13/08/2008

GSM : dangereux au volant !

Depuis le 1er juillet 2000, il est interdit de téléphoner en conduisant, à moins d’utiliser un système «mains libres». L’art. 8.4 du code de la route stipule que «sauf si son véhicule est à l’arrêt ou en stationnement, le conducteur ne peut faire usage d’un téléphone portable en le tenant en main».

Combiner l'utilisation du téléphone et la conduite d'un véhicule est considéré comme une infraction du 1er degré qui est donc sévèrement sanctionnée.

 

Sanction 100 €, une paille à côté d’un accident mortel potentiel !

 

Téléphoner en conduisant détourne l’attention et est donc potentiellement dangereux. C’est une cause d’accident que l’on peut facilement éviter.

Le risque d’accident augmente de 75 %.

Pourquoi ?

a) On quitte la route des yeux.
Le temps de prendre le téléphone pour répondre à un appel, ou pour les plus inconscients, former un numéro, ou le choisir sur une liste.
Dans le premier cas, on est distrait 5 secondes, 12 secondes pour un numéro préprogrammé.
C’est peu ? C’est 140 m et 330 m parcourus à la vitesse de 100 km.h.-1.

b) On perd sa concentration.
Même avec un kit mains libres, l’attention se focalise sur la conversation plutôt que sur la conduite.
Cette perte de concentration ressemble aux effets dus à l’abus de l’alcool :

- allongement du temps de réaction,

- rétrécissement du champ visuel, surtout latéral,

- réduction instinctive de la vitesse (d’environ 12%), qui peut se révéler dangereuse dans un trafic dense,

- manque d’attention envers l’environnement extérieur et les panneaux.
Plus de trois conducteurs sur quatre oublient de s’arrêter aux passages piétons, et deux sur trois ne se souviennent pas des panneaux qu’ils viennent de croiser.
Enfin, on a tendance à dévier de sa trajectoire.

 

Téléphoner tout en conduisant met donc les autres usagers en danger !

 

http://www.bivv.be/dispatch.wcs?uri=717684902&action=viewStream&language=fr

 

Il en est de même pour les postes radios dans les véhicules d’intervention qui sont plus souvent que les autres impliqués dans les accidents de circulation. C’est le convoyeur qui s’occupe des procédures radios (excepté lorsque le véhicule est à l’arrêt).

06:30 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite routiere |  Facebook |

11/08/2008

Circulaire ministerielle NPU-1 relative aux plans d'urgence et d'intervention

La Circulaire ministerielle NPU-1 relative aux plans d'urgence et d'intervention du 26/10/2007 a pour objet d'expliquer les dispositions et les principes énoncés dans l'arrêté royal du 16 février 2006 relatif aux plans d'urgence et d'intervention (Moniteur belge du 15 mars 2006).

http://staatsbladclip.zita.be/moniteur/lois/2007/01/10/loi-2006000885.html

06:45 Écrit par Dr CD dans Pompiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompiers, legisltation, plans urgence |  Facebook |

10/08/2008

Impressions de la population sur les professions

Les pompiers ont la cote, pas les hommes politiques

08.08.08 - 11:10 (Belga)

Le citoyen lambda fait confiance aux pompiers, à son facteur et aux enseignants et se méfie comme de la peste des hommes politiques, des publicitaires et des chefs d'entreprise, selon une étude internationale réalisée par la société de services marketing GFK.

Ce sont les pompiers qui recueillent le niveau de confiance le plus élevé (89%) - avec des scores record en Suède (99%) et en Belgique (97%) -, juste devant les postiers (82%) et les enseignants (81%). En Belgique, les postiers ont un peu moins la cote (75%) et sont devancés par les enseignants (88%). Le médecin reste une figure populaire dans l'imaginaire collectif, avec 78% des personnes interrogées dans le monde qui lui font confiance, suivi de près par l'armée (77%). Le clergé inspire la confiance de 62% des personnes interrogées. En Europe de l'Ouest et en particulier en Belgique, il fait l'objet d'un plus grand scepticisme. La police réalise par ailleurs un meilleur score en Europe de l'Ouest qu'ailleurs. En Belgique, le policier est populaire et se place en cinquième position de ce hit-parade de la confiance. Avec respectivement 54% et 52% d'opinions favorables, les spécialistes en marketing et les fonctionnaires obtiennent encore la moyenne.

