supralaryngée ou endotrachéale
  • Capnographie pour confirmer et surveiller le positionnement du tube endotrachéal
  • 8 à 10 insufflations par minute avec compressions thoraciques continues
  • Dose IV/IO d'adrénaline  : 1 mg toutes les 3 à 5 minutes (dans la sonde d'intubation n'est plus recommandé)
  • Dose IV/IO de vasopressine : 40 unités peuvent remplacer la 1ère ou 2ème dose d'épinéphrine
  • Dose IV/IO d'amiodarone en cas de FV/TV réfractaire : Première dose de 300 mg en bolus. Deuxième dose de 150 mg.
  • L'utilisation systématique d'atropine n'est plus recommandée dans la prise en charge de l'activité électrique sans pouls (AÉSP) ou asystolie.

ILCOR : International Liaison Committee on Resuscitation
ERC : European Resuscitation Council Guidelines  
AHA : American Heart Association

 

17:51 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rcp, amu, enseignement |  Facebook |

06/11/2009

épidémiologie des infections respiratoires

La surveillance des infections respiratoires en Belgique jusqu à cette semaine (19 au 25 octobre 2009, soit semaine 43).

grippe 2009 semaine 43

A partir de demain, samedi 9 novembre, le vaccin contre la grippe A/H1N1 sera disponible.

03/11/2009

La bronchiolite est bientôt de retour

Tout enfant de moins de 2 ans peut attraper une bronchiolite, infection virale causée le plus souvent par un virus respiratoire syncytial (ou RSV). Cette infection est très courante et souvent bénigne mais elle peut être grave chez les tout-petits.

Plus de 4.000 cas de RSV sont diagnostiqués en moyenne chaque année.

En Belgique, les infections à RSV commencent généralement à partir de la 40ème semaine de l’année, soit début octobre et s’arrêtent très souvent fin mars, à la 15ème semaine.

Le plus grand nombre de cas est observé en général à la 50ème semaine, soit mi-décembre.
En 2008, l’augmentation a commencé 2 semaines plus tôt que précédemment, soit à la semaine 38 et le nombre maximum de cas a aussi été observé 2 semaines plus tôt, soit à la semaine 48.

Les symptômes :

La maladie commence le plus souvent par le nez qui coule, une toux sèche et une fièvre modérée.
D'autres signes tels le refus de s'alimenter, une grande pâleur, de l'agitation, voir même une cyanose des extrémités (signe de gravité) peuvent aussi se manifester.
Dans les jours qui suivent, la toux augmente, devient productive et les signes de difficulté respiratoire peuvent apparaître suite à l'accumulation de sécrétions dans les bronchioles. L'expiration sifflante est un signe caractéristique de la bronchiolite chez le nourrisson.
Les symptômes vont progressivement s'amender dans la semaine qui suit le début de l'infection mais la toux peut persister plusieurs semaines.
Durant la première infection à RSV, entre 25 et 40% des enfants ont des symptômes de bronchiolite et parmi ceux-ci, 0,5 à 2% présentent une infection sévère nécessitant une hospitalisation. Lors d'une seconde infection, les symptômes sont généralement moins sévères.
Comme pour toute infection virale, une infection à RSV peut causer un affaiblissement du système immunitaire et favoriser le développement d'une surinfection virale ou bactérienne, accompagnée de fièvre élevée.

Contagion :

Ce sont les adultes malades (rhume) qui contaminent les petits (< 2 ans). Alors, avant d’approcher un petit ange, on se lave les mains au minimum et si on est malade : ne pas s’approcher !!!!, ne pas l’embrasser.

Ce virus est porté soit par des gouttelettes de salive, émises en éternuant ou en toussant, soit par des poussières en suspension dans l'air. Il se répand par voie aérienne, par contact direct avec une personne infectée ou par contact indirect avec une surface ou un objet contaminé.
Il pénètre dans le corps au travers des muqueuses de la bouche ou du nez.
La transmission se fait principalement au tout début de l'infection. Le virus résiste quelques heures à température ambiante.

Conduite à tenir : en cas d’intervention

-       Soyez professionnels

-       Se laver les mains

-       Garder l’enfant plutôt en position assise ou semi-assise

-       Maintenir l’ambulance bien chauffée

-       Réconforter les parents par des mots et votre comportement

-       Pulse-oxymètre au pied, dans une chaussette éventuellement

-       Oxygène au besoin

-       Faire prendre la température de l’enfant par la maman.

Conseils pour les proches :

-       se laver les mains avant et après s'être occupé d'un enfant malade (le savon suffit à inactiver le virus),

-       éviter de fréquenter des lieux enfumés ou de fumer en présence d'un bébé,

-        éviter d'employer la tasse, le verre ou les couverts d'un enfant malade, ou de mettre en bouche sa tétine,

-       éviter de faire dormir dans la même chambre un enfant 'sain' et un enfant malade,

-       éviter de sortir un bébé de moins de 2 mois dans des lieux fort fréquentés,

-       pour les frères et sœurs enrhumés, éviter d'embrasser bébé,

-       ne pas laisser traîner des mouchoirs souillés (préférer les mouchoirs en papier),

-       dépoussiérer la chambre régulièrement; en effet, les poussières à l'abri de la lumière peuvent contenir des amas microbiens pathogènes pendant plusieurs jours,

-       ouvrir les rideaux de la chambre pendant la journée car la lumière solaire est bactéricide, même au travers d'une vitre de verre,

-       aérer quotidiennement la chambre de l'enfant et maintenir une température inférieure à 19°C,

 

02/11/2009

Grippe : vaccin

Ambulanciers, vaccinez-vous !

