13/10/2008

Médicaments et conduite automobile

De nombreux médicament peuvent influer sur la capacité à conduire un véhicule automobile, un engin de chantier, une machine dangereuse.
Les perturbations induites seraient même en cause dans environ 10 % des accidents de la voie publique.

 

Heather Locklear a été arrêté pour conduite avec facultés affaiblies par l’utilisation de médicaments finseptembre 2008.
L’actrice, qui était dans un centre de soins de l’Arizona en juin afin d’être traitée pour l’anxiété et la dépression, a été arrêtée vers 16h30 puisqu’elle conduisait de façon erratique dans le comté de Barbara en Californie.
L’actrice de 47 ans a été menée à une prison locale vers 19h où elle a été accusée de conduite avec facultés affaiblies par les médicaments. Elle a été libérée vers 23h après avoir versé la caution de 5000 $.

 

Quels sont les vrais risques de la prise de médicaments pour la conduite ?
Vous êtes malade ? Alors si vous n’êtes pas masochiste, vous suivez un traitement…
Gaffe, qui dit médicament dit à la fois substances pour la résorption de l’affection dont vous souffrez, mais aussi substances qui sont là pour vous faire supporter la douleur induite par la maladie.
Et là : pas de chance : dans l’immense majorité des cas : votre médicament vous met dans un état incompatible avec la conduite !
Entre 8% et 30% des accidents mortels sont dus à la prise de médicaments.
Une étude menée à partir des résultats de 169 analyses sanguines réalisées en 1998 et 1999 sur des conducteurs impliqués dans des accidents corporels ou mortels a révélé la présence d'au moins une famille de stupéfiants parmi lesquels 3,9 % pouvaient correspondre à un traitement thérapeutique.

 

Les effets affaiblissants :
la somnolence et la perte de vigilance sont les plus connus. C’est le cas des tranquillisants et antidépresseurs qui agissent sur le système nerveux central. Inquiétant quand on sait que Notre pays est un des plus grands consommateurs de médicaments et notamment de somnifères et de tranquillisants.
Avec eux, vous pouvez alors ajouter d’autres troubles comme la perte de l’équilibre (gênant en moto…) ; du raisonnement donc des temps de réaction allongés.
Continuons : l’insuline pour le traitement du diabète entraîne une baisse de la vigilance. Certains médicaments destinés à lutter contre l'hypertension artérielle ou l'insuffisance coronarienne qui peuvent entraîner une baisse de la pression artérielle accompagnée d'un malaise.
Et pour finir certains médicaments pris par voie locale (collyre) ou générale qui peuvent provoquer des troubles de la vision.

Les effets euphorisants : d’autres médicaments provoquent des effets inverses, pas moins dangereux pour autant, ils sont qualifiés de stimulants.
Dans ce cas, vous êtes dans un état euphorique qui vous fait oublier le risque, ce peut être le cas de la cortisone qui induit des troubles psychiques.
Enfin, si vous prenez deux ou plusieurs produits entraînant de la somnolence, leurs effets se potentialisent (la somme de leurs effets est supérieure à leur addition).

 

Médicaments + conduite = pas toujours compatible

 Voir dossier de l'IBSR sur ce sujet :

ibsr

 

13/08/2008

GSM : dangereux au volant !

Depuis le 1er juillet 2000, il est interdit de téléphoner en conduisant, à moins d’utiliser un système «mains libres». L’art. 8.4 du code de la route stipule que «sauf si son véhicule est à l’arrêt ou en stationnement, le conducteur ne peut faire usage d’un téléphone portable en le tenant en main».

Combiner l'utilisation du téléphone et la conduite d'un véhicule est considéré comme une infraction du 1er degré qui est donc sévèrement sanctionnée.

 

Sanction 100 €, une paille à côté d’un accident mortel potentiel !

 

Téléphoner en conduisant détourne l’attention et est donc potentiellement dangereux. C’est une cause d’accident que l’on peut facilement éviter.

Le risque d’accident augmente de 75 %.

Pourquoi ?

a) On quitte la route des yeux.
Le temps de prendre le téléphone pour répondre à un appel, ou pour les plus inconscients, former un numéro, ou le choisir sur une liste.
Dans le premier cas, on est distrait 5 secondes, 12 secondes pour un numéro préprogrammé.
C’est peu ? C’est 140 m et 330 m parcourus à la vitesse de 100 km.h.-1.

b) On perd sa concentration.
Même avec un kit mains libres, l’attention se focalise sur la conversation plutôt que sur la conduite.
Cette perte de concentration ressemble aux effets dus à l’abus de l’alcool :

- allongement du temps de réaction,

- rétrécissement du champ visuel, surtout latéral,

- réduction instinctive de la vitesse (d’environ 12%), qui peut se révéler dangereuse dans un trafic dense,

- manque d’attention envers l’environnement extérieur et les panneaux.
Plus de trois conducteurs sur quatre oublient de s’arrêter aux passages piétons, et deux sur trois ne se souviennent pas des panneaux qu’ils viennent de croiser.
Enfin, on a tendance à dévier de sa trajectoire.

 

Téléphoner tout en conduisant met donc les autres usagers en danger !

 

http://www.bivv.be/dispatch.wcs?uri=717684902&action=viewStream&language=fr

 

Il en est de même pour les postes radios dans les véhicules d’intervention qui sont plus souvent que les autres impliqués dans les accidents de circulation. C’est le convoyeur qui s’occupe des procédures radios (excepté lorsque le véhicule est à l’arrêt).

06:30 Écrit par Dr CD dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : securite routiere |  Facebook |