08/03/2010

Décennies de la sécurité routière

Les gouvernements du monde entier proclament la décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020


L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) se félicite de la proclamation par l’Assemblée générale des Nations Unies de la première Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020, destinée à endiguer l’augmentation du nombre de morts et de blessés sur les routes dans le monde. «Cette décennie d’action pour la sécurité routière, nous l’attendions depuis longtemps», a déclaré le Dr Ala Alwan, Sous-Directeur général de l’OMS. «Elle nous permettra de lutter davantage contre un phénomène qui, sinon, deviendra la cinquième cause de décès d’ici 2030», a-t-il ajouté.

Les accidents de la route, qui font chaque année près d’1,3 million de morts et jusqu’à 50 millions de blessés, constituent un grave problème de santé publique et sont la première cause de décès chez les enfants et les jeune de 5 à 29 ans. Près de la moitié des tués sur les routes dans le monde sont des piétons, des cyclistes et des motocyclistes et plus de 90 % des accidents mortels surviennent dans les pays en développement. Si le nombre de décès sur les routes s’est stabilisé ou a baissé dans de nombreux pays à revenu élevé ces dernières décennies, des travaux de recherche semblent indiquer qu’il est en augmentation dans la plupart des régions du monde et que, si rien n’est fait, il y aura 2,4 millions de morts par an sur les routes d’ici 2030.


Pour en savoir plus:

-         Projet de plan pour la Décennie d’action pour la sécurité routière 2011-2020

-         Première conférence ministérielle mondiale sur la sécurité routière

-         Déclaration de Moscou

-        -       Rapport de la situation sur la sécurité routière dans le monde

08:30 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite, prevention |  Facebook |

06/03/2010

Impact des éoliennes sur la santé

Alors que l'énergie coute de plus en plus cher, chacun cherche une alternative aux combustibles fossiles.
Le nucléaire pose encore actuellement le problème de la gestion (ou de la réutilisation) des déchets radioactifs.
Tout le monde se tourne vers le "bio", plus vert que
vert, mais est-ce vraiment la solution. L'habit ferait- il le moine ?

Sans entrer dans la polémique de l’intérêt des éoliennes dans nos contrées peu de vent et donc rendement discutable), ni leur impact écologique (ea chauve-souris), l’effect sur la santé des riverains n’est pas nul.

D’après une étude, les parcs éoliens industriels ne sont pas sans effet sur la santé des riverains, jusqu’à une distance de deux kilomètres. Des médecins tirent la sonnette d’alarme. Un peu partout dans notre pays sortent de terre des parcs éoliens industriels.
Les avis divergent quant à leur impact sur le paysage, certains estimant qu’ils s’y intègrent harmonieusement, d’autres qu’ils le déparent.
Mais sont-ils aussi «verts» qu’on le prétend ?
Là, le doute s’installe. Il semblerait que de tels parcs aient un effet non négligeable sur la santé des riverains. Ce sont les nuisances sonores qui sont signalées en premier lieu.

Le physicien hollandais Frits van den Berg (université de Groningen) les décrit dans sa thèse de doctorat (1) de la façon suivante: «Les pales induisent un bruit qui s’entend jusqu’à une distance de 2 km et qui s’amplifie la nuit: règne alors un bruit de fond prononcé d’où émergent des bruits plus distincts qui font penser au son produit par les rames d’une barque, une vieille chaussure dans un sèche-linge, un train sans fin qui défile, le ressac de la mer ou encore un 747 qui décolle.»
L’Académie Française de Médecine s’est penchée sur l’impact des éoliennes sur la santé dans un rapport détaillé (2). «Le bruit constitue le risque majeur», affirme Claude-Henri Chouard, qui a dirigé le rapport. «Les personnes vivant d ans les parages des éoliennes se plaignent en premier lieu du bruit. Cela peut avoir des conséquences réelles sur la santé.» Il s’agit le plus souvent de stress, troubles du sommeil, céphalées, dépression, irritation, fatigue.

Le bruit nocturne fait également augmenter la pression sanguine, d’après une étude londonienne. Ses auteurs ont découvert que la pression sanguine de personnes contrôles augmentait dès que le seuil de 35 décibels avait été dépassé. Certes ces personnes continuaient à dormir et n’étaient pas conscientes de l’augmentation de pression, mais le mal était fait.