Pourquoi ?

1° vous protéger face à la grippe. On est vraiment malade pendant 7 à 10 jours, et personne n'est à l'abri d'une complication (sinusite, bronchite, pneumonie bactérienne, syndrome de Guillain-Barré, réactivation d’un virus Herpès – bouton de fièvre, zona - ou autre) ;

2° éviter de propager la grippe autour de vous, tant vos proches (vos enfants, votre conjoint, vos petits-enfants), vos collègues de travail que vos patients ;

3° les patients faisant appel à l’Aide Médicale Urgente sont des patients fragilisés et souvent porteurs d’une autre pathologie qui peut décompenser suite à une infection grippale (diabète, BPCO, asthme, cardiopathie ischémique, insuffisance hépatique, immunodépression, …)

En pratique, le vaccin sera disponible chez votre médecin traitant à partir du 07 novembre 2009. Le vaccin est entièrement remboursé et la consultation médicale remboursée classiquement.

14:47 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

30/10/2009

Grippe A/ H1N1 : Qui vacciner ?

Groupes à risque et donc à qui il faut recommander la vaccination :

 

- les patients atteints d’une maladie chronique affectant la fonction respiratoire comme asthme, Broncho-Pneumopathie ChroniqueObstructive (BPCO), mucoviscidose, broncho-dysplasie…

- les patients souffrant d’une pathologie cardiaque chronique à l’exception d’hypertension non compliquée

- les patients diabétiques

- les patients porteurs de pathologies neuromusculaires chroniques

- les patients qui souffrent d’une atteinte neurologique sévère

- les patients atteints d’une insuffisance rénale ou hépatique modérée à sévère

- les patients immunodéprimés suite à une maladie ou un traitement

- les patients porteurs de désordres métaboliques héréditaires

- les femmes enceintes aux  2ème  et 3ème  trimestres

- les personnes âgées de plus de 65 ans.

Parmi les groupes prioritaires, les autorités sanitaires on choisit :

-      les professionnels de la santé, le personnel hospitalier et le personnel des établissements de santé, y compris les ambulanciers, le personnel de la Croix-Rouge et le personnel des pharmacies.

-      Les parents et les personnes en ayant la garde légale d’enfants de moins de 6 mois.

-      Le personnel d’encadrement des crèches, des écoles maternelles, de l’enseignement primaire et secondaire.

 

Pour rappel, la vaccination est un acte médical. Ce dernier peut être confié à une infirmière en présence du médecin ! La raison en est assez simple. En cas de réaction allergique, il faut pouvoir administrer le traitement adéquat le plus rapidement possible.

21:58 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

23/10/2009

Intoxication au CO

D'octobre à mars, tout acteur de l'aide médicale urgente porte son détecteur de CO en permamence lors de chaque mission.

06:30 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication, co |  Facebook |

22/10/2009

Trampoline : les enfants adorent cela mais ...

Un saut dans la fréquence des accidents de trampoline

Entre 2005 et 2007, 363 accidents de trampoline ont été enregistrés au service des urgences chirurgicales pédiatriques de l'hôpital de Graz (Autriche). Les circonstances de ceux-ci ont pu être connues dans 265 (73 %) cas. L'âge médian des patients était de 8,2 ans (de 1 à 14 ans), un quart avait moins de 6 ans ; 54 % étaient des filles. Le nombre annuel a augmenté de 28 en 2005 à 154 en 2007.
Les deux tiers des blessures sont survenues lors de l'utilisation par plus d'un enfant à la fois.
Les causes ont été un atterrissage défectueux (38,5 %), des collisions (21,1 %), des blessures au contact des parties rigides de l'appareil (12,1 %), un saut périlleux (11 %), une chute du trampoline, après avoir été poussé (7,1 %) ou avoir sauté seul (6,4 %).
La moitié des chutes sont survenues malgré le filet de sécurité mais dans 3,9 % des cas il existait un défaut de l'appareil. Un filet de sécurité n'était disposé que dans 57 % des cas, un tapis au dessous dans 12 % et les deux dans 14 % des cas alors que dans 17 % des cas, il n'existait aucun équipement de sécurité ; le sol au-dessous était même du béton dans 4,5 % des cas.
Le temps passé sur le trampoline a un rôle : 56 % des enfants accidentés y jouaient depuis plus de 15 mn, le temps moyen passé à sauter était de 36 mn ; seuls 4,9 % des enfants n'avaient jamais utilisé de trampoline ; dans 77,4 % des cas l'enfant était sous la surveillance d'un adulte.

