09/11/2010

Réanimation cardio-pulmonaire : nouvelles recommandations 2010

Nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire

18 Octobre 2010 : ILCOR, AHA et ERC ont publié des nouvelles recommandations pour la réanimation cardio-respiratoire de base, pour les secouristes, et spécialisée pour les PIT, les SMUR et équipes hospitalières. Les directives présentent quelques modifications par rapport à la dernière révision il y a cinq ans. Ces guidelines sont publiés en anglais aux deux revues «Circulation» et «Resuscitation»
Les maillons de la nouvelle chaîne de survie chez l'adulte et l'enfant sont :

 

11.   Reconnaissance immédiate de l'arrêt cardiaque et mise en œuvre du système pré hospitalier d'urgence: 

Les recommandations ont été remaniées en ce qui concerne l'identification de l’arrêt cardiaque, le secouriste devrait reconnaitre si la victime est inconsciente, ne respire pas ou si elle ne respire pas normalement (le gasp est un mouvement respiratoire inefficace d'origine réflexe, phénomène terminal de l’agonie).

2.   RCP précoce en insistant sur les compressions thoraciques:

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Les Lignes directrices 2010 en matière de RCP insistent sur l’importance des compressions thoraciques de qualité pendant l’arrêt cardiaque : "POUSSER FORT ET VITE au milieu du thorax".

  • L’ordre ABC est désormais CAB : L'ancienne méthode, connue sous le nom d'ABC (voies aériennes, ventilations, compressions thoraciques), a été modifiée par la méthode CAB (compression en premier), cette méthode ne s'applique pas aux nouveau-nés.
  • La fréquence des compressions devrait être d'au moins 100 par minute.
  • Le rapport compression/ventilation est toujours recommandé à 30 compressions thoraciques suivies de 2 insufflations OU 100 compressions/minute sans insufflations, les non formés en secourisme peuvent se contenter de faire seulement les compressions (mieux faire des compressions que de ne rien faire!). Le rythme est de 15:2 pour 2 secouristes. Le secouriste devrait continuer la RCP à mains seules jusqu'à ce qu'un défibrillateur DEA soit disponible et prêt à être utilisé ou que les équipes spécialisées puissent prendre en charge les soins de la victime.
  • La profondeur des compressions devrait être d'au moins 5 cm chez les adultes et d'au moins un tiers du diamètre antérieur-postérieur du thorax chez les nourrissons et les enfants (environ 4 cm chez les nourrissons et 5 cm chez les enfants).
  • Il faut permettre une relaxation thoracique totale après chaque compression.
  • Il faut réduire au minimum les interruptions pendant les compressions.
  • Il faut éviter l'hyperventilation.

3.  2. Défibrillation rapide:

  • La pratique de la RCP et l'utilisation du DEA sont recommandées pour augmenter le taux de survie en cas d'arrêt cardiaque en extrahospitalier. Les Lignes directrices 2010 recommandent à nouveau la création de programmes d'accès au DEA dans les lieux publics où la probabilité d'être le témoin d'un arrêt cardiaque est élevée.
  • La formation à l'utilisation du DEA n'est pas indispensable!
  • Choc en premier versus RCP en premier en cas d'arrêt cardiaque
  • Si un choc ne suffit pas à éliminer la FV, l'avantage supplémentaire d'un autre choc est faible, et la reprise de la RCP est susceptible d'être plus avantageuse que l'administration immédiate d'un autre choc.
  • En l'absence de défibrillateurs biphasiques, les défibrillateurs monophasiques sont acceptables
  • La dose initiale d'énergie biphasique recommandée pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 120 à 200 J. La dose monophasique initiale pour la cardioversion de la fibrillation auriculaire est de 200 J. La cardioversion du flutter auriculaire et d'autres rythmes supraventriculaires chez l'adulte exige généralement moins d'énergie. Une dose d'énergie initiale comprise entre 50 et 100 J administrée au moyen d'un dispositif monophasique ou biphasique est souvent suffisante. Si le choc initial de la cardioversion échoue, les dispensateurs de soins doivent augmenter progressivement la dose.
  • La tachycardie ventriculaire (TV) monomorphe stable chez l'adulte réagit bien aux chocs de cardioversion (synchronisée) à ondes monophasiques ou biphasiques à une dose d'énergie initiale de 100 J. S'il n'y a pas de réaction au premier choc, il pourrait être raisonnable d'augmenter progressivement la dose.

3.   Soins avancés en réanimation:

  • Intubation supralaryngée ou endotrachéale
  • Capnographie pour confirmer et surveiller le positionnement du tube endotrachéal
  • 8 à 10 insufflations par minute avec compressions thoraciques continues
  • Dose IV/IO d'adrénaline  : 1 mg toutes les 3 à 5 minutes (dans la sonde d'intubation n'est plus recommandé)
  • Dose IV/IO de vasopressine : 40 unités peuvent remplacer la 1ère ou 2ème dose d'épinéphrine
  • Dose IV/IO d'amiodarone en cas de FV/TV réfractaire : Première dose de 300 mg en bolus. Deuxième dose de 150 mg.
  • L'utilisation systématique d'atropine n'est plus recommandée dans la prise en charge de l'activité électrique sans pouls (AÉSP) ou asystolie.

