31/10/2008

Pourquoi ne pas fumer en intervention ?

Depuis peu (…), la loi interdit depuis le 01/01/2006 de fumer dans les locaux et véhicule dans le cadre du travail.

Il va de soi que l’on ne fume pas dans une ambulance.

 

Le tabagisme actif (celui qui fume) comme passif (celui qui respire la fumée de la cigarette du fumeur) tue. Fumer, c’est mettre sa vie et celle des autres en danger.

 

Le tabac n’étant pas bon pour la santé, il est inconcevable qu’un professionnel de la santé expose son patient à la cigarette ! Et un ambulancier qui sent la cigarette ne fait pas bonne impression.

 

Il en va aussi de l’image de marque de l’ambulancier. La population ne fait pas de distinction, un pompier est un pompier et un ambulancier est un ambulancier.  Il suffit d’un fruit gâté dans le panier pour ternir l’image de toutes les autres.

L’image d’Epinal du pompier « fumeur et alcoolique » est révolue. Il reste quelques exemplaires, mais ils sont en voie de disparition. Et heureusement.

Un récent sondage, affiché avec fierté par la FRCSPB, montre que les belges ont confiance en leurs pompiers. Normal, ils sont là pour les aider et les sauver dans les moments de détresse … Il ne faut donc pas croire que tout est gagné de ce côté-là.
Notre image se travaille au quotidien par un comportement exemplaire et digne de confaince  en toutes circonstances (professionnelles et privées).

 

De plus, pour être apte médicalement à exercer, il faut être en bonne condition physique afin de pouvoir aider efficacement le patient et son collègue avec lequel on travaille au quotidien.

Le tabac abîme vos poumons et vous intoxique chronique notamment au CO (monoxyde de carbone), ce qui limite vos capacités respiratoires et votre aptitude à réaliser un effort.

Les maladies respiratoires handicapent aussi la vie à partir d’un certain moment : bronchite chromique, emphysème, …

 

La limitation des capacités physiques est un des éléments prépondérant dans les échecs au niveau de la sélection médicale au travers de la mesure de la consommation maximale en oxygène (VO2 max). Ce dernier est un excellent indicateur de la performance potentielle dans les épreuves d'endurance.

 

Le tabagisme nuit à votre propre santé. Facteur de risque pour de nombreux cancers (poumons, vessie, gorge, …), c’est aussi un facteur de risque indépendant pour les maladies cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle en particulier).

L’insuffisance respiratoire, l’HTA mal contrôlée et la cardiopathie ischémique sont des éléments qui vous rendent inaptes à la pratique de votre profession !

 

En outres, la profession d’ambulancier et de pompier est très stressante de par les situations souvent catastrophiques rencontrées (décès, détresse humaine ou sociale, etc).

Stress, tabac, hypertension, obésité sont tous des facteurs prédisposant majeurs à faire un infarctus.

Évènement qui arrive malheureusement très souvent chez les pompiers de 60 à 70 ans.

 

J’allais oublier votre pouvoir d’achat. Cela de vient un luxe de fumer par les temps qui courent. Si fumer permet de vous relaxer, épargner le prix de vos cigarettes et vous partirez en vacances bien plus relaxantes que de la fumée …

 

Solutions :

1 . ne jamais commencer

2. trouver une bonne motivation

3. des aides médicales existent pour vous aider dans le sevrage et vous expliquer les remous dans votre santé suite à l’arrêt de la cigarette pendant quelques mois (risque de prise de poids, d’infection des voies aériennes supérieures) qui ne sont rien à côté des bénéfices de l’arrêt complet du tabagisme.

10:26 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tabac, securite, qualite, amu |  Facebook |

21/10/2008

Recannaître un AVC

Une des fonctions capitales que peut jouer un ambulancier.

Bouche déviée, troubles de la parole, diminution de la force dans un membre ...
Notez l'heure du début des symptomes et direction l'hôpital !

 

http://www.reconnaitreunavc.be/faites-le-test.php

 

Un AVC (accident vasculaire cérébral), aussi appelé thrombose cérébrale ou attaque signifie littéralement un accident dans les vaisseaux sanguins du cerveau.
Il se produit 52 AVC chaque jour en Belgique, avec de graves conséquences pour le patient et ses proches.
Un AVC peut se présenter sous deux formes:

-         ischémique (infarctus cérébral)

-         et hémorragique (hémorragie cérébrale).

 

Un AVC peut être lourd de conséquences.
Le patient peut mourir, en sortir physiquement handicapé, avoir des problèmes mentaux et/ou sociaux.
La gravité des lésions du tissu cérébral détermine les conséquences d'un AVC. C'est pourquoi il est important de réagir au plus vite.
En effet, chaque minute compte pour le patient !

 

Attention, le compte à rebours est lancé dès les premiers signes.
Après trois heures, un traitement anti-thrombotique n'a plus guère de chances de réussite et les dégâts cérébraux seront plus graves.

15:20 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, avc |  Facebook |

13/10/2008

Médicaments et conduite automobile

De nombreux médicament peuvent influer sur la capacité à conduire un véhicule automobile, un engin de chantier, une machine dangereuse.
Les perturbations induites seraient même en cause dans environ 10 % des accidents de la voie publique.