Les lésions siégeaient aux membres inférieurs dans 51 % des cas, aux membres supérieurs (29 %), au tronc (11 %) et le reste à la tête et au cou sans que soient observées de lésions spinales, les plus redoutables.
Dans 60 % des cas, ces lésions ont été considérées comme bénignes : contusions (27 % des cas), entorses ou élongation (29 %) et sévères dans 40 % des cas, avec au premier rang les fractures, siégeant surtout au radius et au poignet, les ruptures ligamentaires étant plus rares.
Vingt et un patients (8 %) ont été hospitalisés dont 17 opérés pour réduction de fracture. Aucune corrélation n'a été trouvée entre l'âge et la sévérité des lésions ni le fait d'être surveillé par un adulte.

Au total, malgré des efforts d'éducation publique et l'amélioration du matériel, les accidents de trampoline sont de plus en plus fréquents. Le trampoline a été admis comme discipline olympique en 2000 mais les auteurs pensent qu'il devrait être interdit par la loi.

Ebert R et coll. : Trampoline-related injuries in childhood. Eur J Pediatr., 2009;168:1171-74

Conclusions :
- utiliser les équipements de sécurité
- un enfant à la fois
- séance de jeux de max 15 min.

28/06/2009

intoxcation au Chlore (Cl-)

Qu'est-ce que le chlore ?

A température ambiante, le chlore est un gaz irritant de couleur jaune-vert avec une odeur très typique. Refroidi ou mis sous pression, il devient liquide et de couleur ambrée.
Son transport s’effectue sous forme liquide dans des conteneurs spéciaux.
L’usage du chlore est très répandu dans l’industrie :

  • agent de blanchiment (industrie du papier),
  • réactif dans divers processus de production,
  • désinfectant dans l’eau potable et dans les piscines, …

A quoi sert-il ?

Les tri- ou dichlorocyanurates, substances actives des « comprimés de chlore », utilisés pour la désinfection des piscines, produisent aussi des vapeurs de chlore en milieu humide.

Risques liés au chlore

Le chlore est très réactif : il est oxydant et corrosif. L’inhalation de vapeurs de chlore altère les muqueuses respiratoires. Cela peut entraîner des bronchospasmes et de l’inflammation bronchique évoluant parfois vers la bronchoconstriction.
Les intoxications sont souvent collectives, dans l’industrie ou dans les piscines mal entretenues ou défectueuses.

Les symptômes

Les symptômes dus à l’inhalation de vapeur de chlore dépendront

-         des circonstances de l’exposition (concentration et durée)

-         et des caractéristiques de la victime (enfant versus adulte, antécédents ou non de maladies cardiaques et/ou pulmonaires).

Les symptômes suivants peuvent être rencontrés :
à partir de 3 ppm : irritation oculaire, irritation des voies respiratoires supérieures (nez, pharynx) avec douleur lors de la respiration, toux,
et à partir de  6 ppm : dyspnée, nausée et vomissement, et même cyanose, œdème de la glotte et spasme laryngé.

Les premiers symptômes apparaissent quelques minutes après l’exposition.

Les complications à court terme sont

- l’œdème pulmonaire (< 24h)

- et l’ARDS (Adult Respiratory Distress Syndrome). L’ARDS est une insuffisance respiratoire progressive, qui survient sur poumons sains et qui grève le pronostic vital.

 

Les symptômes persistants plus de trois mois doivent évoquer le diagnostic de RADS (Reactive Airway Dysfunction Syndrome ou syndrome de Brooks). Il s’agit d’une affection comparable à l’asthme, qui apparaît après une exposition unique à un agent irritant sans trouble pulmonaire préalable.

Le diagnostic

Le diagnostic d’une intoxication au chlore repose avant tout sur l’anamnèse, l’examen clinique et le suivi des gaz du sang.
La radio du thorax dans les premières heures n’a de valeur que comparative. Elle confirmera un éventuel œdème pulmonaire.
L’analyse de la fonction pulmonaire en phase aiguë n’est pas utile, mais est très importante pour le suivi à plus long terme.

Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique.
Les premiers secours évacueront la victime à l’air frais et la mettront au repos.
Si nécessaire, de l’oxygène et des broncho-dilatateurs sont administrés (β 2-mimétique – salbutamol par ex.).
Ni les corticoïdes, ni les aérosols de bicarbonate de sodium n’ont démontré leur efficacité clinique. De même, les antioxydants ne semblent pas utiles.
Les antibiotiques ne seront utilisés qu’en cas de surinfection.

Le suivi mensuel de la fonction respiratoire sera effectué chez les patients ayant développés un ARDS ou chez ceux présentant des symptômes persistants (RADS).

En cas d’intoxication collective (plus de 10 blessés légers, U2 ou U1), il convient de déclencher le plan catastrophe vie le centre 100 régulateur. (cf Arrêté Royal du 16/02/2006 relatif aux plans d’urgence et d’intervention et la circulaire ministérielle NPU-1 relative aux plans d’urgence et d’intervention.)

Conclusions

Une exposition unique à des vapeurs de chlore peut avoir de graves conséquences, tant à court qu’à long terme, et doit être prise au sérieux.