ILCOR : International Liaison Committee on Resuscitation
ERC : European Resuscitation Council Guidelines  
AHA : American Heart Association

 

17:51 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rcp, amu, enseignement |  Facebook |

19/02/2010

Sujets médicaux traités dans les séries TV

Les sujets médicaux sont assez dans le vent pour ce qui est des feuilletons et fictions télévisées. Le côté positif est qu’elles peuvent une image de la réalité médicale et même constituer un outil pédagogique à cet égard. Dès lors, le question légitime que l’on peut se poser à leur propos est si elles rendent bien compte des réalités médicales ou non. Une étude qui sera présentée en avril au 62ème congrès annuel de l’American Academy of Neurology (AAN) a porté sur la représentation des crises d’épilepsie dans ce cadre en se fondant sur les guidelines actuelles en la matière. Et sa conclusion n’est pas très encourageante: la façon dont les médecins et les infirmièr(e)s réagissent à ces crises est inappropriée dans un cas sur deux. Des gestes inadéquats, comme pencher le patient vers le bas, essayer de freiner ses mouvements involontaires ou mettre quelque chose dans sa bouche ont été relevé dans 46% des cas. Les premiers soins ont été illustrés de façon appropriée dans 29% des cas, la chose étant impossible à déterminer dans 25% des cas.

 

Mais soyons rassurés, nos journalistes "généraux" ont eux aussi souvent bien du mal à exprimer correctement la terminologie médicale ...

 

Bref, ne regardez pas trop la télé !

07:15 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : tv, amu |  Facebook |

15/02/2010

Accident ferrovière mortel à Halle : appel au don de sang

Présente sur les lieux de la catastrophe, la Croix-Rouge a lancé un appel au don de sang à la suite de l'accident. "Afin de maintenir un stock optimal, nous demandons à tous les donneurs de se présenter à une collecte de sang ou dans le centre de transfusion le plus proche de chez eux, aujourd'hui et dans le courant de la semaine".
Les donneurs peuvent consulter le site www.transfusion.be pour connaître les horaires et les lieux de prélèvement.

Les blessés sont essentiellement des patients polytraumatisés qui nécessitent souvent une transfusion pour compenser les saignements survenus suites aux différentes lésions.

13:50 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : sang, amu, transfusion |  Facebook |

Accident ferrovière mortel à Halle

Ce lundi 15 février 2010, un accident de train est survenu sur la ligne Bruxelles - Halle à Buizingen.

L'accident a eu lieu peu avant 8h30 sur la ligne Soignies-Bruxelles, entre les gares de Hal et Buizingen. Les deux trains entrés en collision effectuaient la liaison Louvain-Braîne-le-comte et Quiévrain-Liège.

Au moins dix personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres personnes sont blessées.

Le plan catastrophe provincial a été déclenché.

Encore un moment difficile pour de nombreuses familles endeuillées et blessées !

Les services de secours sont à l'action pour de nombreuses heures. Le centre de crise est à Louvain.

Avant de comprendre ce qui s'est passé, il faut secourir et soutenir toutes les personnes impliquées dans cet accident.

Dans les jours à venir, les pompiers, ambulanciers, infirmiers, médecins, policiers, secourristes, agents de la SNCB devront aussi prévoir un accompagnement psychologique afin de pouvoir gérer émotionnellement cette situation critique.

Dans la phase aiguë, trois des éléments clés pour gérer au mieux les différentes équipes intervenantes sont :

- Communication

- Coordination

- Commandement.



13:47 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : train, catastrophe, amu |  Facebook |

29/11/2009

Grippe : Mutation virus A/ H1N1

Plusieurs pays ont signalé des mutations du virus de la grippe A (H1N1).
Ces mutations sont de deux types: celles qui entraînent une résistance au Tamiflu et celles qui modifient l'hémagglutinine, une protéine de la surface du virus.

La mutation, connue comme étant D222G sur le domaine de liaison du récepteur, permet au virus de se reproduire plus profondément dans les poumons. Cette mutation permet au virus de se lier à des récepteurs dans des cellules tapissant les poumons, qui sont légèrement différentes de celles situées dans le nez et la gorge. (NB : changement au domaine de liaison du récepteur identifié dans des échantillons de 1918 et 1919.)

La virulence du virus est donc plus grande.

Cette mutation ne remet pas en cause l’intérêt du vaccin.

Rem : la mutation en HA, en position 222 sur le virus pandémique correspond à la position 225 sur le H3N2 ( cela dépend quel système de référence utilisé).

10:00 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

06/11/2009

épidémiologie des infections respiratoires

La surveillance des infections respiratoires en Belgique jusqu à cette semaine (19 au 25 octobre 2009, soit semaine 43).

grippe 2009 semaine 43

A partir de demain, samedi 9 novembre, le vaccin contre la grippe A/H1N1 sera disponible.

03/11/2009

La bronchiolite est bientôt de retour

Tout enfant de moins de 2 ans peut attraper une bronchiolite, infection virale causée le plus souvent par un virus respiratoire syncytial (ou RSV). Cette infection est très courante et souvent bénigne mais elle peut être grave chez les tout-petits.

Plus de 4.000 cas de RSV sont diagnostiqués en moyenne chaque année.

En Belgique, les infections à RSV commencent généralement à partir de la 40ème semaine de l’année, soit début octobre et s’arrêtent très souvent fin mars, à la 15ème semaine.

Le plus grand nombre de cas est observé en général à la 50ème semaine, soit mi-décembre.
En 2008, l’augmentation a commencé 2 semaines plus tôt que précédemment, soit à la semaine 38 et le nombre maximum de cas a aussi été observé 2 semaines plus tôt, soit à la semaine 48.

