03/10/2009

Lait de ferme CRU : attention dangers

Même la ferme la plus propre ne peut assurer que le lait cru qu'elle produit est sans risque.

Le lait cru ou non pasteurisé n'a pas été traité à la chaleur et peut contenir des bactéries du genre Salmonella, E. coli , Campilobacter et Listeria qui peuvent causer des maladies d'origine alimentaire et entraîner de graves problèmes de santé, soit de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une insuffisance rénale potentiellement mortelle, des fausses couches et la mort.

Les enfants, les femmes enceintes, les aînés et les personnes immunodéprimés ne devraient pas boire de lait non pasteurisé, car elles sont plus vulnérables.

La pasteurisation est un processus extrêmement important pour assurer que le lait est propre à la consommation.

Sans être exhaustif, la bactérie la plus dangereuse pour la santé est « Escherichia coli O157:H7 (E. coli). Elle provoque une toxi-infection alimentaire pouvant conduire, dans 15 % des cas, au syndrome d’hémolyse urémie, détruire les reins et provoquer le décès.

Escherichia coli O157:H7 (E. coli) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

La pasteurisation.
Pour ce faire, le lait est chauffé, selon les réglementations prescrites, pendant une période qui varie selon la température de réchauffement. Par exemple, entre 72 ºC et 75 ºC, le lait ne sera chauffé que 16 secondes. Le lait est ensuite rapidement refroidi au-dessous de 4 ºC afin d’éviter le développement de germes.
Ce procédé détruit les micro-organismes nuisibles et prolonge la période de conservation, tout en gardant au lait son goût naturel et sa valeur nutritive.

Le lait UHT (ultra-haute température) est un lait pasteurisé à une température très élevée. Ce traitement augmente considérablement sa durée de conservation, sans pour autant altérer sa valeur nutritive. Le lait UHT se conserve jusqu’à trois mois après la date du traitement. Aucune réfrigération n’est requise avant l’ouverture du contenant.
Le lait microfiltré est traité selon un procédé de microfiltration qui élimine les bactéries, permettant ainsi de faire la pasteurisation du lait à plus basse température. Ce traitement donne un lait plus onctueux que le lait traditionnel. Le procédé permet aussi de conserver le lait plus longtemps sur les tablettes, soit 30 jours comparativement à 18 jours pour le lait traditionnel.

Notons encore qu’après la sortie de la ferme, le lait est aussi traité pour :

-          Adapter sa teneur en matières grasses

-          Homogéinisé

-          Ajouter des vitamines (D, pour améliorer l’absorption du calcium ; vitamine A pour les laits écrémés)

En conclusion, suite à l’actualité du monde agricole, le comportement des consommateurs se modifie.
Ayant oublié les bonnes manières de  nos grands-mères, plus d’un va boire le lait cru. Attention aux infections qui vont en découler.

 

10:40 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, lait, amu, infection |  Facebook |

27/09/2008

Politique de la santé

Le Conseil des ministres a approuvé en deuxième lecture un avant-projet de loi portant des dispositions diverses en matière de santé, en particulier :

 

Mesures pour améliorer l’accès aux soins : Intervention dans les frais de transport par ambulance
Un montant de 7 millions d’euros est inscrit au budget 2008 pour permettre une intervention de l’assurance obligatoire soins de santé dans les frais de transport par ambulance (service 100). Il s’agira de remboursement pour déplacements urgents, selon des modalités encore à définir.
Aujourd’hui, certains patients en bénéficient déjà, sur base volontaire, dans le cadre de l’assurance libre proposée par les mutuelles.
La loi santé crée la base légale, dans le cadre de l’aide médicale urgente, pour cette intervention.

Mesures pour garantir la qualité des soins et assurer une gestion rigoureuse des deniers de l’assurance maladie
La reconnaissance de la profession de secouriste-ambulancier : vu l’importance de leur fonction, il était nécessaire d’enfin reconnaître et réglementer cette profession.
On travaille donc à une régularisation de leur situation et leur permettre juridiquement d’effectuer des actes pour lesquels ils sont formés (comme la réanimation, le massage cardiaque…) que la réglementation actuelle confie aux médecins ou aux infirmiers.
En parallèle, on devra travailler sur la formation des secouristes-ambulanciers qui devra être améliorée : un budget spécifique d’environ 200.000 EUR devra y être affecté dès 2009). 

17:51 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite |  Facebook |