Sont recalés: les avocats (46%) , les banquiers, les syndicalistes et les journalistes (41%).

Les responsables du marketing ne recueillent que 36% d'opinions favorables, devant les chefs d'entreprises (28%) et les publicitaires (27%).

Mais ce sont les hommes politiques qui inspirent le plus de méfiance. Seuls 17% des personnes interrogées dans le cadre de cette étude leur font confiance. En Belgique, une personne sur cinq accorde sa confiance aux hommes et femmes politiques, avec une nette différence entre la Wallonie (14%) et la Flandre (24%).

Les pompiers et ambulanciers ont une image positive auprès de la population. Cela se travaille tous les jours par un comportement et des attitudes professionnelles en toutes situations.
Tenue vestimentaire, comportement, savoir être et savoir faire.
A poursuivre sur ce chemin !

08:15 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pompiers, ethique |  Facebook |

09/08/2008

Horaire cours AMU formation base 2008-2009

Cours WE :

- 15/11/2008 AM : urgences cardio-vasculaires et respiratoires
- 15/11/2008 PM : urgences abdominales, urinaires et gynécologiques
- 13/12/2008 AM : urgences neurologiques, endocriniens, psychiatriques, stress et divers

cours en semaine :

- 2/12/2008 : urgences cardio-vasculaires et respiratoires
- 4/12/2008 : urgences abdominales, urinaires et gynécologiques
- 9/12/2008 :  urgences neurologiques, endocriniens, psychiatriques, stress et divers.

Si vous avez des questions sur le cours d'anatomie, préparez les. J'y répondrai en fin de cours.

 

18:51 Écrit par Dr CD dans IPF Namur Horaire cours | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : horaire cours |  Facebook |

Anatomie du tube digestif

Le Tube digestif

Le tube digestif est un long conduit de 10 à 12 mètres composé de muscles et de membranes. Il s’étend de l'entré de la bouche à l’anus et compte sept segments: la bouche, le pharynx, l’oesophage, l’estomac, l’intestin grêle, le gros intestin et l’anus.
Au niveau des tissus, le tube digestif se compose de quatre couches:

- la couche muqueuse (couche la plus interne),

- la couche sous-muqueuse qui est conjonctive,

- la couche musculaire

- et la couche séreuse (couche externe) formée par le péritoine.

 

Cavité buccale

 

La cavité buccale occupe la partie inférieure de la face.
Elle est composée
- des lèvres,
- de la langue,
- du palais;
- du voile du palais prolongé par la luette ;
- des joues ;

- des piliers du voile du palais sur les côtés. De chaque côté, le pilier antérieur et le pilier postérieur délimitent la fosse amygdalienne.

 

Dents

 

Les dents sont au nombre de 32 chez l’adulte.

Sur chaque mâchoire, elles se répartissent en:
- 4 incisives qui coupent,
- 2 canines qui déchirent,
- 4 prémolaires qui écrasent,
- 6 molaires qui broient.

 

Langue

 

La langue est une masse musculaire. Elle a une forme triangulaire et présente une base et une pointe.
Près de la base, quelques grosses papilles sont disposées selon un V, le V lingual.
Sa muqueuse montre de nombreuses papilles qui participe à l’organe des sens qu’est la gustation.

 

Pharynx

 

Le pharynx est le carrefour aéro-digestif. C'est un conduit faisant communiquer les fosses nasales et le larynx d'une part, la cavité buccale et l'oesophage d'autre part. C'est le carrefour

des voies aériennes et digestives qui se croisent à ce niveau établissant les relations nez/poumons et bouche/estomac

et aux trompes d'Eustache en liaison directe avec l'oreille moyenne.