Les symptômes :

La maladie commence le plus souvent par le nez qui coule, une toux sèche et une fièvre modérée.
D'autres signes tels le refus de s'alimenter, une grande pâleur, de l'agitation, voir même une cyanose des extrémités (signe de gravité) peuvent aussi se manifester.
Dans les jours qui suivent, la toux augmente, devient productive et les signes de difficulté respiratoire peuvent apparaître suite à l'accumulation de sécrétions dans les bronchioles. L'expiration sifflante est un signe caractéristique de la bronchiolite chez le nourrisson.
Les symptômes vont progressivement s'amender dans la semaine qui suit le début de l'infection mais la toux peut persister plusieurs semaines.
Durant la première infection à RSV, entre 25 et 40% des enfants ont des symptômes de bronchiolite et parmi ceux-ci, 0,5 à 2% présentent une infection sévère nécessitant une hospitalisation. Lors d'une seconde infection, les symptômes sont généralement moins sévères.
Comme pour toute infection virale, une infection à RSV peut causer un affaiblissement du système immunitaire et favoriser le développement d'une surinfection virale ou bactérienne, accompagnée de fièvre élevée.

Contagion :

Ce sont les adultes malades (rhume) qui contaminent les petits (< 2 ans). Alors, avant d’approcher un petit ange, on se lave les mains au minimum et si on est malade : ne pas s’approcher !!!!, ne pas l’embrasser.

Ce virus est porté soit par des gouttelettes de salive, émises en éternuant ou en toussant, soit par des poussières en suspension dans l'air. Il se répand par voie aérienne, par contact direct avec une personne infectée ou par contact indirect avec une surface ou un objet contaminé.
Il pénètre dans le corps au travers des muqueuses de la bouche ou du nez.
La transmission se fait principalement au tout début de l'infection. Le virus résiste quelques heures à température ambiante.

Conduite à tenir : en cas d’intervention

-       Soyez professionnels

-       Se laver les mains

-       Garder l’enfant plutôt en position assise ou semi-assise

-       Maintenir l’ambulance bien chauffée

-       Réconforter les parents par des mots et votre comportement

-       Pulse-oxymètre au pied, dans une chaussette éventuellement

-       Oxygène au besoin

-       Faire prendre la température de l’enfant par la maman.

Conseils pour les proches :

-       se laver les mains avant et après s'être occupé d'un enfant malade (le savon suffit à inactiver le virus),

-       éviter de fréquenter des lieux enfumés ou de fumer en présence d'un bébé,

-        éviter d'employer la tasse, le verre ou les couverts d'un enfant malade, ou de mettre en bouche sa tétine,

-       éviter de faire dormir dans la même chambre un enfant 'sain' et un enfant malade,

-       éviter de sortir un bébé de moins de 2 mois dans des lieux fort fréquentés,

-       pour les frères et sœurs enrhumés, éviter d'embrasser bébé,

-       ne pas laisser traîner des mouchoirs souillés (préférer les mouchoirs en papier),

-       dépoussiérer la chambre régulièrement; en effet, les poussières à l'abri de la lumière peuvent contenir des amas microbiens pathogènes pendant plusieurs jours,

-       ouvrir les rideaux de la chambre pendant la journée car la lumière solaire est bactéricide, même au travers d'une vitre de verre,

-       aérer quotidiennement la chambre de l'enfant et maintenir une température inférieure à 19°C,

 

02/11/2009

Grippe : vaccin

Ambulanciers, vaccinez-vous !

Pourquoi ?

1° vous protéger face à la grippe. On est vraiment malade pendant 7 à 10 jours, et personne n'est à l'abri d'une complication (sinusite, bronchite, pneumonie bactérienne, syndrome de Guillain-Barré, réactivation d’un virus Herpès – bouton de fièvre, zona - ou autre) ;

2° éviter de propager la grippe autour de vous, tant vos proches (vos enfants, votre conjoint, vos petits-enfants), vos collègues de travail que vos patients ;

3° les patients faisant appel à l’Aide Médicale Urgente sont des patients fragilisés et souvent porteurs d’une autre pathologie qui peut décompenser suite à une infection grippale (diabète, BPCO, asthme, cardiopathie ischémique, insuffisance hépatique, immunodépression, …)

En pratique, le vaccin sera disponible chez votre médecin traitant à partir du 07 novembre 2009. Le vaccin est entièrement remboursé et la consultation médicale remboursée classiquement.

14:47 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

30/10/2009

Grippe A/ H1N1 : Qui vacciner ?

Groupes à risque et donc à qui il faut recommander la vaccination :

 

- les patients atteints d’une maladie chronique affectant la fonction respiratoire comme asthme, Broncho-Pneumopathie ChroniqueObstructive (BPCO), mucoviscidose, broncho-dysplasie…

- les patients souffrant d’une pathologie cardiaque chronique à l’exception d’hypertension non compliquée

- les patients diabétiques

- les patients porteurs de pathologies neuromusculaires chroniques

- les patients qui souffrent d’une atteinte neurologique sévère

- les patients atteints d’une insuffisance rénale ou hépatique modérée à sévère

- les patients immunodéprimés suite à une maladie ou un traitement

- les patients porteurs de désordres métaboliques héréditaires

- les femmes enceintes aux  2ème  et 3ème  trimestres

- les personnes âgées de plus de 65 ans.

Parmi les groupes prioritaires, les autorités sanitaires on choisit :

-      les professionnels de la santé, le personnel hospitalier et le personnel des établissements de santé, y compris les ambulanciers, le personnel de la Croix-Rouge et le personnel des pharmacies.