Références

  • M.Gorguner, S. Aslan, T. Inandi, Z. Cakir. Reactive airways dysfunction syndrome in housewives due to a bleach-hydrochloric acid mixture. Inhalation Toxicology, 16:87-91, 2004
  • E. Segal. Chlorine gas. EMedicine-Toxicity, june 2004
  • J.Meulenbelt. Specific treatments for lung damaging agents : do they exist? EAPCCT XXIV international congres, june 2004
  • B. Nemery, P.H.M.Hoet, D. Nowak. Indoor swimming pools, water chlorination and respiratory health. Eur Respir J 2002; 19:790-793
  • C. Tobback, M. Mostin. Poison centre and product safety surveillance : chlorine exposure due to household chlorine tablets. EAPCCT XX international congres, may 2000
  • C.E. Mapp, V. Pozzato, V. Pavoni, G. Gritti. Severe asthma and ARDS triggered by acute short-term exposure to commonly used cleaning detergents. Eur Respir J 2000;16: 570-572
  • D. Sexton, J.Pronchik. Chlorine inhalation: the big picture. Clinical Toxicology,36(1&2), 87-93 (1998)
  • Ministerie van tewerkstelling en arbeid, administratie van de arbeidsveiligheid, technische inspectie, directie chemische risico’s : checklist chloor, kenmerk: CRC/CL/003 versie: 1.1, september 1996
  • T. Martinez, C. Long. Explosion risk from swimming pool chlorinators and review of chlorine toxicity. Clinical Toxicology,33(4), 349-354 (1995)
  • E. Krenzelok, R. Mrvos. Chlorine/chloramine. Clinical Toxicology, 33(4),355-357(1995)
  • B. Nemery. Possible sequelae of inhalation injury. Cahier voor arbeidsgeneeskunde band XXXI, N°1-1994
  • S.M. Brooks, M. Weiss, L. Bernstein. Reactive airways dysfunction syndrome (RADS). Chest vol 88 n°3,376-384 (1985)
  • Agency for toxic substances and disease registry (ATSDR). Medical management guidelines for chlorine.
  • Chantal Bismuth. Toxicologie clinique. Flammarion, Médecine-Sciences. 2000

 

26/04/2009

Grippe mexicaine

L’OMS a tiré la sonnette d’alarme face à l’épidémie de grippe porcine qui a débuté au Mexique.

 

Des mesures préventives radicales doivent être prises pour éviter la propagation de la maladie. Malheureusement, ces mesures sont mal perçues par la population (entrave à la libre circulation par la mise en quarantaine pour des raisons de santé publique) et les politiques tardent à prendre les décisions qui s’imposent car cela est très peu populaire. En clair, le virus va se propager à grande vitesse.

 

Que faire ?

L’ambulancier sera confronté à la prise en charge de ces patients.

Les procédures validées pour une pandémie de grippe sont à appliquer.

Qui suspecter ? Tout patient fébrile avec des symptômes respiratoires.

Le port des gants, le lavage des mains, le port du masque et le respect des procédures d’hygiène vous permettront d’éviter d’être un vecteur de propagation (pour vous, vos proches et vos patients).

 

Le virus est une combinaison originale d’une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine.

 

Pas de vaccin disponible avant plusieurs semaines, soit une fois l’épisode passé !

 

Le site influenza (www.influenza.be)  devrait fournir des informations prochainement.

 

Sur la RTBF :

 

Sur le site de l'OMS

20:06 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe, hygiene, amu |  Facebook |

30/11/2008

Les pertes de connaissance brève en préhospitalier

Définition :

perte de connaissance complète et brève accompagnée de perte de tonus et fréquemment de chute.

Physiopathologie :

Au sens strict, les syncopes résultent d’une privation soudaine d'oxygène dans le cerveau, privation elle-même secondaire à une brutale réduction du débit sanguin dans les artères cérébrales mais leur expression univoque fait évoquer une multitude d'étiologies surtout du fait que le patient est vu en dehors de la crise.
Les lipothymies et syncopes s'intègrent dans le cadre plus vaste des pertes de connaissance brèves.

Clinique :

Le patient, brutalement, perd conscience, tombe, se blesse au cours de sa chute et reste étendu par terre. Les pouls et les mouvements respiratoires sont absents. Après quelques secondes, le malade reprend conscience, tout seul ou aidé par des stimulations externes de l'entourage, mais ne se souvient de rien ou éventuellement uniquement des symptômes ayant précédé immédiatement la syncope proprement dite. Il y a par contre une amnésie totale de la chute. Si la syncope se prolonge, une crise convulsive généralisée peut survenir.

La syncope est différente de la lipothymie, malaise bénin avec vertige, sans arrêt du coeur ni de la respiration.

Incidence :

Problème fréquemment rencontré, dans divers contexte clinique.

Causes :

L’objectif du secouriste ambulancier n’est pas de poser le diagnostic, mais bien de faire les gestes adéquats. La compréhension des causes de la maladie permet de mieux comprendre la logique des gestes de premiers secours.

25% cardiaques, 25% non cardiaques, 50% inconnues.

