30/10/2009

Grippe A/ H1N1 : Qui vacciner ?

Groupes à risque et donc à qui il faut recommander la vaccination :

 

- les patients atteints d’une maladie chronique affectant la fonction respiratoire comme asthme, Broncho-Pneumopathie ChroniqueObstructive (BPCO), mucoviscidose, broncho-dysplasie…

- les patients souffrant d’une pathologie cardiaque chronique à l’exception d’hypertension non compliquée

- les patients diabétiques

- les patients porteurs de pathologies neuromusculaires chroniques

- les patients qui souffrent d’une atteinte neurologique sévère

- les patients atteints d’une insuffisance rénale ou hépatique modérée à sévère

- les patients immunodéprimés suite à une maladie ou un traitement

- les patients porteurs de désordres métaboliques héréditaires

- les femmes enceintes aux  2ème  et 3ème  trimestres

- les personnes âgées de plus de 65 ans.

Parmi les groupes prioritaires, les autorités sanitaires on choisit :

-      les professionnels de la santé, le personnel hospitalier et le personnel des établissements de santé, y compris les ambulanciers, le personnel de la Croix-Rouge et le personnel des pharmacies.

-      Les parents et les personnes en ayant la garde légale d’enfants de moins de 6 mois.

-      Le personnel d’encadrement des crèches, des écoles maternelles, de l’enseignement primaire et secondaire.

 

Pour rappel, la vaccination est un acte médical. Ce dernier peut être confié à une infirmière en présence du médecin ! La raison en est assez simple. En cas de réaction allergique, il faut pouvoir administrer le traitement adéquat le plus rapidement possible.

21:58 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

24/10/2009

Vaccin de la grippe : Pourquoi tant de questions ?

Pour élaborer un vaccin, les laboratoires utilisent des antigènes (microscopiques particules) du virus en question.

Le but est de faire produire par le système immunitaire de l’organisme, des anticorps capables de protéger la personne contre le « vrai » virus.

 

Parfois, certains antigènes ne stimulent pas assez le système immunitaire.

La solution ?
- augmenter la dose d’antigène

- prévoir un rappel à 3 semaines d’intervalle
- ajouter au vaccin un adjuvent.

 

Les adjuvants classiques sont des sels d’aluminium et récemment des émulsions huileuses à base de squalène (huile naturelle retrouvée notamment dans l’huile de foie de requin).
Leur but est de pièger les antigènes dans des gouttelettes afin qu’ils soient en contact plus longtemps avec le système immunitaire chargé de les repérer. Ils ont aussi d’autres avantages, parmi lesquels le fait de pouvoir utiliser une plus petite dose d’antigène dans le vaccin (ce qui est très utile en situation de pandémie comme actuellement avec la grippe A/H1N1).

 

Mais, …. Ce sont eux que l’ont montre du doigt lorsque des effets secondaires de types réaction immunologique contre le système immunitaire surviennent. (Syndrome de Guillain-Baré, SEP, etc).

 

En termes de santé publique, il n’y a pas photo : le vaccin est  indispensable. Un rapide calcul.

30 % de gens infectés et 1 à 3 % de mortalité. Cela nous fait près de 1 % de mortalité sur la population globale. Alors que le risque d’accident immunologique sur vaccin est de 0.001 % !

Si le vaccin protège bien, en termes de population, il est évident qu’il faut vacciner.

Sur le plan individuel, le calcul est plus complexe car on ne connait pas toutes les variables …

07:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : risques, vaccin, grippe |  Facebook |

23/10/2009

Intoxication au CO

D'octobre à mars, tout acteur de l'aide médicale urgente porte son détecteur de CO en permamence lors de chaque mission.

06:30 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication, co |  Facebook |

22/10/2009

Trampoline : les enfants adorent cela mais ...

Un saut dans la fréquence des accidents de trampoline

Entre 2005 et 2007, 363 accidents de trampoline ont été enregistrés au service des urgences chirurgicales pédiatriques de l'hôpital de Graz (Autriche). Les circonstances de ceux-ci ont pu être connues dans 265 (73 %) cas. L'âge médian des patients était de 8,2 ans (de 1 à 14 ans), un quart avait moins de 6 ans ; 54 % étaient des filles. Le nombre annuel a augmenté de 28 en 2005 à 154 en 2007.
Les deux tiers des blessures sont survenues lors de l'utilisation par plus d'un enfant à la fois.
Les causes ont été un atterrissage défectueux (38,5 %), des collisions (21,1 %), des blessures au contact des parties rigides de l'appareil (12,1 %), un saut périlleux (11 %), une chute du trampoline, après avoir été poussé (7,1 %) ou avoir sauté seul (6,4 %).
La moitié des chutes sont survenues malgré le filet de sécurité mais dans 3,9 % des cas il existait un défaut de l'appareil. Un filet de sécurité n'était disposé que dans 57 % des cas, un tapis au dessous dans 12 % et les deux dans 14 % des cas alors que dans 17 % des cas, il n'existait aucun équipement de sécurité ; le sol au-dessous était même du béton dans 4,5 % des cas.
Le temps passé sur le trampoline a un rôle : 56 % des enfants accidentés y jouaient depuis plus de 15 mn, le temps moyen passé à sauter était de 36 mn ; seuls 4,9 % des enfants n'avaient jamais utilisé de trampoline ; dans 77,4 % des cas l'enfant était sous la surveillance d'un adulte.