-      Les parents et les personnes en ayant la garde légale d’enfants de moins de 6 mois.

-      Le personnel d’encadrement des crèches, des écoles maternelles, de l’enseignement primaire et secondaire.

 

Pour rappel, la vaccination est un acte médical. Ce dernier peut être confié à une infirmière en présence du médecin ! La raison en est assez simple. En cas de réaction allergique, il faut pouvoir administrer le traitement adéquat le plus rapidement possible.

21:58 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : amu, vaccin, grippe |  Facebook |

23/10/2009

Intoxication au CO

D'octobre à mars, tout acteur de l'aide médicale urgente porte son détecteur de CO en permamence lors de chaque mission.

06:30 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication, co |  Facebook |

03/10/2009

Lait de ferme CRU : attention dangers

Même la ferme la plus propre ne peut assurer que le lait cru qu'elle produit est sans risque.

Le lait cru ou non pasteurisé n'a pas été traité à la chaleur et peut contenir des bactéries du genre Salmonella, E. coli , Campilobacter et Listeria qui peuvent causer des maladies d'origine alimentaire et entraîner de graves problèmes de santé, soit de la fièvre, des vomissements, de la diarrhée, une insuffisance rénale potentiellement mortelle, des fausses couches et la mort.

Les enfants, les femmes enceintes, les aînés et les personnes immunodéprimés ne devraient pas boire de lait non pasteurisé, car elles sont plus vulnérables.

La pasteurisation est un processus extrêmement important pour assurer que le lait est propre à la consommation.

Sans être exhaustif, la bactérie la plus dangereuse pour la santé est « Escherichia coli O157:H7 (E. coli). Elle provoque une toxi-infection alimentaire pouvant conduire, dans 15 % des cas, au syndrome d’hémolyse urémie, détruire les reins et provoquer le décès.

Escherichia coli O157:H7 (E. coli) est une bactérie qui se trouve à l'état naturel dans les intestins du bétail, de la volaille et d'autres animaux. Les personnes infectées par cette bactérie peuvent devenir gravement malades. Plusieurs autres types d'E. coli peuvent également infecter les personnes et entraîner des maladies.

La pasteurisation.
Pour ce faire, le lait est chauffé, selon les réglementations prescrites, pendant une période qui varie selon la température de réchauffement. Par exemple, entre 72 ºC et 75 ºC, le lait ne sera chauffé que 16 secondes. Le lait est ensuite rapidement refroidi au-dessous de 4 ºC afin d’éviter le développement de germes.
Ce procédé détruit les micro-organismes nuisibles et prolonge la période de conservation, tout en gardant au lait son goût naturel et sa valeur nutritive.

Le lait UHT (ultra-haute température) est un lait pasteurisé à une température très élevée. Ce traitement augmente considérablement sa durée de conservation, sans pour autant altérer sa valeur nutritive. Le lait UHT se conserve jusqu’à trois mois après la date du traitement. Aucune réfrigération n’est requise avant l’ouverture du contenant.
Le lait microfiltré est traité selon un procédé de microfiltration qui élimine les bactéries, permettant ainsi de faire la pasteurisation du lait à plus basse température. Ce traitement donne un lait plus onctueux que le lait traditionnel. Le procédé permet aussi de conserver le lait plus longtemps sur les tablettes, soit 30 jours comparativement à 18 jours pour le lait traditionnel.

Notons encore qu’après la sortie de la ferme, le lait est aussi traité pour :

-          Adapter sa teneur en matières grasses

-          Homogéinisé

-          Ajouter des vitamines (D, pour améliorer l’absorption du calcium ; vitamine A pour les laits écrémés)

En conclusion, suite à l’actualité du monde agricole, le comportement des consommateurs se modifie.
Ayant oublié les bonnes manières de  nos grands-mères, plus d’un va boire le lait cru. Attention aux infections qui vont en découler.

 

10:40 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : actualite, lait, amu, infection |  Facebook |

28/06/2009

intoxcation au Chlore (Cl-)

Qu'est-ce que le chlore ?

A température ambiante, le chlore est un gaz irritant de couleur jaune-vert avec une odeur très typique. Refroidi ou mis sous pression, il devient liquide et de couleur ambrée.
Son transport s’effectue sous forme liquide dans des conteneurs spéciaux.
L’usage du chlore est très répandu dans l’industrie :

  • agent de blanchiment (industrie du papier),
  • réactif dans divers processus de production,
  • désinfectant dans l’eau potable et dans les piscines, …

A quoi sert-il ?

Les tri- ou dichlorocyanurates, substances actives des « comprimés de chlore », utilisés pour la désinfection des piscines, produisent aussi des vapeurs de chlore en milieu humide.

Risques liés au chlore

Le chlore est très réactif : il est oxydant et corrosif. L’inhalation de vapeurs de chlore altère les muqueuses respiratoires. Cela peut entraîner des bronchospasmes et de l’inflammation bronchique évoluant parfois vers la bronchoconstriction.
Les intoxications sont souvent collectives, dans l’industrie ou dans les piscines mal entretenues ou défectueuses.

Les symptômes

Les symptômes dus à l’inhalation de vapeur de chlore dépendront

-         des circonstances de l’exposition (concentration et durée)

-         et des caractéristiques de la victime (enfant versus adulte, antécédents ou non de maladies cardiaques et/ou pulmonaires).