Il conduit les aliments de en direction de l'estomac qui le prolonge.

Il est constitué d'une muqueuse reposant sur une musculeuse et compte trois étages :
- le rhino-pharynx, étage supérieur en arrière des fosses nasales où s'ouvrent les choanes, ainsi que les trompes d'Eustache qui communiquent avec l'oreille moyenne,
- l'oropharynx, étage moyen communiquant avec la bouche
- l'hypopharynx, étage inférieur communiquant avec l'oesophage et présentant la partie supérieure de du larynx.

 

L’œsophage

 

Il s’étend du pharynx à l’estomac. Il mesure environ 25 cm pour un diamètre de deux à trois centimètres jusqu’à son extrémité inférieure, appelée cardia, où il s’abouche avec l’estomac.
Il descend entre la colonne vertébrale et la trachée, d’abord au cou, puis dans le médiastin postérieur. Il traverse ensuite le diaphragme (“hiatus oesophagien”) pour arriver dans l’estomac.
En amont, du cardia, l'oesophage est un sphincter physiologique, appelé “sphincter oesophagien inférieur” qui lui sert de clapet anti retour empêchant le bol alimentaire de remonter lors des contractions de l'estomac pour se vider dans l'intestin grêle..

Estomac

 

L’estomac est une poche dilatée, en forme de cornemuse. Il est situé dans la partie supérieure de la cavité abdominale, sous le foie et le diaphragme, au-dessus du côlon transverse.
Il présente deux extrémités, la supérieure ou cardia et l’inférieure ou pylore, toutes deux munies de sphincters.
L’estomac est vascularisé directement ou indirectement par le tronc coeliaque (branche de l’aorte).
Les veines suivent les artères pour aboutir, soit dans la veine porte, soit dans la veine mésentérique supérieure.

 

Duodénum

 

La première portion de l’intestin grêle est fixe, accolée par le péritoine aux plans postérieurs et aux autres organes digestifs. C’est le duodénum. L’autre, portion, mobile, est enveloppée dans un repli péritonéal particulier appelé mésentère. C’est le jéjuno-iléon.

Le duodénum fait suite à l’estomac. Il commence au pylore et se termine duodéno-jéjunal. Sa longueur est de 25cm, il est adhère à la paroi abdominale postérieure et il a la forme d'un cadre presque complet moulant le contour de la tête du pancréas dont il est solidaire. On lui décrit quatre portions:
- le premier duodénum ou D1, dirigé transversalement à droite. Cette portion commence par une dilatation, le bulbe, qui présente à la radiographie une image triangulaire;
- le deuxième duodénum ou D2, descend verticalement, puis se coude pour se continuer par la portion suivante. Il reçoit l’abouchement conjoint du canal excréteur du pancréas (canal de Wirsung) et du canal cholédoque constituant une partie des voies biliaires;
- le troisième duodénum ou D3, dirigé transversalement de droite à gauche, au devant de la colonne et des gros vaisseaux. Peu après avoir passé la ligne médiane, il se coude pour se continuer par la quatrième portion;
- le quatrième duodénum ou D4, remonte en haut et à droite et se termine par un angle ouvert en bas, l’angle duodéno-jéjunal.

Jéjunum et iléon

 

Le jéjuno-iléon s’étend de l’angle duodéno-jéjunal à la valvule iléo-caecale.

Il est constitué les anses grêles proprement dites, qui remplissent la majeure partie de l’étage inférieur de la cavité abdominale.

Sa longueur totale est d’environ 6 mètres. Il est replié à l'intérieur de la cavité abdominale où il décrit une série de fluctuosités, les anses intestinales. On lui distingue deux parties:
- le jéjunum ou partie proximale,
- l’iléon ou partie distale.