1 Causes cardiaques


Perte de conscience à début brutal, pâleur, possible crise convulsive

1.1 Trouble du rythme
- tachycardie: supraventriculaire ou ventriculaire (10%)
- bradycardie: bloc auriculo-ventriculaire (4%)
1.2 Insuffisance coronarienne (cardiopathie ischémique, angor, infarctus)
1.3 Rétrécissement aortique

2 Causes réflexes


2.1 malaise vagal (13%)
Perte de conscience à début progressif, favorisée par: émotion, fatigue, peur, jeûne, douleur, anxiété, ponctions.
Signes fonctionnels: impression de malaise général, sans perte de connaissance totale, faiblesse musculaire, bouffées de chaleur, vision floue
Signes physiques : bâillements, pâleur, sueurs, bradycardie.
Evolution en général favorable, pouvant être émaillée de chute, vomissement et fausse route, des convulsions sont possibles.
Survenue possible au décours de l'infarctus du myocarde (localisation inférieure).
2.2 Syncope d'origine sino-carotidienne
Survient en général debout, déclenchée par la rotation de la tête ou un col trop serré provoquant une stimulation du sinus carotidien.
2.3 Hypotension orthostatique (7%)
Survient en orthostatisme, régresse en décubitus.


3 Hypoglycémie


Le malaise hypoglycémique est rarissime chez les non-diabétiques.
Il survient chez le diabétique traité ou en début de traitement par insuline.
Signes fonctionnels: irritabilité, malaise et fatigue, sueurs, troubles de conscience, hypertonie, convulsions.
Y penser chez l'alcoolique.
évolution favorable sous traitement.

4 Causes neurologiques


4.1 Convulsions
Contractures musculaires involontaires, toniques et cloniques associées le plus souvent à une perte de connaissance brutale.
L'absence de morsure de langue et de miction sont fréquentes.
En faveur de l'épilepsie: antécédent de lésion intra-cranienne, sevrage d'anticomitiaux, aura (hallucinations, illusions, troubles du comportement), respiration stertoreuse.
La crise généralisée dure quelques minutes, la récupération est caractérisée par sa lenteur.
Elle peut se compliquer:
- de troubles respiratoires (régurgitation, vomissement, inhalation)
- de traumatismes (choc, fracture)
Les crises convulsives peuvent également apparaître
- au cours d'une détresse cardio-circulatoire
- au cours d'un malaise hypoglycémique

4.2 Tétanie, spasmophilie
Circonstances: malaise sans perte de connaissance, en public.
Signes fonctionnels: respiration ample, paresthésies des extrémités, palpitations, difficultés à déglutir, sensation de boule dans la gorge, hyperventilation, angoisse, anxiété, crampes, clonies des paupières, main d'accoucheur, hyperventilation, contractures généralisées.
Aucune détresse cardio-ventilatoire.
Evolution favorable.
4.3 Accident vasculaire cérébral
Ne pas évoquer d'emblée un accident vasculaire cérébral ou un accident ischémique transitoire devant une perte de connaissance isolée.
En cas de déficit associé, penser aussi à l'hypoglycémie.

4.4 Vertiges
Station debout impossible, fréquents vomissements.

4.5 Hystérie
Mouvements pseudo-convulsifs, yeux occlus qui résistent à l'ouverture, absence de réactions à la douleur. Survenue devant témoins, chez les hommes aussi.

5 Effets adverses des médicaments (3%)

Conduite à tenir pour l’ambulancier :

-         danger – sécurité (détecteur CO porté et fonctionnel)
-         parler et rassurer par des mots et par votre professionnalisme (comportement, le bon geste au bon moment, tenue, …)
-         détresse vitale ?
    
o       conscience
  o       respiration
  o       circulation
-         appel renfort (médical) si
  
o       inconscient, traumatisme crânien ou médullaire
 o       détresse respiratoire
 o       instabilité hémodynamique (rythme lent ou trop rapide, irrégulier mal toléré)
-         si chute : respect axe tête-cou-tronc
   
o       recherche de lésions cutanées, de gonflement (entorse, luxation) ou de fracture

-         Position :
   
o       Inconscient et respire : PLS + canule de Guedel + oxygène au masque 10 l/min
 o       Décubitus dorsal, jambes surélevées ou trendelenburg si chute (axe TCT à respecter)
-         Eau fraîche sur le visage
-         Oxygène au masque 10 l/min
-         Pulse oxymètre
-         Bilan secondaire
   
o       Mesurer glycémie
 o       Déficit neurologique (montrer les dents, serrer les 2 mains, bouger les 2 pieds, faire parler le patient)
 o       Contexte, pathologies, allergies et médicaments du patient

 

Traitement médical :

a)      Symptomatique : traiter les symptômes présentés par le patient

b)      étiologique : traiter la cause mise en évidence

c)      bilan étiologique :

a.       prise de sang

b.      radio de thorax

c.       ECG, voire Holter

d.  doppler carotidien

e.  échographie cardiaque

 

 

22/11/2008

Présentation des maladies cardio-vasculaires en urgence

Les manifestations des pathologies cardio-vasculaires sont variées.
Ces multiples facettes rendent difficile l'évaluation de la situation pour l'ambulancier.
Il est donc capital de se focaliser sur les gestes à poser et la recherche des signes de gravité, plutôt que d'établir un diagnostic qui reste un acte médical.

Mon patient est- il en danger ? Y a t il une menace vitale ?
La situation est elle stable ?