Les symptômes suivants peuvent être rencontrés :
à partir de 3 ppm : irritation oculaire, irritation des voies respiratoires supérieures (nez, pharynx) avec douleur lors de la respiration, toux,
et à partir de  6 ppm : dyspnée, nausée et vomissement, et même cyanose, œdème de la glotte et spasme laryngé.

Les premiers symptômes apparaissent quelques minutes après l’exposition.

Les complications à court terme sont

- l’œdème pulmonaire (< 24h)

- et l’ARDS (Adult Respiratory Distress Syndrome). L’ARDS est une insuffisance respiratoire progressive, qui survient sur poumons sains et qui grève le pronostic vital.

 

Les symptômes persistants plus de trois mois doivent évoquer le diagnostic de RADS (Reactive Airway Dysfunction Syndrome ou syndrome de Brooks). Il s’agit d’une affection comparable à l’asthme, qui apparaît après une exposition unique à un agent irritant sans trouble pulmonaire préalable.

Le diagnostic

Le diagnostic d’une intoxication au chlore repose avant tout sur l’anamnèse, l’examen clinique et le suivi des gaz du sang.
La radio du thorax dans les premières heures n’a de valeur que comparative. Elle confirmera un éventuel œdème pulmonaire.
L’analyse de la fonction pulmonaire en phase aiguë n’est pas utile, mais est très importante pour le suivi à plus long terme.

Le traitement

Il n’y a pas de traitement spécifique.
Les premiers secours évacueront la victime à l’air frais et la mettront au repos.
Si nécessaire, de l’oxygène et des broncho-dilatateurs sont administrés (β 2-mimétique – salbutamol par ex.).
Ni les corticoïdes, ni les aérosols de bicarbonate de sodium n’ont démontré leur efficacité clinique. De même, les antioxydants ne semblent pas utiles.
Les antibiotiques ne seront utilisés qu’en cas de surinfection.

Le suivi mensuel de la fonction respiratoire sera effectué chez les patients ayant développés un ARDS ou chez ceux présentant des symptômes persistants (RADS).

En cas d’intoxication collective (plus de 10 blessés légers, U2 ou U1), il convient de déclencher le plan catastrophe vie le centre 100 régulateur. (cf Arrêté Royal du 16/02/2006 relatif aux plans d’urgence et d’intervention et la circulaire ministérielle NPU-1 relative aux plans d’urgence et d’intervention.)

Conclusions

Une exposition unique à des vapeurs de chlore peut avoir de graves conséquences, tant à court qu’à long terme, et doit être prise au sérieux.

Références

  • M.Gorguner, S. Aslan, T. Inandi, Z. Cakir. Reactive airways dysfunction syndrome in housewives due to a bleach-hydrochloric acid mixture. Inhalation Toxicology, 16:87-91, 2004
  • E. Segal. Chlorine gas. EMedicine-Toxicity, june 2004
  • J.Meulenbelt. Specific treatments for lung damaging agents : do they exist? EAPCCT XXIV international congres, june 2004
  • B. Nemery, P.H.M.Hoet, D. Nowak. Indoor swimming pools, water chlorination and respiratory health. Eur Respir J 2002; 19:790-793
  • C. Tobback, M. Mostin. Poison centre and product safety surveillance : chlorine exposure due to household chlorine tablets. EAPCCT XX international congres, may 2000
  • C.E. Mapp, V. Pozzato, V. Pavoni, G. Gritti. Severe asthma and ARDS triggered by acute short-term exposure to commonly used cleaning detergents. Eur Respir J 2000;16: 570-572
  • D. Sexton, J.Pronchik. Chlorine inhalation: the big picture. Clinical Toxicology,36(1&2), 87-93 (1998)
  • Ministerie van tewerkstelling en arbeid, administratie van de arbeidsveiligheid, technische inspectie, directie chemische risico’s : checklist chloor, kenmerk: CRC/CL/003 versie: 1.1, september 1996
  • T. Martinez, C. Long. Explosion risk from swimming pool chlorinators and review of chlorine toxicity. Clinical Toxicology,33(4), 349-354 (1995)
  • E. Krenzelok, R. Mrvos. Chlorine/chloramine. Clinical Toxicology, 33(4),355-357(1995)
  • B. Nemery. Possible sequelae of inhalation injury. Cahier voor arbeidsgeneeskunde band XXXI, N°1-1994
  • S.M. Brooks, M. Weiss, L. Bernstein. Reactive airways dysfunction syndrome (RADS). Chest vol 88 n°3,376-384 (1985)
  • Agency for toxic substances and disease registry (ATSDR). Medical management guidelines for chlorine.
  • Chantal Bismuth. Toxicologie clinique. Flammarion, Médecine-Sciences. 2000

 

12/06/2009

Pandémie grippe mexicaine

Depuis ce jeudi 11 juin 2009, l'OMS a classé la pandémie de grippe mexicaine (virus A , H1/N1) en phase 6.

La prudence est donc de rigueur.

Comme prévu, le virus se répand. Heureusement, il semble moins virulent que prévu : mortalité officielle est de 1 % actuellement.
Mais, le virus est très contagieux surtout chez les plus jeunes qui n'ont jamais fait la grippe et qui donc ne se sont jamais immunisés contre les différentes particules de ce virus composé de morceaux des différents virus depuis 1918 (grippe espagnole).

Les mesures d'hygiène et de protection doivent être appliquées à la lettre, tout comme les procédures mises en place par le SPF de la Santé publique.

