24/10/2009

Vaccin de la grippe : Pourquoi tant de questions ?

Pour élaborer un vaccin, les laboratoires utilisent des antigènes (microscopiques particules) du virus en question.

Le but est de faire produire par le système immunitaire de l’organisme, des anticorps capables de protéger la personne contre le « vrai » virus.

 

Parfois, certains antigènes ne stimulent pas assez le système immunitaire.

La solution ?
- augmenter la dose d’antigène

- prévoir un rappel à 3 semaines d’intervalle
- ajouter au vaccin un adjuvent.

 

Les adjuvants classiques sont des sels d’aluminium et récemment des émulsions huileuses à base de squalène (huile naturelle retrouvée notamment dans l’huile de foie de requin).
Leur but est de pièger les antigènes dans des gouttelettes afin qu’ils soient en contact plus longtemps avec le système immunitaire chargé de les repérer. Ils ont aussi d’autres avantages, parmi lesquels le fait de pouvoir utiliser une plus petite dose d’antigène dans le vaccin (ce qui est très utile en situation de pandémie comme actuellement avec la grippe A/H1N1).

 

Mais, …. Ce sont eux que l’ont montre du doigt lorsque des effets secondaires de types réaction immunologique contre le système immunitaire surviennent. (Syndrome de Guillain-Baré, SEP, etc).

 

En termes de santé publique, il n’y a pas photo : le vaccin est  indispensable. Un rapide calcul.

30 % de gens infectés et 1 à 3 % de mortalité. Cela nous fait près de 1 % de mortalité sur la population globale. Alors que le risque d’accident immunologique sur vaccin est de 0.001 % !

Si le vaccin protège bien, en termes de population, il est évident qu’il faut vacciner.

Sur le plan individuel, le calcul est plus complexe car on ne connait pas toutes les variables …

07:30 Écrit par Dr CD dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : risques, vaccin, grippe |  Facebook |