 

Heather Locklear a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies par l’utilisation de médicaments finseptembre 2008.
L’actrice, qui était dans un centre de soins de l’Arizona en juin afin d’être traitée pour l’anxiété et la dépression, a été arrêtée vers 16h30 puisqu’elle conduisait de façon erratique dans le comté de Barbara en Californie.
L’actrice de 47 ans a été menée à une prison locale vers 19h où elle a été accusée de conduite avec facultés affaiblies par les médicaments. Elle a été libérée vers 23h après avoir versé la caution de 5000 $.

 

Quels sont les vrais risques de la prise de médicaments pour la conduite ?
Vous êtes malade ? Alors si vous n’êtes pas masochiste, vous suivez un traitement…
Gaffe, qui dit médicament dit à la fois substances pour la résorption de l’affection dont vous souffrez, mais aussi substances qui sont là pour vous faire supporter la douleur induite par la maladie.
Et là : pas de chance : dans l’immense majorité des cas : votre médicament vous met dans un état incompatible avec la conduite !
Entre 8% et 30% des accidents mortels sont dus à la prise de médicaments.
Une étude menée à partir des résultats de 169 analyses sanguines réalisées en 1998 et 1999 sur des conducteurs impliqués dans des accidents corporels ou mortels a révélé la présence d'au moins une famille de stupéfiants parmi lesquels 3,9 % pouvaient correspondre à un traitement thérapeutique.

 

Les effets affaiblissants :
la somnolence et la perte de vigilance sont les plus connus. C’est le cas des tranquillisants et antidépresseurs qui agissent sur le système nerveux central. Inquiétant quand on sait que Notre pays est un des plus grands consommateurs de médicaments et notamment de somnifères et de tranquillisants.
Avec eux, vous pouvez alors ajouter d’autres troubles comme la perte de l’équilibre (gênant en moto…) ; du raisonnement donc des temps de réaction allongés.
Continuons : l’insuline pour le traitement du diabète entraîne une baisse de la vigilance. Certains médicaments destinés à lutter contre l'hypertension artérielle ou l'insuffisance coronarienne qui peuvent entraîner une baisse de la pression artérielle accompagnée d'un malaise.
Et pour finir certains médicaments pris par voie locale (collyre) ou générale qui peuvent provoquer des troubles de la vision.

Les effets euphorisants : d’autres médicaments provoquent des effets inverses, pas moins dangereux pour autant, ils sont qualifiés de stimulants.
Dans ce cas, vous êtes dans un état euphorique qui vous fait oublier le risque, ce peut être le cas de la cortisone qui induit des troubles psychiques.
Enfin, si vous prenez deux ou plusieurs produits entraînant de la somnolence, leurs effets se potentialisent (la somme de leurs effets est supérieure à leur addition).

 

Médicaments + conduite = pas toujours compatible

 Voir dossier de l'IBSR sur ce sujet :

ibsr

 

11/10/2008

Alerte de la Santé publique au sujet d’ecstasy fortement dosé

Différentes analyses de l’Institut scientifique de Santé publique indiquent des concentrations élevées et dangereuses de substance MDMA dans des tablettes d’ecstasy saisies. Les consommateurs de ces produits risquent d’absorber de fortes doses, avec de graves conséquences pour leur santé.

Des tablettes d’ecstasy fortement dosées circulent depuis plusieurs mois (de 120 à 147 mg MDMA (MDMA-base) par pilule). Ces pilules sont donc 2 à 3 fois plus dosées qu’une pilule d’XTC habituelle. Le risque de prendre une dose trop forte est en augmentation, surtout chez les utilisateurs non expérimentés.

Une dose de MDMA plus élevée cause davantage de dommages au cerveau. De plus, des tablettes hautement dosées ne sont pas seulement plus dangereuses au niveau des effets immédiats, mais aussi au niveau des effets à long terme.
Une overdose d’ecstasy (MDMA) peut mener à

-          une température qui est dangereusement élevée (+40°),

-          des troubles du rythme cardiaque,

-          une hausse de tension,

-          des convulsions et une confusion.


La couleur, le logo et les autres caractéristiques visibles des tablettes changent régulièrement. De plus, on ne peut jamais être certain de la quantité de substance active que contient une tablette lorsqu’on l’achète, ni de ses effets.

Il y a également une nouvelle forme d’ecstasy qui apparaît sous forme de petits cristaux, composés de MDMA quasi pure (95 à 98%). Le dosage correct de ces cristaux est très difficile pour l’utilisateur puisqu’ils sont de taille différente. Les effets sont donc imprévisibles.

- Pour des informations sur les drogues : Infor-Drogues (www.infor-drogues.be, ligne téléphonique 24h/24 : 02/227.52.52 et permanence Internet sur http://www.infordrogues.be/e-perm_index.php) ; Modus Vivendi (www.modusvivendi-be.org et www.myspace.com/modusfiesta).
- A Bruxelles, il existe le réseau "Quality nights" (www.qualitynights.be) informant sur les possibilités de sorties. Ce réseau est conscient des dangers, notamment de la consommation de drogue, et offre un cadre adapté.

12:08 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication |  Facebook |