Une autre étude émanant de l’OMS (Large Analysis and Review of European Housing and Health Status) établissait déjà en 2004 que le bruit nocturne rendait une personne sur quatre malade.

Les éoliennes ne causent pas seulement des nuisances sonores, mais projettent des ombres mouvantes. «Lorsque le soleil est bas, les pales produisent des ombres mouvantes sur le paysage et les habitations. Certaines personnes en souffrent comme, dirait-on, d’un mal de mer, écrit la pédiatre américaine Nina Pierpont, qui s’est consacrée à l’étude des risques des éoliennes sur la santé(3). «Les personnes qui ont des antécédents de migraine et les patients épileptiques y sont très sensibles». Pierpont décrit l’ensemble des symptômes frappant les riverains des éoliennes comme appartenant au Wind Turbine Syndrome . Il s’agit de:

  • problèmes d’insomnie
  • céphalées
  • nausées, vertige
  • fatigue, angoisse, irritabilité, dépression
  • problèmes de concentration et d’apprentissage
  • bourdonnement d’oreilles.

Etant donné que les parcs éoliens industriels ont tendance à être construits de plus en plus près des habitations et des lieux où la population séjourne régulièrement (écoles, hôpitaux, entreprises, …), le Wind Turbine Syndrome risque de devenir un problème majeur de santé, prévoit la pédiatre américaine.

Dans l’attente d’une étude épidémiologique élargie, l’Académie Française de Médecine conseille, en guise de précaution, de respecter une distance minimale de 1.500 mètres entre l’éolienne et l’habitation la plus proche. Au Canada, celle-ci est de 2.000 mètres tandis qu’en Californie elle monte jusqu’à 3.500 mètres. A titre de comparaison, la Wallonie impose une distance de 350 mètres et en Flandre, dans la circulaire la plus récente, il est fait mention d’une distance de 250 mètres.

Le cardiologue Marc Goethals (OLV-ziekenhuis, Aalst), qui habite le Nord de Bruxelles, suit de près la problématique des nuisances sonores nocturnes. «Le fait que, dans notre pays, on peut construire des éoliennes à une distance aussi proche des habitations est franchement délirant», affirme-t-il. «Ce n’est pas parce que tous les effets ne sont pas encore clairement démontrés, que l’on peut comme ça balayer les objections. Il suffit de penser aux effets infrasonores, que l’on n’entend pas, mais qui peuvent réellement avoir un impact

«Selon l’OMS, le sommeil est perturbé à partir d’un volume sonore de 45 dB en dehors de la maison, de 30 dB dans la chambre à coucher ou même d’un niveau plus bas lorsqu’il s’agit d’un bruit fortement fluctuant. Perturber le sommeil n’est pas anodin, cela peut provoquer pas mal de problèmes de santé».
Les éoliennes sont, on le sait, dans l’air du temps, mais on doit veiller à ce que leur usage ne «dérape» pas, prévient Goethals. «Il est urgent de réaliser des mesures objectives du bruit afin d’établir à partir de quelle distance les normes de l’OMS sont dépassées, et au moins de respecter cette distance entre les éoliennes et les habitations. Car enfin, quel est l’intérêt de poursuivre la construction de tels parcs éoliens si ceux-ci affectent la santé de la population avoisinante?»


Pour les OGM et les ondes, on brandit le principe de précaution. Mais pour les vertes ( ?) éoliennes, le feu est au vert. Deux poids, deux mesures en fonction du vent …



1.Frits van den Berg. The Sound of High Wind: The Effect of Atmospheric Stability on ind Turbine sound and Microphone Noise. Université de Groningen, mai 2006
2.Académie Nationale de Médecine. Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme. 2006..
3.
www.ninapierpont.com

16:07 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : sante, sommeil, eolienne |  Facebook |

études de médecine

Les gouvernements fédéral et communautaires ont décidé de revoir d'un an à la baisse le nombre d'années d'études de base en médecine et de le faire passer de 7 à 6 ans dès 2011, a annoncé jeudi le cabinet du ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt.

Pour les médecins généralistes, cela ne changera toutefois pas grand chose. La mesure vise à rencontrer les normes européennes fixant à un minimum de 3 années les spécialisations.

Jusqu'à présent, les médecins généralistes doivent franchir le cap de 7 années d'études pour obtenir un master et de deux années de spécialisation, soit 9 années au total pour pouvoir exercer.