Nous sommes toujours à 14 cas découverts officiellement en Belgique.


12:49 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, grippe mexicaine |  Facebook |

01/05/2009

phases pandémiques de l'Organisation Mondiale de la Santé

Afin de stadifier les procédures en cas d'infection contagieuse, l'OMS a classé l'évolution du virus dans la population mondiale en différentes phases.

Nous sommes actuellement en phase 5 depuis le 29 avril 2009.

Il y a 6 phases :

Phase 1: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type d’influenza ayant infecté une personne, peut être présent chez l’animal. Si le virus est présent chez les animaux, le risque d’infection ou de maladie humaine est considéré comme étant faible.
Phase 2: Aucun nouveau sous-type de virus influenza identifié chez un humain. Un sous-type du virus influenza circulant chez l’animal occasionne un risque substantiel de maladie humaine.
Phase 3 : Infection(s) humaine(s) par un nouveau sous-type d'influenza, mais pas de transmission interhumaine, ou dans des cas rares et isolés liés à des contacts rapprochés.
Phase 4: Cas groupés ("clusters") de transmission interhumaine limitée et localisée, ce qui semble indiquer que le virus est incomplètement adapté aux humains.
Phase 5: Extension des cas groupés mais la transmission reste encore géographiquement localisée, ce qui semble indiquer que le virus s’adapte de mieux en mieux à l’homme, mais qu’il n’est pas encore complètement transmissible.
Phase 6: Pandémie grippale: forte transmission interhumaine continue dans la population au niveau mondial.

OMS phases

09:57 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, pandemie, amu |  Facebook |

28/04/2009

Grippe mexicaine (suite)

Ce 28 avril, 12 cas suspects ont déjà été évalués en Belgique.
Pour les 6 premiers, c'était une fausse alerte. Pour les 6 autres patients, les analyses sont encore en cours.

19:31 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : grippe mexicaine, amu, epidemie |  Facebook |

26/04/2009

Grippe mexicaine

L’OMS a tiré la sonnette d’alarme face à l’épidémie de grippe porcine qui a débuté au Mexique.

 

Des mesures préventives radicales doivent être prises pour éviter la propagation de la maladie. Malheureusement, ces mesures sont mal perçues par la population (entrave à la libre circulation par la mise en quarantaine pour des raisons de santé publique) et les politiques tardent à prendre les décisions qui s’imposent car cela est très peu populaire. En clair, le virus va se propager à grande vitesse.

 

Que faire ?

L’ambulancier sera confronté à la prise en charge de ces patients.

Les procédures validées pour une pandémie de grippe sont à appliquer.

Qui suspecter ? Tout patient fébrile avec des symptômes respiratoires.

Le port des gants, le lavage des mains, le port du masque et le respect des procédures d’hygiène vous permettront d’éviter d’être un vecteur de propagation (pour vous, vos proches et vos patients).

 

Le virus est une combinaison originale d’une souche aviaire, deux souches porcines et une souche humaine.

 

Pas de vaccin disponible avant plusieurs semaines, soit une fois l’épisode passé !

 

Le site influenza (www.influenza.be)  devrait fournir des informations prochainement.

 

Sur la RTBF :

 

Sur le site de l'OMS

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09/01/2009

incorporation des secouristes-ambulanciers dans l'AR 78.

19 DECEMBRE 2008. - Loi portant des dispositions diverses en matière de santé

Publié au MB le 31 décembre 2008

 

CHAPITRE 12. - Secouriste-ambulancier

Art. 77. Dans le même arrêté, il est inséré un chapitre Ierquinquies intitulé "L'exercice de la profession de secouriste-ambulancier", comportant les articles 21vicies et 21unvicies, rédigés comme suit :
« Art. 21vicies. Sans préjudice de l'application de l'article 6ter, § 2, de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente, nul ne peut exercer la profession de secouriste-ambulancier sans avoir été enregistré auprès du SPF Santé publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et Environnement, conformément aux modalités fixées par le Roi.
Art. 21unvicies. § 1er. On entend par secouriste-ambulancier une personne spécifiquement formée pour assister le médecin, l'infirmier ou l'infirmière ou pour exécuter sous leur contrôle, conformément aux modalités fixées par le Roi, en matière de soins, d'éducation et de logistique, le transport des personnes visées à l'article 1er de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente.
§ 2. Le Roi détermine, après avis du Conseil Fédéral de l'art infirmier et la Commission technique de l'art infirmier, ainsi que du Conseil national des Secours médicaux d'urgence visé à l'arrêté royal du 5 juillet 1994 créant un Conseil national des secours médicaux d'urgence, les activités mentionnées à l'article 21quinquies, § 1er, a), b) et c), que le secouriste-ambulancier peut réaliser, et fixe les modalités d'exécution de ces activités afférentes à la fonction de secouriste-ambulancier, conformément au paragraphe 1er. »
L'article 21vicies entre en vigueur trois ans après le jour de la publication de la présente loi au Moniteur belge.
Art. 78. L'article 6ter, § 2, de la loi du 8 juillet 1964 relative à l'aide médicale urgente, inséré par la loi du 22 février 1994 contenant certaines dispositions relatives à la Santé publique et renuméroté par la loi-programme du 9 juillet 2004 est remplacé par la disposition suivante :
« § 2. Sans préjudice des articles 21vicies et 21unvicies de l'arrêté royal n° 78 du 10 novembre 1967 relatif à l'exercice des professions des soins de santé, nul ne peut exercer les fonctions de secouriste-ambulancier dans le cadre de l'aide médicale urgente sans être titulaire d'un brevet de secouriste-ambulancier délivré par un centre de formation et de perfectionnement conformément aux conditions et modalités fixées par le Roi. »

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22/11/2008

Présentation des maladies cardio-vasculaires en urgence

Les manifestations des pathologies cardio-vasculaires sont variées.
Ces multiples facettes rendent difficile l'évaluation de la situation pour l'ambulancier.
Il est donc capital de se focaliser sur les gestes à poser et la recherche des signes de gravité, plutôt que d'établir un diagnostic qui reste un acte médical.