Le jéjuno-iléon est lui aussi caractérisé par la présence de valvules conniventes sur sa face interne. Il est relié au péritoine postérieur par un repli très large, le mésentère, dans lequel se trouvent:
- l’artère mésentérique supérieure, née de l’aorte abdominale et distribuant le sang artériel aux capillaires de paroi et notamment ceux de la muqueuse;
- la veine mésentérique supérieure qui draine l’intestin grêle. Elle se jette dans la veine porte qui va vers le foie
- des canaux lymphatiques drainés par le canal thoracique

 

Le gros intestin

 

Le gros intestin fait suite à l'intestin grêle et se termine à l'anus. D'une longueur de 1,5 mètre environ et d'un diamètre de 3 à 8 centimètres, il décrit un cadre à la périphérie de la cavité abdominale.
Son aspect est différent de celui du grêle, à cause de la présence de trois bandelettes musculaires longitudinales qui le ramassent sur lui-même en créant des bosselures séparées par des sillons transversaux.

On lui distingue plusieurs segments:
- le caecum est la portion initiale, dans laquelle aboutit le grêle. C’est un cul-de-sac situé dans la fosse iliaque droite. L’abouchement de l’intestin grêle dans le caecum présente un sphincter, la valvule iléo-caecale ou valvule de Bauhin,
- l’appendice iléo-caecal se détache du caecum. C’est un segment de gros intestin resté à l’état embryonnaire,
- le côlon s’étend du caecum au rectum. En considérant les différents changements de direction qu’il effectue, on parle:

-         de côlon ascendant qui est fixe, montant verticalement du caecum jusqu’à la face inférieure du foie ;

-         de côlon tranverse, qui est mobile, dirigé transversalement de droite à gauche et légèrement de bas en haut, jusqu’au dessous de la rate;

-         de côlon descendant qui descend verticalement jusqu’à un plan horizontal qui correspond à la partie la plus élevée de la crête iliaque;

-         de côlon sigmoïde qui descend verticalement jusqu’à croiser le muscle psoas gauche pour se continuer dans le rectum au niveau de la troisième vertèbre sacrée.

-         le rectum fait suite au côlon sigmoïde et se termine par l’anus. Il est dépourvu de bosselures et présente de haut en bas deux portions: l’une dilatée est l’ampoule rectale, l’autre, le canal anal, plus étroit.
- l’anus qui est muni d’un système musculaire très développé, disposé en un sphincter strié.

 

Les annexes au tube digestif :

 

Glandes salivaires

A l’échelle anatomique, il existe trois paires de glandes salivaires.
L’examen microscopique révèle en outre la présence de nombreuses petites glandes réparties sur toute la surface de la cavité buccale.
Elles déversent dans la bouche leur sécrétion appelée salive à raison de 1000 à 1500 ml par jour.

a) La parotide
La glande parotide est située au-devant de la mastoïde, en arrière de la branche montante de la mandibule et en-dessous du rocher temporal. Elle est de forme triangulaire. C'est la plus grosse des glandes salivaires, elle pèse 25 grammes. Elle est traversée par l’artère carotide externe, la veine jugulaire et par les divisions du nerf facial.
Le canal excréteur ou canal de Sténon se dirige vers l’avant pour s’ouvrir dans la bouche en regard de la première molaire supérieure.
b) La sous-maxillaire
La glande sous-maxillaire est située contre la face interne du maxillaire inférieur, au-dessus de la ligne mylo-hyoïdienne. Son poids est d'environ 7 grammes. Son canal de Wharton, se porte en avant et en dedans et se termine près du frein de la langue, au niveau du plancher buccal.

c) La sublinguale
La glande sublinguale est la plus petite des glandes salivaires. Elle se situe sous la langue. Son poids est de 3 grammes environ. Elle est séparée de la sous-maxillaire par un muscle. Elle présente une dizaine de petits canaux excréteurs ou canaux de Walther, qui s’ouvrent directement dans la cavité buccale.