Les manifestations cliniques les plus fréquentes sont :
- douleurs thoraciques
- dyspnée (difficultés respiratoires)
- troubles de la conscience (débit cardiaque insuffisant pour apporter au cerveau ses besoins de base : oxygène et glucose)
- hémorragie externe
- signes de choc
- troubles de la parole et de la motricité (AVC)
- membre froid et douloureux

Le "panier" des douleurs thoraciques englobe de multiples pathologies potentiellement létales.

Les pathologies sont :
- la cardiomyopathie ischémique : angor et infarctus du myocarde
- décompensation cardiaque (Gauche : Œdème aigu du poumon ; Droite : œdème des membres inférieurs, hépatalgies, etc.)
- les troubles du rythme
- l’embolie pulmonaire
- l’Accident Vasculaire Cérébral
- les maladies de l’aorte : dissection de l’aorte thoracique ou abdominale
- hémorragie externe

Que faire ?
- évaluer les risques
- mesures de sécurité (patient, intervenants, témoins, …)
- évaluer la situation clinique (anamnèse, conscience, FC, TA, FR, peau, douleur (VAS), température, glycémie), pulse oxymètre (SpO2)
- stopper l’hémorragie, le cas échéant
- rassurer le patient et son entourage par votre comportement professionnel, par des mots, par l’écoute
- besoin de renfort(s) – informer le centre 100 de l’évolution de la situation ?
- Positionner le patient (Assis, coucher pour les hémorragies, PLS, Assis avec les jambes pendantes pour l’OAP, coucher avec les jambes surélevées pour le choc)
- Oxygénation au masque facial (au moins 6 L/min)
- surveiller en permanence l’état du patient

 

01/11/2008

Convulsions hyperthermiques

Définition :

Les convulsions hyperthermiques (encore appelées fébriles) sont des crises d’épilepsie survenant à l’occasion d’une élévation de la température. Elles surviennent le plus souvent chez le petit enfant (entre 9 mois et 5 ans) et traduisent la susceptibilité plus grande du cerveau à déclencher une crise d’épilepsie en cas de fièvre à cet âge

Le diagnostic repose sur la coexistence

- d'une crise convulsive
- et d'une fièvre élevée, souvent supérieure à 39°C,
en dehors de toute infection du système nerveux central (méningite, méningo-encéphalite).

On distingue deux types :

a) Convulsion hyperthermique simple : 90% des cas

Les caractéristiques cliniques de la convulsion sont :

1. Age de survenue : entre 9 mois et 5 ans
2. Durée brève (inférieure à 10 minutes)
3. Crise généralisée, absence de déficit moteur post-critique
4. Absence de pathologie neurologique sous jacente

b) Convulsion hyperthermique complexe : 10% des cas

Les signes de gravité sont :

  1. Age de survenue : < à 9 mois ou > à 5 ans
  2. Durée de la crise > à 15 minutes
  3. Caractère focal de la crise, touchant un hémicorps ou accompagnée d'un déficit moteur post critique
  4. Retard psychomoteur antérieur à la crise convulsive ou examen neurologique anormal
  5. Antécédents familiaux d'épilepsie

Conduite à tenir :

-         Noter l’heure du début de crise et la durée de celle-ci
-         protéger l’enfant pendant la crise (traumatisme, morsure, …)
-         si obstruction des voies aériennes supérieures,
  o       placer une canule de Guedel de taille adaptée
  o       PLS
-         Surveiller attentivement l’enfant (conscience, ventilation, …)
Une fois la crise terminée,
-         Mesurer la température
-         faire baisser la température de l'enfant rapidement
  o       déshabiller totalement l’enfant
  o       donner un bain de 2° de moins que la température de l’enfant
  o       mouiller l’enfant (aussi la tête) avec de l'eau tiède sans l'essuyer et éventuellement placer l’enfant mouillé devant un ventilateur
-         L'enfant doit être examiné par un médecin après l'épisode (la possibilité d'une infection du système nerveux central doit cependant toujours être écartée)

-         Hospitalisation si
  o       première convulsion hyperthermique chez le nourrisson de moins de 2 ans
  o       crise complexe.
-         Dans le cas d'un pronostic favorable, le contraste est toujours grand entre la bénignité des convulsions hyperthermiques et le vécu dramatique des parents. Il doit être pris en compte dans l'évaluation et le choix de l'attitude thérapeutique.
-         Rechercher la cause de la fièvre
-         En cas de fièvre chez un enfant à risque de convulsions hyperthermiques, il parait prudent d’instaurer immédiatement un traitement antipyrétique. (Brit Med J 303 : 634-636 (1991)). 

Pronostic :

 -         Le risque de récidive après un premier épisode de convulsions hyperthermiques est de 20 à 40% ;
-         Les résultats d'une étude de cohorte chez 381 enfants montrent que les enfants ayant présenté des convulsions hyperthermiques, même récidivantes, sans traitement préventif ne diffèrent pas des enfants qui n' ont jamais fait de convulsions hyperthermiques pour ce qui concerne leur développement intellectuel et comportemental (N Engl J Med 338 : 1723-1728 (1998)).