Mon patient est- il en danger ? Y a t il une menace vitale ?
La situation est elle stable ?

Les manifestations cliniques les plus fréquentes sont :
- douleurs thoraciques
- dyspnée (difficultés respiratoires)
- troubles de la conscience (débit cardiaque insuffisant pour apporter au cerveau ses besoins de base : oxygène et glucose)
- hémorragie externe
- signes de choc
- troubles de la parole et de la motricité (AVC)
- membre froid et douloureux

Le "panier" des douleurs thoraciques englobe de multiples pathologies potentiellement létales.

Les pathologies sont :
- la cardiomyopathie ischémique : angor et infarctus du myocarde
- décompensation cardiaque (Gauche : Œdème aigu du poumon ; Droite : œdème des membres inférieurs, hépatalgies, etc.)
- les troubles du rythme
- l’embolie pulmonaire
- l’Accident Vasculaire Cérébral
- les maladies de l’aorte : dissection de l’aorte thoracique ou abdominale
- hémorragie externe

Que faire ?
- évaluer les risques
- mesures de sécurité (patient, intervenants, témoins, …)
- évaluer la situation clinique (anamnèse, conscience, FC, TA, FR, peau, douleur (VAS), température, glycémie), pulse oxymètre (SpO2)
- stopper l’hémorragie, le cas échéant
- rassurer le patient et son entourage par votre comportement professionnel, par des mots, par l’écoute
- besoin de renfort(s) – informer le centre 100 de l’évolution de la situation ?
- Positionner le patient (Assis, coucher pour les hémorragies, PLS, Assis avec les jambes pendantes pour l’OAP, coucher avec les jambes surélevées pour le choc)
- Oxygénation au masque facial (au moins 6 L/min)
- surveiller en permanence l’état du patient

 

31/10/2008

Pourquoi ne pas fumer en intervention ?

Depuis peu (…), la loi interdit depuis le 01/01/2006 de fumer dans les locaux et véhicule dans le cadre du travail.

Il va de soi que l’on ne fume pas dans une ambulance.

 

Le tabagisme actif (celui qui fume) comme passif (celui qui respire la fumée de la cigarette du fumeur) tue. Fumer, c’est mettre sa vie et celle des autres en danger.

 

Le tabac n’étant pas bon pour la santé, il est inconcevable qu’un professionnel de la santé expose son patient à la cigarette ! Et un ambulancier qui sent la cigarette ne fait pas bonne impression.

 

Il en va aussi de l’image de marque de l’ambulancier. La population ne fait pas de distinction, un pompier est un pompier et un ambulancier est un ambulancier.  Il suffit d’un fruit gâté dans le panier pour ternir l’image de toutes les autres.

L’image d’Epinal du pompier « fumeur et alcoolique » est révolue. Il reste quelques exemplaires, mais ils sont en voie de disparition. Et heureusement.

Un récent sondage, affiché avec fierté par la FRCSPB, montre que les belges ont confiance en leurs pompiers. Normal, ils sont là pour les aider et les sauver dans les moments de détresse … Il ne faut donc pas croire que tout est gagné de ce côté-là.
Notre image se travaille au quotidien par un comportement exemplaire et digne de confaince  en toutes circonstances (professionnelles et privées).

 

De plus, pour être apte médicalement à exercer, il faut être en bonne condition physique afin de pouvoir aider efficacement le patient et son collègue avec lequel on travaille au quotidien.

Le tabac abîme vos poumons et vous intoxique chronique notamment au CO (monoxyde de carbone), ce qui limite vos capacités respiratoires et votre aptitude à réaliser un effort.

Les maladies respiratoires handicapent aussi la vie à partir d’un certain moment : bronchite chromique, emphysème, …

 

La limitation des capacités physiques est un des éléments prépondérant dans les échecs au niveau de la sélection médicale au travers de la mesure de la consommation maximale en oxygène (VO2 max). Ce dernier est un excellent indicateur de la performance potentielle dans les épreuves d'endurance.

 

Le tabagisme nuit à votre propre santé. Facteur de risque pour de nombreux cancers (poumons, vessie, gorge, …), c’est aussi un facteur de risque indépendant pour les maladies cardio-vasculaires (accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde et hypertension artérielle en particulier).

L’insuffisance respiratoire, l’HTA mal contrôlée et la cardiopathie ischémique sont des éléments qui vous rendent inaptes à la pratique de votre profession !

 

En outres, la profession d’ambulancier et de pompier est très stressante de par les situations souvent catastrophiques rencontrées (décès, détresse humaine ou sociale, etc).

Stress, tabac, hypertension, obésité sont tous des facteurs prédisposant majeurs à faire un infarctus.

Évènement qui arrive malheureusement très souvent chez les pompiers de 60 à 70 ans.