Le foie

 

Le foie est le plus volumineux des viscères. Il pèse en lui-même 1,5 kg, auquel il faut ajouter environ 0,5 kg de sang chez le vivant. Sa surface est lisse et brunâtre. Il est situé en arrière des côtes, sous la partie droite du diaphragme, mais déborde vers la gauche, recouvrant presque totalement l'estomac. Il est composé de 4 lobes et reçoit un apport sanguin important
On appelle hépatite l'inflammation du foie (le plus souvent causée par un virus, ou une agression par un toxique) et cirrhose une inflammation chronique et progressive (souvent causée par l'alcoolisme ou une infection chronique).

La face inférieure contient dans sa partie antérieure la vésicule biliaire et dans sa partie postérieure la veine cave inférieure.

Le sillon gauche contient le ligament rond, l’ancienne veine ombilicale oblitérée et fibrosée. En arrière se trouve le canal veineux d’Arantius, qui est lui aussi un vestige de la circulation foetale.

Le sillon transversal contient l’artère hépatique et la veine porte. Il constitue le hile du foie.

Le foie est entouré par une capsule fibreuse qui pénètre à l’intérieur de l’organe en accompagnant les vaisseaux, les canaux et les nerfs. C’est la capsule de Glisson.
Le sang de la circulation fonctionnelle (intestinale) est amené par la veine porte. Il traverse ensuite le lobule et il quitte le foie par les veines sus-hépatiques, qui rejoignent la veine cave inférieure.
La circulation nourricière du foie est assurée par l’artère hépatique.
La bile est secrétée par les cellules des lobes hépatiques. Elle est ensuite drainée les voies biliaires intra-hépatiques puis extra-hépatiques pour se déverser dans le duodénum.
Rôle du foie

Le foie est d'une très grande importance pour l'organisme : il remplit de multiples fonctions métaboliques dont en voici quelques-unes :

Il transforme presque tous les nutriments absorbés par le tube digestif,

Il joue un rôle dans la régulation du taux plasmatique de cholestérol,

Il synthétise les protéines plasmatiques,

Il participe à la régulation de la glycémie,

Il emmagasine certaines vitamines,

Il effectue la détoxication de plusieurs substances qui peuvent être présentes dans le sang (alcool, médicaments, etc.),

Il transforme certains produits afin qu'ils puissent être excrétés par les reins,

Il forme les lipoprotéines nécessaires pour le transport des lipides dans le sang,
Etc.

Cependant, il n'a qu'une seule fonction digestive qui est la production de bile qui sera déversée dans le tube digestif par les voies biliaires.

 

Voies biliaires extra hépatiques

Les voies biliaires extra-hépatiques sont constituées par le canal hépatique, la vésicule, le canal cystique et le cholédoque.
Le canal hépatique donne naissance à une dérivation, le canal cystique qui se jette dans la vésicule biliaire.

La vésicule biliaire est un sac en forme de poire d’environ 7 cm de longueur.

La contraction de ces cellules par stimulation hormonale expulse le contenu de la vésicule biliaire dans le canal cystique.

Le canal cholédoque continue le canal hépatique au-delà de l’abouchement du canal cystique et forme avec lui la voie biliaire principale. La voie biliaire principale se termine dans l’ampoule de Vater au niveau D2 (2ème partie du duodénum). A ce niveau existe un anneau musculaire lisse, le sphincter d’Oddi.

 

Le pancréas

Le pancréas est une volumineuse glande solidaire du duodénum dans lequel il déverse ses secrétions. Il comprend:
- une tête inscrite dans le cadre duodénal,
- un corps situé derrière l’estomac et relié à la tête par le col ou isthme. La dernière portion ou
- une queue qui prolonge le corps au-delà de l’estomac et peut atteindre la rate.

Le canal excréteur ou canal de Wirsung rejoint le cholédoque au niveau de l’ampoule de Vater.

Il existe un second canal accessoire, le canal de Santorini. Il aboutit dans le duodénum un peu au-dessus du précédent.