31/10/2008

Pourquoi ne pas fumer en intervention ?

Depuis peu (…), la loi interdit depuis le 01/01/2006 de fumer dans les locaux et véhicule dans le cadre du travail.

Il va de soi que l’on ne fume pas dans une ambulance.

 

Le tabagisme actif (celui qui fume) comme passif (celui qui respire la fumée de la cigarette du fumeur) tue. Fumer, c’est mettre sa vie et celle des autres en danger.

 

Le tabac n’étant pas bon pour la santé, il est inconcevable qu’un professionnel de la santé expose son patient à la cigarette ! Et un ambulancier qui sent la cigarette ne fait pas bonne impression.

 

Il en va aussi de l’image de marque de l’ambulancier. La population ne fait pas de distinction, un pompier est un pompier et un ambulancier est un ambulancier.  Il suffit d’un fruit gâté dans le panier pour ternir l’image de toutes les autres.

L’image d’Epinal du pompier « fumeur et alcoolique » est révolue. Il reste quelques exemplaires, mais ils sont en voie de disparition. Et heureusement.

Un récent sondage, affiché avec fierté par la FRCSPB, montre que les belges ont confiance en leurs pompiers. Normal, ils sont là pour les aider et les sauver dans les moments de détresse … Il ne faut donc pas croire que tout est gagné de ce côté-là.
Notre image se travaille au quotidien par un comportement exemplaire et digne de confaince  en toutes circonstances (professionnelles et privées).

 

De plus, pour être apte médicalement à exercer, il faut être en bonne condition physique afin de pouvoir aider efficacement le patient et son collègue avec lequel on travaille au quotidien.

Le tabac abîme vos poumons et vous intoxique chronique notamment au CO (monoxyde de carbone), ce qui limite vos capacités respiratoires et votre aptitude à réaliser un effort.

Les maladies respiratoires handicapent aussi la vie à partir d’un certain moment : bronchite chromique, emphysème, …

 

La limitation des capacités physiques est un des éléments prépondérant dans les échecs au niveau de la sélection médicale au travers de la mesure de la consommation maximale en oxygène (VO2 max). Ce dernier est un excellent indicateur de la performance potentielle dans les épreuves d'endurance.

 

Le tabagisme nuit à votre propre santé. Facteur de risque pour de nombreux cancers (poumons, vessie, gorge, …), c’est aussi un facteur de risque indépendant pour les maladies cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle en particulier).

L’insuffisance respiratoire, l’HTA mal contrôlée et la cardiopathie ischémique sont des éléments qui vous rendent inaptes à la pratique de votre profession !

 

En outres, la profession d’ambulancier et de pompier est très stressante de par les situations souvent catastrophiques rencontrées (décès, détresse humaine ou sociale, etc).

Stress, tabac, hypertension, obésité sont tous des facteurs prédisposant majeurs à faire un infarctus.

Évènement qui arrive malheureusement très souvent chez les pompiers de 60 à 70 ans.

 

J’allais oublier votre pouvoir d’achat. Cela de vient un luxe de fumer par les temps qui courent. Si fumer permet de vous relaxer, épargner le prix de vos cigarettes et vous partirez en vacances bien plus relaxantes que de la fumée …

 

Solutions :

1 . ne jamais commencer

2. trouver une bonne motivation

3. des aides médicales existent pour vous aider dans le sevrage et vous expliquer les remous dans votre santé suite à l’arrêt de la cigarette pendant quelques mois (risque de prise de poids, d’infection des voies aériennes supérieures) qui ne sont rien à côté des bénéfices de l’arrêt complet du tabagisme.

10:26 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tabac, securite, qualite, amu |  Facebook |

21/10/2008

Recannaître un AVC

Une des fonctions capitales que peut jouer un ambulancier.

Bouche déviée, troubles de la parole, diminution de la force dans un membre ...
Notez l'heure du début des symptomes et direction l'hôpital !

 

http://www.reconnaitreunavc.be/faites-le-test.php

 

Un AVC (accident vasculaire cérébral), aussi appelé thrombose cérébrale ou attaque signifie littéralement un accident dans les vaisseaux sanguins du cerveau.
Il se produit 52 AVC chaque jour en Belgique, avec de graves conséquences pour le patient et ses proches.
Un AVC peut se présenter sous deux formes:

-         ischémique (infarctus cérébral)

-         et hémorragique (hémorragie cérébrale).

 

Un AVC peut être lourd de conséquences.
Le patient peut mourir, en sortir physiquement handicapé, avoir des problèmes mentaux et/ou sociaux.
La gravité des lésions du tissu cérébral détermine les conséquences d'un AVC. C'est pourquoi il est important de réagir au plus vite.
En effet, chaque minute compte pour le patient !

 

Attention, le compte à rebours est lancé dès les premiers signes.
Après trois heures, un traitement anti-thrombotique n'a plus guère de chances de réussite et les dégâts cérébraux seront plus graves.

15:20 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, avc |  Facebook |

13/10/2008

Médicaments et conduite automobile

De nombreux médicament peuvent influer sur la capacité à conduire un véhicule automobile, un engin de chantier, une machine dangereuse.
Les perturbations induites seraient même en cause dans environ 10 % des accidents de la voie publique.