 

J’allais oublier votre pouvoir d’achat. Cela de vient un luxe de fumer par les temps qui courent. Si fumer permet de vous relaxer, épargner le prix de vos cigarettes et vous partirez en vacances bien plus relaxantes que de la fumée …

 

Solutions :

1 . ne jamais commencer

2. trouver une bonne motivation

3. des aides médicales existent pour vous aider dans le sevrage et vous expliquer les remous dans votre santé suite à l’arrêt de la cigarette pendant quelques mois (risque de prise de poids, d’infection des voies aériennes supérieures) qui ne sont rien à côté des bénéfices de l’arrêt complet du tabagisme.

10:26 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : tabac, securite, qualite, amu |  Facebook |

21/10/2008

Recannaître un AVC

Une des fonctions capitales que peut jouer un ambulancier.

Bouche déviée, troubles de la parole, diminution de la force dans un membre ...
Notez l'heure du début des symptomes et direction l'hôpital !

 

http://www.reconnaitreunavc.be/faites-le-test.php

 

Un AVC (accident vasculaire cérébral), aussi appelé thrombose cérébrale ou attaque signifie littéralement un accident dans les vaisseaux sanguins du cerveau.
Il se produit 52 AVC chaque jour en Belgique, avec de graves conséquences pour le patient et ses proches.
Un AVC peut se présenter sous deux formes:

-         ischémique (infarctus cérébral)

-         et hémorragique (hémorragie cérébrale).

 

Un AVC peut être lourd de conséquences.
Le patient peut mourir, en sortir physiquement handicapé, avoir des problèmes mentaux et/ou sociaux.
La gravité des lésions du tissu cérébral détermine les conséquences d'un AVC. C'est pourquoi il est important de réagir au plus vite.
En effet, chaque minute compte pour le patient !

 

Attention, le compte à rebours est lancé dès les premiers signes.
Après trois heures, un traitement anti-thrombotique n'a plus guère de chances de réussite et les dégâts cérébraux seront plus graves.

15:20 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, avc |  Facebook |

11/10/2008

Alerte de la Santé publique au sujet d’ecstasy fortement dosé

Différentes analyses de l’Institut scientifique de Santé publique indiquent des concentrations élevées et dangereuses de substance MDMA dans des tablettes d’ecstasy saisies. Les consommateurs de ces produits risquent d’absorber de fortes doses, avec de graves conséquences pour leur santé.

Des tablettes d’ecstasy fortement dosées circulent depuis plusieurs mois (de 120 à 147 mg MDMA (MDMA-base) par pilule). Ces pilules sont donc 2 à 3 fois plus dosées qu’une pilule d’XTC habituelle. Le risque de prendre une dose trop forte est en augmentation, surtout chez les utilisateurs non expérimentés.

Une dose de MDMA plus élevée cause davantage de dommages au cerveau. De plus, des tablettes hautement dosées ne sont pas seulement plus dangereuses au niveau des effets immédiats, mais aussi au niveau des effets à long terme.
Une overdose d’ecstasy (MDMA) peut mener à

-          une température qui est dangereusement élevée (+40°),

-          des troubles du rythme cardiaque,

-          une hausse de tension,

-          des convulsions et une confusion.


La couleur, le logo et les autres caractéristiques visibles des tablettes changent régulièrement. De plus, on ne peut jamais être certain de la quantité de substance active que contient une tablette lorsqu’on l’achète, ni de ses effets.

Il y a également une nouvelle forme d’ecstasy qui apparaît sous forme de petits cristaux, composés de MDMA quasi pure (95 à 98%). Le dosage correct de ces cristaux est très difficile pour l’utilisateur puisqu’ils sont de taille différente. Les effets sont donc imprévisibles.

- Pour des informations sur les drogues : Infor-Drogues (www.infor-drogues.be, ligne téléphonique 24h/24 : 02/227.52.52 et permanence Internet sur http://www.infordrogues.be/e-perm_index.php) ; Modus Vivendi (www.modusvivendi-be.org et www.myspace.com/modusfiesta).
- A Bruxelles, il existe le réseau "Quality nights" (www.qualitynights.be) informant sur les possibilités de sorties. Ce réseau est conscient des dangers, notamment de la consommation de drogue, et offre un cadre adapté.

12:08 Écrit par Dr CD dans Aide médicale Urgente | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, intoxication |  Facebook |

21/05/2008

Anatomie Physiologie III

1. Système nerveux
a) système nerveux central
b) système nerveux périphérique
c) système nerveux autonome
2. Système digestif
3. Système uro-génital
4. Système endocrinien : le pancréas
5. Réponses aux questions

11:30 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, cours |  Facebook |

18/05/2008

Cours anatomie n°2

PLAN :

1. Appareil cardiovasculaire
a) le coeur
b) les artères
c)les veines
d) le système lymphatique
2. Le sang
a) composition
b) hémostase
c) groupes sanguins
3. L'immunité
a) les organes
b) physiologie
4. Appareil locomoteur
a) le squelette et les os
b) les articulations
c) les muscles

11:32 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, anatomie, cours |  Facebook |

16/05/2008

Cours Anatomie physiologie 1

1. Introduction

2. Appareil Respiratoire

3. Organes des sens
a) l'oeil
b) l'oreille
c) la peau
Rem : homéothermie

17:40 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amu, anatomie |  Facebook |

Manuel cours secouristes ambulanciers

Vous trouverez le manuel qui sert de support au cours pour les secouristes ambulanciers sur le site du SPF santé publique

 

17:30 Écrit par Dr CD dans Loisirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : manuel, amu, ambulancier |  Facebook |