Les lésions siégeaient aux membres inférieurs dans 51 % des cas, aux membres supérieurs (29 %), au tronc (11 %) et le reste à la tête et au cou sans que soient observées de lésions spinales, les plus redoutables.
Dans 60 % des cas, ces lésions ont été considérées comme bénignes : contusions (27 % des cas), entorses ou élongation (29 %) et sévères dans 40 % des cas, avec au premier rang les fractures, siégeant surtout au radius et au poignet, les ruptures ligamentaires étant plus rares.
Vingt et un patients (8 %) ont été hospitalisés dont 17 opérés pour réduction de fracture. Aucune corrélation n'a été trouvée entre l'âge et la sévérité des lésions ni le fait d'être surveillé par un adulte.

Au total, malgré des efforts d'éducation publique et l'amélioration du matériel, les accidents de trampoline sont de plus en plus fréquents. Le trampoline a été admis comme discipline olympique en 2000 mais les auteurs pensent qu'il devrait être interdit par la loi.

Ebert R et coll. : Trampoline-related injuries in childhood. Eur J Pediatr., 2009;168:1171-74

Conclusions :
- utiliser les équipements de sécurité
- un enfant à la fois
- séance de jeux de max 15 min.

16/10/2009

Vaccin grippe A/H1N1

Le vaccin contre le virus pandémique de l’influenza H1N1 qui est mis à disposition en Belgique, s’appelle Pandemrix®

Plus d’informations sur: www.emea.europa.eu/humandocs/Humans/EPAR/pandemrix/pandem... (avec e.a. le rapport d’évaluation public et le Résumé des Caractéristiques du Produit).

Chaque dose de ce vaccin contient 3.75 ug d’antigène du virus de la grippe pandémique d’origine porcine A H1N1 2009 et un adjuvant de GSK: le ASO3. Le vaccin s’administre en 2 doses avec un intervalle minimal de 3 semaines.

Deux vaccins contre la grippe A (H1N1) développés par le groupe britannico-américain GlaxoSmithKline et par le Suisse Novartis ont reçu le feu vert de l’Agence européenne du médicament (EMEA).
Ces vaccins sont conformes aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et aux décisions de l’Union Européenne (UE) pour la pandémie de grippe A (H1N1).
Il s’agit de Focetria (Novartis) et Pandemrix (GlaxoSmithKline).

 

Le vaccin n’est disponible que sur prescription médicale.

 

Beaucoup d’agitation suite à une tentative d’obliger la vaccination du côté du cabinet de notre ministre de la santé. Heureusement, la commission de la santé de la Chambre a réussi à bloquer cette obligation de vaccination. Donc, faites confiance à votre médecin traitant qui vous connait bien et vous conseillera au mieux.

11:55 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vaccin, grippe |  Facebook |

03/10/2009

Lait de ferme CRU : attention dangers

Même la ferme la plus propre ne peut assurer que le lait cru qu'elle produit est sans risque.

Le lait cru ou non pasteurisé n'a pas été traité à la chaleur et peut contenir des bactéries du genre Salmonella, E. coli , Campilobacter et Listeria qui peuvent causer des maladies d'origine alimentaire et entraîner de graves problèmes de santé, soit de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une insuffisance rénale potentiellement mortelle, des fausses couches et la mort.

Les enfants, les femmes enceintes, les aînés et les personnes immunodéprimés ne devraient pas boire de lait non pasteurisé, car elles sont plus vulnérables.

La pasteurisation est un processus extrêmement important pour assurer que le lait est propre à la consommation.

Sans être exhaustif, la bactérie la plus dangereuse pour la santé est « Escherichia coli O157:H7 (E. coli). Elle provoque une toxi-infection alimentaire pouvant conduire, dans 15 % des cas, au syndrome d’hémolyse urémie, détruire les reins et provoquer le décès.

Escherichia coli O157:H7 (E. coli) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

La pasteurisation.
Pour ce faire, le lait est chauffé, selon les réglementations prescrites, pendant une période qui varie selon la température de réchauffement. Par exemple, entre 72 ºC et 75 ºC, le lait ne sera chauffé que 16 secondes. Le lait est ensuite rapidement refroidi au-dessous de 4 ºC afin d’éviter le développement de germes.
Ce procédé détruit les micro-organismes nuisibles et prolonge la période de conservation, tout en gardant au lait son goût naturel et sa valeur nutritive.

Le lait UHT (ultra-haute température) est un lait pasteurisé à une température très élevée. Ce traitement augmente considérablement sa durée de conservation, sans pour autant altérer sa valeur nutritive. Le lait UHT se conserve jusqu’à trois mois après la date du traitement. Aucune réfrigération n’est requise avant l’ouverture du contenant.
Le lait microfiltré est traité selon un procédé de microfiltration qui élimine les bactéries, permettant ainsi de faire la pasteurisation du lait à plus basse température. Ce traitement donne un lait plus onctueux que le lait traditionnel. Le procédé permet aussi de conserver le lait plus longtemps sur les tablettes, soit 30 jours comparativement à 18 jours pour le lait traditionnel.

Notons encore qu’après la sortie de la ferme, le lait est aussi traité pour :

-          Adapter sa teneur en matières grasses

-          Homogéinisé

-          Ajouter des vitamines (D, pour améliorer l’absorption du calcium ; vitamine A pour les laits écrémés)

En conclusion, suite à l’actualité du monde agricole, le comportement des consommateurs se modifie.
Ayant oublié les bonnes manières de  nos grands-mères, plus d’un va boire le lait cru. Attention aux infections qui vont en découler.

 

10:40 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, lait, amu, infection |  Facebook |