Le parenchyme pancréatique est constitué en majeure partie d’acini et d’un système canalaire formé de canaux excréteurs.
Entre les acini se trouvent des amas de cellules endocrines groupées en « îlots de Langerhans ». Ces cellules contiennent de fines granulations, les cellules bêta, qui sécrètent l’insuline et les cellules alpha, qui produisent le glucagon.

18:38 Écrit par Dr CD dans Anatomie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : anatomie, tube digestif |  Facebook |

05/08/2008

Toxicité des fumées d'incendie

Ces derniers jours, deux incendies importants ont touchés la région de Charleroi.

Un incident de ce type provoque toujours bien des désagréments :
- sinistre pour les propriétaires du bien
- perturbation économique lorsque ce sont des entreprises
- risques immédiats de la propagation de l'incendie
- travail (et risques) importants pour les pompiers et autres services de sécurité (protection civile, police, aide médicale urgente).

Les fumées dégagées lors d'un incendie sont toujours toxiques.

En effet, les fumées ont différentes caractériques qui font toute leur dangerosité.
- Elles sont
mobiles
- Elles sont chaudes (et provoquent des brûlures)
- Elles sont inflammables
- Elles sont opaques
- Elles sont chargées de gaz imbrûlés qui sont toxiques. Chacun d'entre-eux possède un degré de danger variable pour la population en fonction de la quantité présente dans l'air à proximité. Cela est largement influencé par les conditions météorologiques et le relief (vents, pluies, pression atmosphérique, etc.).

Ces gaz dont la combustion a été incomplète sont présents dans les fumées qui se dégagent.
Quels sont ils ?

En premier, le fameux CO2, responsable de l'effet de serrre ! A haute concentration, il empêche l'oxygène de remplir nos poumons et induit la mort par asphyxie.
Ensuite, d'autres gaz. Des milliers de composants ont été indentifiés en fonction des matières en feu. Les principaux sont
le monoxyde de carbone ;
      
le cyanure (si laine, orlon, nylon, polyuréthane, uréaformaldéhyde et ABS (acrylonitrile-butadiène-styrène)) ;
les halogénés (si matières plastiques) ;
l’acide acétique (si bois, papier, …) ;
les
oxydes d’azote (si végétaux)
l'
 acide chlorhydrique (HCl)
le cyanure,
etc.

Ces gaz sont irritants pour les yeux, la gorge et les voies respiratoires.

De plus, les gaz inhalés provoquent des lésions chimiques à 2 niveaux :
-         l’appareil respiratoire et surtout des poumons ;
-         tout l’organisme, en réalisant une véritable intoxication par les produits toxiques qui pénètrent dans l’organisme au travers de la respiration.

Enfin, l'effet toxique peut persister après extinction de l'incendie.

L'inhalation de fumée refroidie est d'autant plus pernicieuse qu'elle n'entraîne pas de sensation de gêne à court terme.

Celle-ci est à l'origine de maladies chroniques, neurologiques ou respiratoires, capables d'engager le pronostic fonctionnel à long terme.

En conclusion, les fumées sont toxiques. Il est indispensable de suivre les conseils des professionnels et de la police en surmontant sa curiosité et son héroïsme.
Port de l'ARI et des tenues appropriées.
Respecter le périmètre de sécurité et un confinement durant quelques heures peut vous épargner bien des soucis ultérieurement.

Les pathologies rencontrées sont variées :
- décompenation d'une pathologie pré-existente
- brûlures
- traumatisme
- irritation oculaire
- asthme
- intoxication par les fumées
- coup de chaleur d'exercice chez les pompiers
- erreurs liées à la fatigue (stress, durée d'intervention prolongée, soif, faim, etc.)

Prenez le vent comme un "ami", c'est à dire dans le dos.

Saluons au passage le travail de toutes ces équipes de secours qui travaillent sans relâche afin de protéger la population et notre environnement.

11:30 Écrit par Dr CD dans Pompiers | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : intoxication, epi, ari, interventions |  Facebook |