Pour éviter aux médecins généralistes de ne pouvoir exercer qu'au terme d'un minimum de 10 années d'études, les différentes entités fédérale et fédérées concernées ont convenu de réduire le cycle du master à 6 ans.

Le gain d'une année d'étude sera ressenti par les étudiants qui optent pour des spécialisations d'une durée actuelle de 3 ans minimum (le maximum étant de 6 ans).

A l'occasion de la dernière rentrée universitaire, les facultés de médecine de la Communauté française ont accueilli 9.020 étudiants.

09:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

05/03/2010

L'art de crier "au loup" quand on ne comprend pas toutes les subtilités !

Selon un article paru aujourd'hui (Ricardo GUTIERREZ, " Médicaments sur prescription : le coût a flambé de 12,5 % en 1 an ", LE SOIR, p. 2), les dépenses de médicaments de l'INAMI (3,2 milliards d'euros) auraient augmenté de 12,5 % en 2008 par rapport à 2007 et le volume (nombre DDD : 4,2 milliards en 2008) aurait connu une hausse de 6 %. Le Soir en conclut donc que le coût moyen par unité a fortement augmenté.

En outre, Plavix est présenté comme cause principale de la forte croissance de la consommation dans le groupe sang et organes hématopoïétiques (groupe B). L'article précise aussi que la couverture généralisée des " petits risques " pour les indépendants n'a eu qu'un impact très limité sur la croissance des dépenses. Il mentionne également la faible part des génériques qui représentent 9,6 % des dépenses.
Hélas, les chiffres sont incorrects ou sans pertinence.

Tout d'abord, pour 2009, on peut voir après 10 mois que les dépenses de l'INAMI augmentent de 4,2 %. Pour l'année complète 2009, le marché ambulatoire (officines publiques) augmente de 2,2 % en valeur alors que le marché hospitalier augmente, lui, de 5,1 % principalement à cause des hospitalisations de jour (+11,1 %). Les dépenses de médicaments de l'INAMI restent dans les limites du budget prévu pour 2009, comme l'a constaté le Conseil général de l'INAMI.

En ce qui concerne l'année en cours, 2010, les dépenses pour les spécialités pharmaceutiques peuvent augmenter de 1,8 %. Le secteur a notamment subi des mesures d'économie pour un montant de 81 millions d'euros. De ces mesures découlent en outre les fortes baisses de prix à partir du 1er avril 2010 pour les médicaments hors brevet.


Comment expliquer alors le cri d'alarme du Soir ?
Il y a eu confusion pour l'année 2008. Des années non comparables ont été comparées puisque la couverture des " petits risques " pour les indépendants n'est entrée en vigueur qu'à partir de 2008. Si on neutralise cet élément qui a créé la confusion dans cet article, l'année 2008 a connu une croissance de 6 % en volume et de 7 % en valeur - ce qui implique que le prix moyen est presque resté inchangé.

En effet, selon les données de l'IPhEB et de PHARMANET, le médicament est seulement 1,2 % plus cher en 2008 pour l'INAMI (+0,2 % du prix public et baisse de 4,3 % du ticket modérateur par DDD). Et ceci, alors que l'inflation est de 4,5 %.

L'augmentation de 66 % des volumes dans la catégorie sang et organes hématopoïétiques signifie en valeur une croissance d'à peine 13,8 %. Cette croissance n'est pas due au Plavix mais bien, selon l'INAMI (p 3.9 du rapport standardisé), au remboursement de l'aspirine effectué en 2008 (Asaflow depuis mars 2008 et Merckasa depuis février 2008). Il s'agit ici de grands conditionnements (traitement chronique préventif) et donc d'un grand nombre de DDD.

La part des médicaments bon marché s'élève en 2008 à 40,1 % en volume et 17,5 % en valeur. Les génériques et copies représentent donc environ la moitié de ces chiffres (24 % en volume et 10,8 % en valeur) puisque l'autre moitié correspond aux médicaments originaux qui ont baissé leur prix après l'expiration de leur brevet.

La hausse des dépenses de l'INAMI en 2008 pour les médicaments (+7,1 % sans les indépendants) a provoqué un dépassement budgétaire qui a été payé, à raison de 100 millions d'euros, par l'industrie. En tenant compte de ces 100 millions d'euros, le coût net pour l'INAMI n'a augmenté que de 4,02 % en 2008.

17:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inami, revue presse |  Facebook |