 

Heather Locklear a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies par l’utilisation de médicaments finseptembre 2008.
L’actrice, qui était dans un centre de soins de l’Arizona en juin afin d’être traitée pour l’anxiété et la dépression, a été arrêtée vers 16h30 puisqu’elle conduisait de façon erratique dans le comté de Barbara en Californie.
L’actrice de 47 ans a été menée à une prison locale vers 19h où elle a été accusée de conduite avec facultés affaiblies par les médicaments. Elle a été libérée vers 23h après avoir versé la caution de 5000 $.

 

Quels sont les vrais risques de la prise de médicaments pour la conduite ?
Vous êtes malade ? Alors si vous n’êtes pas masochiste, vous suivez un traitement…
Gaffe, qui dit médicament dit à la fois substances pour la résorption de l’affection dont vous souffrez, mais aussi substances qui sont là pour vous faire supporter la douleur induite par la maladie.
Et là : pas de chance : dans l’immense majorité des cas : votre médicament vous met dans un état incompatible avec la conduite !
Entre 8% et 30% des accidents mortels sont dus à la prise de médicaments.
Une étude menée à partir des résultats de 169 analyses sanguines réalisées en 1998 et 1999 sur des conducteurs impliqués dans des accidents corporels ou mortels a révélé la présence d'au moins une famille de stupéfiants parmi lesquels 3,9 % pouvaient correspondre à un traitement thérapeutique.

 

Les effets affaiblissants :
la somnolence et la perte de vigilance sont les plus connus. C’est le cas des tranquillisants et antidépresseurs qui agissent sur le système nerveux central. Inquiétant quand on sait que Notre pays est un des plus grands consommateurs de médicaments et notamment de somnifères et de tranquillisants.
Avec eux, vous pouvez alors ajouter d’autres troubles comme la perte de l’équilibre (gênant en moto…) ; du raisonnement donc des temps de réaction allongés.
Continuons : l’insuline pour le traitement du diabète entraîne une baisse de la vigilance. Certains médicaments destinés à lutter contre l'hypertension artérielle ou l'insuffisance coronarienne qui peuvent entraîner une baisse de la pression artérielle accompagnée d'un malaise.
Et pour finir certains médicaments pris par voie locale (collyre) ou générale qui peuvent provoquer des troubles de la vision.

Les effets euphorisants : d’autres médicaments provoquent des effets inverses, pas moins dangereux pour autant, ils sont qualifiés de stimulants.
Dans ce cas, vous êtes dans un état euphorique qui vous fait oublier le risque, ce peut être le cas de la cortisone qui induit des troubles psychiques.
Enfin, si vous prenez deux ou plusieurs produits entraînant de la somnolence, leurs effets se potentialisent (la somme de leurs effets est supérieure à leur addition).

 

Médicaments + conduite = pas toujours compatible

 Voir dossier de l'IBSR sur ce sujet :

ibsr

 

11/10/2008

Alerte de la Santé publique au sujet d’ecstasy fortement dosé

Différentes analyses de l’Institut scientifique de Santé publique indiquent des concentrations élevées et dangereuses de substance MDMA dans des tablettes d’ecstasy saisies. Les consommateurs de ces produits risquent d’absorber de fortes doses, avec de graves conséquences pour leur santé.

Des tablettes d’ecstasy fortement dosées circulent depuis plusieurs mois (de 120 à 147 mg MDMA (MDMA-base) par pilule). Ces pilules sont donc 2 à 3 fois plus dosées qu’une pilule d’XTC habituelle. Le risque de prendre une dose trop forte est en augmentation, surtout chez les utilisateurs non expérimentés.

Une dose de MDMA plus élevée cause davantage de dommages au cerveau. De plus, des tablettes hautement dosées ne sont pas seulement plus dangereuses au niveau des effets immédiats, mais aussi au niveau des effets à long terme.
Une overdose d’ecstasy (MDMA) peut mener à

-          une température qui est dangereusement élevée (+40°),

-          des troubles du rythme cardiaque,

-          une hausse de tension,

-          des convulsions et une confusion.


La couleur, le logo et les autres caractéristiques visibles des tablettes changent régulièrement. De plus, on ne peut jamais être certain de la quantité de substance active que contient une tablette lorsqu’on l’achète, ni de ses effets.

Il y a également une nouvelle forme d’ecstasy qui apparaît sous forme de petits cristaux, composés de MDMA quasi pure (95 à 98%). Le dosage correct de ces cristaux est très difficile pour l’utilisateur puisqu’ils sont de taille différente. Les effets sont donc imprévisibles.

- Pour des informations sur les drogues : Infor-Drogues (www.infor-drogues.be, ligne téléphonique 24h/24 : 02/227.52.52 et permanence Internet sur http://www.infordrogues.be/e-perm_index.php) ; Modus Vivendi (www.modusvivendi-be.org et www.myspace.com/modusfiesta).
- A Bruxelles, il existe le réseau "Quality nights" (www.qualitynights.be) informant sur les possibilités de sorties. Ce réseau est conscient des dangers, notamment de la consommation de drogue, et offre un cadre adapté.

12:08 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication |  Facebook |